Endométriose, traitements, psychanalyse et hystérie : débat Dr Jean Belaisch – Elena Pasca

La polémique entre le Dr Jean Belaisch et moi a eu lieu en partie dans les commentaires de cet article, paru sur l’ancien blog Pharmacritique le 17 juillet 2011: « Endométriose : campagne contre la psychologisation, le traitement médicamenteux empirique et la chronicisation. Texte du Dr David Redwine sur les tortures psychologiques infligées aux femmes ». Repris sur cette page du nouveau blog.

Ce texte est une suite de mon opposition, depuis 2003, aux pratiques thérapeutiques chronicisantes et aux propos sexistes, misogynes et gynophobes dans la médecine française, sous influence surtout de la religion et de son avatar d’apparence laïque et progressiste, pour mieux soumettre les femmes : la psychanalyse. Ces aspects sont abordés à nouveau et sur plusieurs dizaines de pages dans le chapitre dédié de mon livre en libre accès sur l’endométriose, mis à jour jusqu’en février 2018.

La controverse entre le Dr Jean Belaisch et moi porte au départ sur la psychologisation, puis sur l’ensemble des traitements de l’endométriose, évoqués en détail, références à l’appui, dans les échanges qui ont eu lieu en juillet et août 2011 et qui sont toujours d’actualité. Les échanges ont continué bien au-delà. Le Dr Jean Belaisch, dont l’influence et les moyens d’action ont été fortement impactés par mes critiques, est allé jusqu’à m’appeler chez moi pour se plaindre et tenter de me faire changer d’avis. J’en parlerai ailleurs. Une fois que son influence a été contrecarrée, même EndoFrance a fini par retirer, en 2012 (!) les textes écrits par Jean Belaisch et effacer son nom du site.

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Le livre de Anne Steiger « Une araignée dans le ventre » reprend de façon erronée mon travail sur l’endométriose. Deux parcours et combats différents, voire opposés

Ce texte est un copier / coller (par transfert automatique) de celui publié le 9 mars 2018 sur l’ancien blog Pharmacritique, hébergé par 20 minutes jusqu’au 31 décembre 2019.

La justice aura à se prononcer sur la façon dont Anne Steiger s’est servie de mon travail écrit, la plupart du temps sans me citer, ainsi de tout ce que je lui ai expliqué de vive voix, évoquant tous les sujets qu’elle a ensuite transposés, avec un résultat stupéfiant d’erreurs partout, dans le livre « Une araignée dans le ventre. Mon combat contre l’endométriose ». Livre relu par Marie-Rose Galès et Amandine Magnard et publié, sans relecture scientifique ni vérification des sources, par Émilie Barian des Éditions Autrement. Malgré mes mises en garde.

A part les témoignages, le livre de Anne Steiger est une sorte de version vulgarisée de mon travail, mais erronée au point qu’il soit difficile de trouver des paragraphes corrects.

Anne Steiger utilise, la plupart du temps oubliant de me citer comme source, mes analyses originales, mes choix, l’ordre logique des dimensions à aborder d’une façon qui m’est propre, beaucoup de mes références (telles que revues par moi)… C’est à l’opposé de tout ce qu’elle croyait et affirmait auparavant.

Lors du deuxième RV, en juin 2017, elle reconnaissait à nouveau son ignorance en matière de santé : « de toutes façons, je ne comprends rien à tout ça »; ce qui était évident dans ses remarques et questions.

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« Redéfinir l’endométriose à l’âge moderne » par le Dr David Redwine. En finir avec les préjugés de maladie des règles, chronique, incurable et à médicamenter

Ce texte comporte deux parties: un texte par moi afin d’esquisser le contexte global, puis la traduction du texte « Redéfinir l’endométriose à l’âge moderne » par le Dr David Redwine, déjà postée sur cette page en juillet 2011 (avec la permission de l’auteur) et précédée par un exposé détaillé de l’industrie de l’endométriose.

Tous ces points sont abordés en détail dans mon livre en libre accès, paru en novembre 2016 et mis à jour jusqu’à la mi-février 2018. C’est le fruit de mes enquêtes et batailles depuis près de 15 ans. Mon travail part des aspects techniques abordés par le Dr David Redwine, mais pour aller bien au-delà. J’apporte une approche originale et globale sur le business de l’endométriose et sa chronicisation, ainsi que des analyses de détail de ses stratégies, ses discours, ses acteurs et moyens de diffusion et d’influence.

Les autres textes sur l’endométriose et son business sont accessibles en faisant une recherche depuis la liste alphabétique des catégories. Une première synthèse date de 2008, sous le titre « L’industrie du cancer, modèle du business de l’endométriose chronicisée. Yellow-washing médico-industriel, psychanalytique, naturopathique, communicationnel… » La chronicisation est réaffirmée en 2009 sur Pharmacritique (par exemple sur cette page qui cite et traduit les propos du prix Nobel Richard J. Roberts) et sur le blog de l’association AVEAG des victimes Enantone, Decapeptyl (que j’ai fondée en 2006). Et sur les divers supports tels que forums, débats, interventions médiatiques, etc.

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Opérer l’endométriose sous médicaments: échec garanti. Contre-productif, néfaste pour les ovaires et la fertilité, avec des effets indésirables systémiques…

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Texte publié le 23 mars 2017 puis reposté une semaine après, à cause de problèmes techniques.

J’ai publié une première ébauche de ce texte en 2009 sur le blog de l’association AVEAG (victimes des analogues agonistes GnRH (Enantone, Décapeptyl,…)). J’ai fait quelques ajouts fin 2016, qui sont en bleu dans le texte, soit pour compléter l’argumentation, soit pour évoquer l’exacerbation des tendances décelées en 2009. Tendances que l’on peut désormais qualifier clairement de yellow-washing (business de l’industrie de l’endométriose, exacerbé sous prétexte d’afficher un soutien à la cause, à travers un ruban jaune, en reversant une somme infime par rapport aux profits générés par telle publicité résultant d’un partenariat avec des associations, etc.).
Et c’est pourquoi, lors de la reprise en 2016, j’ai évoqué le Pr Horace Roman, la Dr Isabella Chanavaz- Lacheray et leurs pratiques généralisées au CHU de Rouen, mais aussi le Pr Pierre Collinet et d’autres du réseau G4 et d’ailleurs. L’introduction est devenue un texte à part entière, qui prend la première partie de cette page. Suivie du texte de 2009.
Les pratiques de telles équipes au sein de tels regroupements ainsi que la réglementation pro-business favorisant les intérêts des industriels à travers une « recherche à vocation industrielle » (sic), selon un communiqué du LEEM (Les Entreprises du médicament, syndicat patronal de l’industrie pharmaceutique), contribuent à une marchandisation et une chronicisation de l’endométriose dans un contexte d’une soumission totale de la recherche médicale à l’industrie pharmaceutique et d’un niveau de conflits d’intérêts ahurissant.
Les détails des thèses résumées dans les paragraphes suivants sont donnés dans un texte d’une centaine de pages: Endométriose: Exérèse curative versus marchandisation à vie. Critiques de la chirurgie à l’énergie plasma du Pr Horace Roman. Effets indésirables des médicaments, texte dans lequel je passe en revue l’état actuel des approches, des pratiques, du système de formation, d’information et de recherche sur l’endométriose, et ce sous l’angle de la marchandisation. C’est une critique de toutes les dimensions du yellow-washing.
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Livre ouvert sur l’endométriose et le traitement par exérèse efficace mais pas rentable. Enquête sur le business de la chronicisation, désinformation, médicamentation à vie, naturopathie, psychologisation, misogynie, associations…

Voir aussi le blog de l’association AVEAG Victimes Enantone, Decapeptyl et autres agonistes GnRH, que j’ai fondée en 2006, ainsi que les textes de la catégorie « endométriose », les listes et autres supports de mes alertes et enquêtes sur l’endométriose et son business depuis près de 15 ans.

Au 15 février 2018, le texte fait environ 200 pages, avec les images. Le format blog ne permet pas la pagination habituelle. Mais le bouton « recherche » compense cette difficulté. La table des matières vient juste après les mises en garde.  

INTRODUCTION : Objectif, mises en garde et précisions terminologiques

Ce texte est un work in progress, abordant toutes les dimensions de l’endométriose du point de vue médical, telles que cause, absence de lien avec les règles, traitements par diverses formes de chirurgie explicitées et comparées, pseudo-traitements par médicaments étudiés dans leurs effets indésirables, leur impact néfaste sur la chirurgie et sur la fertilité, explication des particularités de l’endométriose qui font que les médicaments et les chirurgies autres que l’exérèse complète à marges saines ne peuvent pas avoir d’effet autre qu’indésirable, etc.

Mais le texte aborde aussi tous les aspects de l’endobusiness/ business de l’endométriose (chapitres 3, 6, 7, 9, 10) que je dénonce depuis le début de mes activités en 2003, sur tous les supports (forums publics et privés, listes de discussion, blogs,…). Je décortique les formes de yellow-washing (chapitre 12) découlant de la chronicisation et marchandisation de cette maladie devenue une industrie pour le complexe médico-industriel comme pour le complexe naturo-psycho-holistique et pour l’industrie de la communication d’influence qui inclut media, éditeurs, blogosphère (chapitres 11 à 13)…

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Endométriose chronicisée et dépistage du cancer du sein par mammographie: constructions sociales érigées en science. Business par yellow-washing et pink-washing

En 2008, lorsque j’ai posté quelques petits articles critiques sur les dépistages réguliers du cancer surmédicalisation,surdiagnostic cancer du sein,dépistage cancer du sein,mammographie dépistage critique,peter gotzsche,h gilbert welch,gilbert welch dépistage cancer,mammographie faux positif,cancer du sein surtraitement,surmédicalisation surdiagnostic surtraitement,octobre rose conflits d'intérêt,ruban rose désinformation,désinformation cancer du sein,nordic cochrane centre cancer du sein,paternalisme cancer du sein,misogynie médecine cancer,médicalisation femmes,que choisir cancer du seinde la prostate par dosage du PSA et du cancer du sein par mammographies régulières, il n’y avait pas grand monde à en parler en public, références à l’appui, à l’intention de tout le monde, et d’abord des femmes et des hommes concernés.

(Je ne compte pas les quelques exposés faits lors de colloques scientifiques, ma bonne dame, dans l’entre-soi de quelques professionnels convaincus, qui allaient définir ce qu’il fallait dire et demander aux femmes de faire. Comme si tout ce qu’on attendait d’elles, c’est qu’elles s’adaptent encore et toujours, en substituant les anciens maîtres à penser par des nouveaux, qu’elles changent de nuances de rose, sans chercher à comprendre des choses qui dépassent les bécassines, par définition. D’ailleurs, n’est-ce pas ce qu’on attend des patient(e)s en général, en France?).

Les notions de médicalisation des (corps des) femmes, avec tout l’éventail du disease mongering, les notions de surmédicalisation, surdépistage, surdiagnostic, surtraitement… n’étaient pas encore à la mode dans le débat public, et personne ne parlait des effets indésirables graves des hormonothérapies de type analogues agonistes GnRH (Enantone/Lupron, Décapeptyl, Zoladex…) dans les cancers de la prostate et les cancers du sein hormondépendants.

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Face au business et à la psychologisation de l’endométriose, l’urgence de « Redéfinir l’endométriose à l’âge moderne » et son traitement par exérèse, selon le Dr David Redwine

Mise à jour de décembre 2016:

[1) Cet article est complété par un texte très détaillé :  « Endométriose: exérèse curative vs. marchandisation à vie. Critiques de la chirurgie au Plasma Jet du Pr Horace Roman. Risques d’une chirurgie sous traitement hormonal. » Car c’est une marchandisation à vie, parfait exemple d’endobusiness, que propose l’équipe du CHU de Rouen et d’autres, réunis dans l’association RouEndométriose et le G4, autour du Pr Horace Roman – tous largement financés par l’industrie pharmaceutique et les fabricants de dispositifs médicaux. La marchandisation et la mise en place d’une véritable industrie de l’endométriose, permettant toutes les formes de yellow-washing, sont une conséquence logique de la chronicisation par médicaments décrite plus bas, couplée à des techniques ablatives inefficaces,  telles que le Plasma Jet du fabricant Plasma Surgical, qui finance massivement. Une campagne toute aussi massive de communication a permis la médiatisation d’un schéma de traitement présenté comme « une obligation », qui est une régression par rapport aux standards internationaux préconisant l’exérèse complète.]

A la suite des autres articles sur l’endométriose, accessibles en descendant sur cette page, voici la endométriose traitement hormonal,endométriose décapeptyl,endométriose analogues agonistes gnrh,endométriose médicaments effets secondaires,enantone effets indésirables,décapepetyl effets indésirables,endométriose traitement chirurgical,endométriose ménopause artificielle,endométriose guérison,endométriose progestatifs effets indésirables,endométriose chirurgie exérèse,endométriose ovaires,endométriose infertilité,métaplasie coelomique endométriose,endométriose génétique,endométriose psychologie,endométriose cause,endométriose chirurgie risques,jean belaisch endométriose,endométriose grossesse,david redwine endométriose,endométriose patrick madelenat,endométriose charles chapron,revue gynécologie obstétrique et fertilité endométriose,endométriose reflux menstruel,endométriose exérèse,endométriose enantone,endométriose traitement médical,endométriose médecines douces,endométriose cause sampson,endométriose industrie pharmaceutique,endométriose conflits d'intérêt,endométriose traitementtraduction d’un texte édifiant et synthétique sur l’endométriose, ses causes, ses symptômes, ses formes et son seul traitement efficace, écrit par le chirurgien David B. REDWINE et repris début 2005 dans la revue italienne Leadership Medica. L‘original, intitulé « Redefining Endometriosis in the Modern Era« , est sur cette page.

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L’exérèse radicale sans médicaments, seul traitement efficace de l’endométriose, occulté par le business

Article mis à jour le 3 juillet 2017.

Outre cet article, il faut lire ce dossier d’une centaine de pages, paru fin 2016 et complété  en continu: « Exérèse curative vs marchandisation à vie », ainsi que les articles donnés en lien à partir de lui. J’y aborde toutes les dimensions essentielles des endométrioses, leurs traitements, leur chronicisation et marchandisation, les multiples facettes de l’énorme business – endobusiness, pour suivre la mode marketing – décrit par le syntagme « industrie de l’endométriose« . Elle se déploie en faisant du yellow-washing. La condition nécessaire, c’est de dézinguer la chirurgie d’exérèse complète, celle qui peut soit guérir soit obtenir une amélioration très importante et de très longue durée. Ce qui rendrait inutile tout recours à d’autres médicaments, remèdes, coachings, chirurgies…

L’exérèse radicale conservant les organes est présentée par les tenants du business comme mutilante, induisant des troubles fonctionnels et des cicatrices. Ils promeuvent les chirurgies partielles et la médicamentation chronique à la place. Les affaires se peignent en jaune, en arborant un ruban jaune de liaison, censé marquer une sorte d’infléchissement dans l’intérêt de la santé des femmes et des hommes souffrant de cette maladie. Les étapes et les leviers sont désormais connus, puisque le modèle est celui du ruban rose et du pink-washing dans l’industrie autour du dépistage organisé du cancer du sein par mammograpie. J’ai décrit cette stratégie de business à échelle industrielle déjà dans un texte de 2008, épinglant les trois complexes majeurs qui en sont les piliers.

Presque 10 ans après, force est de constater que la réalité est bien pire… Beaucoup de malades sont dans une situation de iatrogénie chronicisée à cause des effets indésirables des pseudo-traitements cumulés. Cela commence à l’adolescence par une prise de contraceptifs en guise de traitement empirique souvent, donc sans diagnostic. Or la pilule, qui peut aider à diminuer certaines douleurs, occulte les symptômes et laisse progresser l’endométriose vers des formes profondes, rétropéritonéales, infiltrantes (deep infiltrating endometriosis, beaucoup plus difficiles à soigner, nécessitant des chirurgies plus lourdes). Une étude publiée par Charles Chapron et al. l’a prouvé. « L’usage passé de contraceptifs pour traiter la dysménorrhée primaire sévère est associé à l’endométriose, surtout à l’endométriose profonde infiltrante ». Hum Reprod 2011 Aug;26(8):2028-35.

Puis suivent d’autres médicaments tels que des progestatifs sous diverses formes et dosages: Cerazette, Androcur, le stérilet Mirena, l’Esmya (acétate d’ulipristal), Surgestone, Lutéran, Lutényl, Visanne, ainsi que des analogues agonistes GnRH (Enantone, Decapeptyl, Synarel…), et des chirurgies partielles, inadéquates, faites par des chirurgiens non spécialisés, pour la plupart, et ce alors que les malades sont sous traitement préopératoire par agoniste GnRH. Puis d’autres contraceptifs cycliques ou en continu, puisque le Pr Horace Roman affirme que ceux en continu seraient supérieurs, déformant les études de Renato Seracchioli à ce sujet. 

La pratique de ces dernières décennies devrait amener à rejeter cette situation, responsable d’un véritable désastre, jusqu’à ce que les traitements fassent plus de dégâts que la maladie elle-même. Or c’est le contraire qui arrive. Jusqu’ici, les recommandations conseillaient l’exérèse la plus complète possible en tant que gold standard. Non appliquée, certes, faute de formation. Mais depuis la campagne de communication initiée par le Pr Horace Roman (key opinion leader, c’est le cas de le dire), à partir de 2007 et sa rencontre avec Plasma Surgical puis les financeurs du G4, la médicamentation et les chirurgies partielles et répétées sont présentées comme la stratégie idéale. Evidemment, il faut fabriquer l’opinion. Il faut tisser la toile d’araignée autour des femmes.   

 

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Endométriose: campagne contre la psychologisation, le traitement médicamenteux empirique et la chronicisation. Texte du Dr David B. Redwine sur les tortures psychologiques infligées aux malades

Mise à jour du 12 janvier 2017: Les articles sur l’endométriose sont accessibles à partir de la liste de catégories. Le texte le plus important est mon livre en libre accès, de 2016/2017, qui aborde toutes les dimensions de l’endométriose et de l’industrie induite par la marchandisation et chronicisation : cause, traitements (formes d’exérèse radicale ou conservatrice, ablation, médicaments inutiles, inefficaces et risqués…), naturopathie, coachings, psychologisation et psychanalysation, rôle des associations et des leaders d’opinion dans le marketing et la chronicisation, effets contre-productifs des médicaments sur la chirurgie, effets indésirables des médicaments (y compris sur la fertilité), pratiques et usages dans d’autres pays, neuropelvéologie et techniques de traitement qui préservent les nerfs, préconisations des experts internationaux tels que David Redwine, Marc Possover, Tamer Seckin, etc. Critique détaillée des pratiques en France, analyse critique de la chirurgie plasma, des stratégies du Pr Horace Roman et d’autres, conflits d’intérêt, etc. Et tout est documenté et basé sur les études médicales parues principalement à l’étranger. Il y a plus de 200 références, des fragments traduits et expliqués, des liens, etc.

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Surdiagnostic des cancers: entre dépistage obligatoire en Pologne et surdépistage en France. L’hormonothérapie lucrative par Enantone

J’ai déjà évoqué dans ces pages la surmédicalisation – cette médicalisation infinie de la vie dont parlait Foucault en tant que forme de dépistage cancers Turcotte Welch.jpgbiopouvoir et moyen de contrôle social, en abordant certaines de ses formes, dont l’abus de prévention. Et les techniques de communication d’influence et de désinformation qui vont avec, rappelées dans ce texte.

Le surdépistage des cancers en est une facette particulièrement grave, compte tenu des conséquences extrêmes qu’elle peut induire (procédures inutiles et risquées, médicamentation très lourde qui peut être mortelle (un analogue agoniste GnRH (Enantone/Eligard/ Viadur, Décapeptyl, Zoladex…) chez un homme de plus de 70 ans ayant des facteurs de risque cardiovasculaires risque beaucoup plus de le tuer qu’un cancer de la prostate – avant ou après lui avoir rendue la vie très pénible).

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Misogynie culturelle et médicale. Livre de Guy Bechtel « Les quatre femmes de dieu ». Exemples de surmédicalisation des femmes: endométriose, statines…

L’une des fonctions essentielles de l’éclairage historique du présent est circonscrite par la formule de Vladimir Jankélévitch: « le Bechtel les 4 femmes fr.jpgdéniaisement par l’histoire »… Pourquoi? Pour apprendre comment des faits sociaux se sont agrégés de telle façon plutôt que d’une autre, apprendre à quoi les luttes des féministes nous ont arraché(e)s et dans quelle nuit nous risquons de retomber peu à peu si nous ne prenons pas conscience du fait que la libération des femmes est un processus, une lutte de tous les jours, et non pas un état acquis une fois pour toutes.

On parle des femmes portant la burqa, torturées physiquement, éliminées… Et les images nous détournent de l’abîme tout aussi inacceptable qui existe toujours chez nous – qui prétendons pourtant être progressistes et éclairés, sortis de la barbarie – entre les droits des femmes et ceux des hommes. Le livre de Guy BECHTEL « Les quatre femmes de dieu: la putain, la sorcière, la sainte & Bécassine » (Plon 2000, puis rééditions chez Pocket) éclaire le présent en retraçant l’histoire des tortures morales, des humiliations et contraintes infligées aux femmes par le christianisme, particulièrement dans sa variante catholique. Elles sont une conséquence de la diabolisation des femmes, considérées comme des êtres maléfiques et impurs, comme la racine de tous les maux, ce qui justifierait qu’elles subissent à l’infini des punitions toujours plus sophistiquées, qu’elles restent à l’état de minorité et d’incapacité civile et fassent l’objet d’une surveillance et d’un contrôle omniprésents.

Il faut rappeler que la médecine a de tout temps contribué à opprimer les femmes. La féminisation du corps médical ne change rien à cette oppression fort bien enracinée dans la doctrine comme dans les pratiques conscientes ou pas, et qui s’exercent par l’instrumentalisation du corps des femmes et son contrôle.

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Chroniciser les maladies est plus rentable que les guérir. Les conflits d’intérêts assurent la prééminence du profit sur la santé, selon le prix Nobel Richard Roberts

[Mise à jour du 12 janvier 2017:

Avant d’en venir à l’entretien dans lequel le prix Nobel Richard J Roberts dénonce le fait que, pour l’industrie pharmaceutique orientée vers les profits dans le système néolibéral de la santé marchandisée, il est plus rentable de chroniciser les maladies que de les guérir, j’insère une mise à jour sur l’endométriose comme exemple de chronicisation, parce que la guérison se ferait seulement par chirurgie et que les femmes guéries ne rapporteraient plus rien… 

 Il y a urgence. Il faut diffuser l’information sur ce qui se passe quant à l’endométriose avant que les autorités de santé se fassent avoir par des médecins qui ont d’énormes conflits d’intérêts. Certains ont été largement médiatisés grâce à l’argent des industriels dont ils cherchent à imposer des produits (médicaments et instruments chirurgicaux) inutiles – et dont les résultats peu convaincants ne sont pas médiatisés – dans des schémas de traitement qu’ils sont censés évaluer eux-mêmes (!) pour qu’ils soient adoubés et conseillés par les recommandations officielles de prise en charge de l’endométriose.

L’endométriose est un parfait exemple de chronicisation d’une maladie et de désinformation sur les avancées de la littérature médicale qui ont invalidé tous les préjugés justifiant la prescription de médicaments: maladie liée aux règles donc forcément chronique tant qu’il y a des règles, donc nécessité de traitements hormonosuppresseurs qui arrêtent les règles et baissent le taux d’oestrogènes. Désinformation, parce que si l’information sur la mulleriose comme cause venait à être largement diffusée, plus aucun médicament hormonal (agonistes de la GnRH, progestatifs sous diverses formes, contraceptifs en continu, …) ne serait prescrit…

L’endométriose touche une femme sur dix en âge de se reproduire. Les profits sont donc immenses si les femmes sont otages de ce complexe médico-pharmaceutique pendant des dizaines d’années, par la prise de contraceptifs cycliques ou en continu et/ou d’autres médicaments hormonosuppresseurs… Et par leur soumission à des procédures chirurgicales inadaptées (techniques d’ablation ou d’exérèse partielle) faites sous médicaments, dont l’inefficacité est censée être compensée par d’autres médicaments, dans un cercle vicieux infernal

Au lieu d’être guéries (à peu près 70% des cas), ou du moins très largement améliorées pendant des années, par une à deux interventions chirurgicales qui font l’exérèse complète de toutes les lésions, en dehors et à distance de tout traitement médicamenteux hormonal, ces femmes sont « traitées » jusqu’à la ménopause par une alternance de médicaments inutiles, mais avec beaucoup d’effets indésirables, qui seront « traités » par d’autres médicaments… C’est ce qu’on appelle la cascade de prescription

 

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L’industrie du cancer, modèle du business de l’endométriose chronicisée. Yellow-washing médico-industriel, psychanalytique, naturopathique, communicationnel…

Mise à jour en décembre 2010 et 2011. Actualisation en cours 

C’est d’endométriose qu’il est question, selon mes approches habituelles, que l’actualité ne fait que confirmer. Les détails viennent après avoir montré comment l’histoire se répète, puisque les trois principales composantes de l’industrie qui marchandise les femmes, leur santé et leurs maladies se mobilisent pour étendre leur marché à l’endométriose, chronicisée et marchandisée, comme elles l’ont fait autour du dépistage organisé du cancer du sein. L’analogie est très importante, parce que c’est grâce aux erreurs passées que l’on apprend. Et, 30 ans après la mise en place du dépistage organisé, les voix critiques commencent à peine à se faire entendre. Les victimes du business de l’endométriose sont et seront beaucoup plus nombreuses encore.

Évidemment, chacun de ces complexes doit être pensé avec ses satellites et sachant qu’il y a des recoupements entre les trois:

  • Complexe médico-industriel et scientifique conventionnel, sous contrôle des industriels pharmaceutiques, fabricants de dispositifs médicaux, etc. 
  • Complexe naturo-psycho-holistique (autour des deux pôles majeurs que sont les pseudo-médecines douces genre naturopathie, et la psychanalyse. Les deux tout aussi arbitraires scientifiquement) 
  • Complexe communicationnel, médiatique, publicitaire et du lobbying

Autrement dit: les « industries de la santé » (sic) et ceux qui font leur promotion, diffusent l’idéologie consumériste et l’individualisme néolibéral, fabriquent et manipulent l’opinion. Ils sont même capables de se faire passer pour des anti-système ou ses victimes, des héros qui brisent des tabous, des critiques, des journalistes qui enquêtent et combattent… Les trois collaborent parfaitement, et la situation désastreuse de l’immense majorité des femmes souffrant d’endométriose le prouve. Une iatrogénie invalidante et chronique, donc des traitements médico-pharmaceutiques et chirurgicaux plus des pratiques naturelles, homéopathiques et autres qui créent une chronicité pouvant être bien pire que la maladie et aller jusqu’au handicap. De quoi entretenir le business à vie. Et donner du travail à beaucoup de monde. Du lobbyiste au journaliste aussi. 

Les acteurs du marché  néolibéral de maladies féminines hormonodépendantes chronicisées et psychologisées 

Pour commencer, voici une caricature de Adams et Berger qui montre à quel point le corps des femmes est médicalisé, devenu objet de commerce, marchandisé et pris en otage par ce que l’on peut appeler « l’industrie du cancer » ou « l’économie du cancer » (incluant les « alternatives »), entretenue par la globalisation d’une économie productiviste et par la pollution généralisée qu’elle engendre. A des fins de profit et à défaut d’une volonté politique forte qui s’attaquerait aux vraies causes – environnementales, chimiques… – du cancer du sein.

Ce sont les termes de Geneviève Barbier et Armand Farrachi, dans leur livre La Société cancérigène. Lutte-t-on vraiment contre le cancer? (La Martinière 2007), présenté dans mon article du 19 novembre 2008, avec des extraits.

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