Tribune : « Madame la ministre, libérez l’avortement ! Libérez les femmes des abus de pouvoir médical ! »

NdR: Le 4 avril 2019, Libération a publié cette tribune en réaction à l’actualité, et notamment aux pressions exercées par les gynécologues et obstétriciens. Qui prennent en otage les (droits des) femmes. Comme souvent. Je suis honorée de faire partie des premières dizaines de signataires et espère que nous serons nombreuses et nombreux à la faire connaître. Pour que cessent enfin ces habitudes choquantes des professionnels de santé. La médecine souffre d’une misogynie toujours fortement exprimée, que ce soit à travers des doctrines sexistes instrumentalisant l’anatomie et les corps, à travers les préjugés tacites ou à travers les violences gynécologiques et obstétricales qui en découlent. La psychanalyse est du pain béni pour décomplexer l’expression des rapports de force qui marquent toute l’histoire de la profession de gynécologue. Au détriment des femmes et de leur santé. Elena Pasca

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Critique du dépistage organisé du cancer du sein par mammographie: vidéo et texte du collectif Cancer-Rose et d’autres liens

Le collectif Cancer-Rose (dont le nom renvoie à « octobre rose », mois pendant lequel la propagande atteint des sommets) a un site riche en informations sur le dépistage du cancer du sein. Après cancer rose.pngquelques liens vers des articles qui détaillent les aspects essentiels de ce sujet et permettront de mieux comprendre la vidéo, je reprends une vidéo de 8 minutes dont la réalisation a été co-ordonnée par la Dr Cécile Bour.

A noter aussi l’article écrit par la Dr Annette Lexa le 1er mai 2017, dont je reprends des extraits après la vidéo, puisqu’il réagit aux façons dont tous ceux qui sont intéressés à la perpétuation du statu quo actuel ont essayé de minimiser la vidéo et les arguments qu’elle contient.

La vidéo présente le dépistage comme une loterie, avec très peu de gagnantes pour beaucoup de perdantes… Comme l’avaient fait le Pr Pierre Biron et le Pr Fernand Turcotte dans l’un des articles parus sur Pharmacritique à ce sujet depuis 2008. Celui-ci date du 6 avril 2012: Le glas aurait-il sonné pour la mammographie de dépistage du cancer du sein?

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Livre ouvert sur l’endométriose et le traitement par exérèse efficace mais pas rentable. Enquête sur le business de la chronicisation, désinformation, médicamentation à vie, naturopathie, psychologisation, misogynie, associations…

Voir aussi le blog de l’association AVEAG Victimes Enantone, Decapeptyl et autres agonistes GnRH, que j’ai fondée en 2006, ainsi que les textes de la catégorie « endométriose », les listes et autres supports de mes alertes et enquêtes sur l’endométriose et son business depuis près de 15 ans.

Au 15 février 2018, le texte fait environ 200 pages, avec les images. Le format blog ne permet pas la pagination habituelle. Mais le bouton « recherche » compense cette difficulté. La table des matières vient juste après les mises en garde. 

INTRODUCTION : Objectif, mises en garde et précisions terminologiques

Ce texte est un work in progress, abordant toutes les dimensions de l’endométriose du point de vue médical, telles que cause par mülleriose / défaut embryologique; absence de lien avec les règles; traitements par diverses formes de chirurgie explicitées et comparées; pseudo-traitements par médicaments étudiés dans leurs effets indésirables ainsi que leur impact néfaste sur la chirurgie et sur la fertilité; explication des particularités de l’endométriose qui font que les médicaments et les chirurgies autres que l’exérèse complète à marges saines ne peuvent avoir que des effets mauvais à long terme, etc.

Mais le texte aborde aussi tous les aspects de l’endobusiness/ business de l’endométriose (chapitres 3, 6, 7, 9, 10) que je dénonce depuis le début de mes activités en 2002-2003, et ce sur tous les supports (forums publics et privés, listes de discussion, blogs,…). Je décortique les formes de yellow-washing (chapitre 12) découlant de la chronicisation et marchandisation de cette maladie devenue une industrie pour le complexe médico-industriel comme pour le complexe naturo-psycho-holistique et pour l’industrie de la communication d’influence qui inclut media, éditeurs, blogosphère (chapitres 11 à 13)…

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2ème colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements ». Ateliers et appel à contributions (3 et 4 mai 2013 à Bobigny)

Le groupe Princeps (Omar Brixi, Elena Pasca, François Pesty, Jean-Claude Salomon, Michel Thomas) organise les 3 et 4 mai 2013 le deuxième colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements », à la Faculté de Médecine de Bobigny. Pour la logistique, le groupe Princeps collabore avec le Département de Médecine générale de la Faculté de Médecine de Bobigny et avec la SFTG.

A partir de cette page, vous pouvez accéder aux actes du colloque – textes complets, powerpoints, comptes-rendus, graphiques… – et à toutes les informations concernant le premier colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements », qui a eu lieu les 27 et 28 avril 2012 à Bobigny, avec les mêmes organisateurs. Les introductions détaillées que j’ai faites sur plusieurs pages, portant sur la médicalisation et la surmédicalisation, restent toujours d’actualité, tout comme le communiqué de presse et les autres documents collectifs. 

Les thèmes proposés pour la deuxième édition – 3 et 4 mai 2013 – sont exposés en détail après mes remarques préliminaires, dans des textes introductifs faits par les modérateurs de chaque atelier. Ces textes présentent le cadre de référence thématique ; ils ne sont pas exhaustifs. Le programme final sera établi par le comité d’organisation en fonction des contributions proposées et acceptées.

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Trente ans de dépistage du cancer du sein : bonne intention et obstination dans l’erreur pour un résultat monstrueux

Par le Dr Bernard DUPERRAY 2ème colloque de bobigny surmédicalisation

(DPI / présentation de l’auteur en fin d’article)

 

Le cancer du sein fait l’objet depuis plus de vingt ans d’un dépistage mammographique individuel ou de masse organisé, associé à une énorme propagande purement démagogique, qui vante ses effets bénéfiques et occulte ses effets délétères.

Le cancer du sein reste encore en 2012 un problème majeur de santé publique, le cancer le plus meurtrier chez les femmes.

Il n’a pas été observé de baisse significative de la mortalité par cancer du sein. Là où cette baisse s’amorce, elle est retrouvée de façon identique chez les femmes dépistées et non dépistées. (1)

La France, où l’on fait proportionnellement 4 fois plus de mammographies qu’en Angleterre, obtient un résultat sur la baisse de mortalité par cancer du sein bien moins bon et l’un des plus mauvais avec la Suède en Europe occidentale.

Le recul de la mortalité par cancer du sein est beaucoup moins marqué que le recul global de mortalité toutes causes confondues dans la population générale, en dépit du fait qu’on en a fait une priorité avec le dépistage et qu’on lui a consacré plus de moyens qu’à d’autres pathologies. (2)

Il est par ailleurs remarquable que, même dans les pays où le dépistage est réalisé depuis longtemps, on n’observe pas de recul des formes avancées de cancer du sein. (3) Contrairement à ce qui est souvent affirmé, le nombre de mastectomies totales continue d’augmenter, et plus encore chez les femmes dépistées. (4-6)

Un bref rappel historique montre que l’on n’a pas tiré les leçons des erreurs pourtant patentes :

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Contraception, désinformation et le Planning familial comme bouc émissaire… A quand la décision médicale partagée?

Le 4 février, lors du débat avec Renaud Lambert sur les conflits d’intérêts dans l’expertise, organisé planning familial,contraception risque,contraception méthodes,pilules 3ème 4ème génération,véronique séhier,misogynie médicalepar l’Association des Amis du Monde diplomatique à Villeneuve sur Ascq, j’ai eu le plaisir de pouvoir discuter plus longuement avec Véronique Séhier, du conseil d’administration du Planning familial. Je lui ai fait part de l’immense respect que j’ai pour le combat de cette association, qui ne s’est pas arrêté à des discours lénifiants et des vœux pieux, mais a œuvré qu quotidien pour l’information des femmes et pour la concrétisation de leurs droits. L’un de ces droits fondamentaux est la maîtrise de leurs corps par les femmes et rien que par elles, ce qui implique la maîtrise de la reproduction, le choix d’avoir (ou de ne pas avoir) d’enfant.

Dans ce billet d’humeur spontané et sans aucune recherche de synthèse ou de conclusions, je me demande qu’est-ce qui se cache derrière ces attaques contre le Planning familial (dont les trois derniers communiqués à propos des pilules de la 3ème et de la 4ème génération et de Diane 35 sont repris après mes commentaires). Je reviens pêle-mêle sur la désinformation ambiante en matière médico-pharmaceutique, sur la médicalisation du corps des femmes à des fins de profits – dans un système de soins surmédicalisé et sans empowerment, ni décision médicale partagée -, sur la misogynie médicale et culturelle et sur d’autres facteurs qui composent un contexte délétère pour la santé des femmes. Les soins se font dans le cadre d’une relation médecin/patient déséquilibrée, teintée de pouvoir, de commerce – offre qui crée la demande, d’une part, comportement consumériste, d’autre part – et d’autres influences externes qui la déformentet et la réduisent à un instrument de la logique mercantile néolibérale.

Dans un tel contexte, rien ne permet un changement du système menant à l’avènement d’un système dans l’intérêt de la santé. Le système structurellement déformé par la surmédicalisation se reproduit avec des adaptations infimes, en surface, qui arrivent après des scandales médicaux et médicamentaux. Les media, jadis silencieux sur toutes ces questions, ont adopté une démarche sensationnaliste, cherchant le scandale, gonflant la moindre information sur des risques. Au lieu d’élaborer une politique cohérente de santé qui induirait une refonte globale du système de santé et de soins et limiterait la surmédicalisation, les autorités réagissent au coup par coup, au gré des scandales, par des décisions arbitraires. Un médicament a-t-il des risques non décrits dans les RCP françaias auparavant ? Un médicament a-t-il été prescrit dans des indications hors AMM? Au lieu d’en limiter l’usage aux cas où son indication est raisonnable, aux cas des patients qui en ont besoin et n’ont pas d’autre recours, bref, au lieu de justifier leur démarche et de responsabiliser l’ensemble de la chaîne du médicament, les autorités jouent de plus en plus souvent la carte du retrait pur et simple du marché. Or on sait que beaucoup de médicaments peuvent être utiles et avoir un rapport bénéfices/risques favorable dans une certaine population restreinte, aux caractéristiques particulières. Le rapport bénéfices/risques devient défavorable lorsque les médicaments sont prescrits larga manu, à des patients qui ont d’autres caractéristiques, d’autres médications, d’autres risques… Et l’on sait que l’industrie pharmaceutique pousse à la prescription de plus en plus large. Dans un tel cas, l’attitude raisonnable consiste-t-elle à retirer les médicaments du marché ou à réglementer pour mieux encadrer l’usage par diverses populations? Quid des médicaments prescrits hors AMM dans des maladies rares, pour lesquelles il n’existe aucune indication? Lorsqu’un médicament est utile à un patient grâce à un effet secondaire, faut-il interdire la prescription parce qu’il ne s’agit pas de l’AMM? C’est là l’un des effets pervers de l’affaire Médiator, qui pose de nombreux problèmes, parmi lesquels la disparition de la liberté de prescription et la prévalence de la bureaucratie sur l’intêrêt de la santé du patient

L’intérêt de la santé du patient exigerait un traitement/une prescription au cas par cas, et non pas une démarche administrative générale, gérée par les ordinateurs de la Sécurité sociale, qui peuvent rejeter une ordonnance sans recours possible. Nous allons vers un monde à la Kafka, avec des réglementations absurdes, des décisions non fondées, non explicitées, une bureaucratie et une administration illisibles. Le « monde administré » craint par les théoriciens de l’Ecole de Francfort, nous le vivons déjà: depuis l’administration qui pousse à la médicalisation et surmédicalisation (fortes incitations à des dépistages réguliers de cancers (et autres maladies) et à des bilans réguliers inutiles, qui déforment toute notion de prévention) jusqu’à l’administration qui fait des ordinateurs de la caisse primaire d’assurance maladie les seuls juges d’une prescription, sans régulation humaine possible.

Et nous, usagers et patients, nous continuons à accepter ce monde administré par diverses technosciences, qui met notre vie en coupe réglée; nous continuons à nous dire victimes, sans changer notre comportement, donc sans chercher à imposer en France aussi une variante de l’empowerment reconnu ailleurs comme la seule issue possible. Certes, l’empowerment et ce qu’il implique – décision médicale partagée, exercice de l’esprit critique, responsabilité partagée, etc. – ne serait pas aussi confortable que notre ignorance, puisqu’il nous enlèverait nos illusions de tranquilité, de risque zéro et d’abandon de la responsabilité aux techniciens experts du domaine médical.

Absurdités administratives, lâchetés du monde médical comme des usagers, recherche de profit – le système actuel pousse à la recherche de boucs émissaires et de pseudo-solutions qui permettent la reproduction de l’essentiel au prix de modifications cosmétiques, en surface. Le Planning familial est pris comme bouc émissaire dans une querelle aux contours bien plus vastes, qui fait ressortir nombre de défauts systémiques et de vieux démons – remise en cause de la contraception et de certains droits des femmes – qui ressurgissent régulièrement, comme un retour du refoulé…

La rencontre avec Véronique Séhier me replonge dans un domaine dans lequel j’ai été très investie pas le passé : militer pour le droit des femmes, réfléchir à tout ce qui entrave ces droits, étudier la littérature féministe, en développer certains aspects et contribuer à faciliter leur compréhension, leur connaissance et leur applicabilité aux questions de la vie quotidienne, puis formuler des analyses critiques de la double socialisation et de la double domination – masculine et capitaliste – que subissent les femmes.

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Atelier N° 3 : « Surdiagnostics sources de surtraitements » (suite des actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements » 2012)

Pour la continuité et une vue d’ensemble, vous pouvez lire les principaux documents déjà postés sur Pharmacritique à propos du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements », qui a eu lieu les 27 et 28 avril 2012 à la Faculté de médecine de Bobigny.

  • Le programme et l’introduction détaillée;
  • Le communiqué de presse des organisateurs (« La surmédicalisation, un dysfonctionnement majeur et systémique, à haut risque pour la santé publique comme pour notre système de soins »);
  • Les comptes-rendus des six ateliers, faits par leurs modérateurs respectifs ;
  • Les interventions lors de l’atelier N°1 (Surmédicalisation, mythe ou réalité) ;
  • Les interventions lors de l’atelier N°2 (Causes et sources de surmédicalisation).

Et voici l’introduction et les interventions – powerpoint ou texte, selon ce que les auteurs m’ont envoyé – lors de l’atelier N°3. Merci à tous ! J’ajoute trois liens reçus d’Alain Braillon, vers des textes critiques du surdépistage et surdiagnostic du cancer de la prostate.

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Actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements » 2012. Atelier N° 2: Causes et sources de surmédicalisation

La publication des actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics et surtraitementses » (27 et surmédicalisation,actes colloque surmédicalisation surdiagnostics surtraitements,surdiagnostics,surtraitement,médicalisation critique,disease mongering,femmes médicalisation psychiatrie,elena pasca,surmédicalisation causes,néolibéralisme médecine,médecine contrôle social,médecine normalité,biodiversité psychodiversité,différence uniformité,médecine fonction sociale,théorie critique médicalisation28 avril à la Faculté de médecine de Bobigny) a commencé par les comptes-rendus des six ateliers du colloque, faits par leurs modérateurs respectifs. Ont suivi les contributions (textes et fichiers powerpoint tels qu’envoyés par les contributeurs) à l’Atelier N° 1 (« Surmédicalisation, mythe ou réalité »). Je rappelle que le programme complet du colloque est sur cette page ; celle-ci contient une introduction générale, qui tente de placer la surmédicalisation dans un contexte plus global et d’en rappeler quelques enjeux pour l’ensemble des citoyens. Enfin, le communiqué de presse est sur cette page. (L’image accompagne un éditorial du British Medical Journal du 28.08.2008 sur la formation médicale continue financée par les laboratoires pharmaceutiques). 

Outre les contributions à l’atelier N° 2, ce texte contient aussi deux documents fort bien faits et édifiants, réalisés par le Dr Monique Debauche, psychiatre à la Free Clinic de Bruxelles, membre du GRAS (Groupe de Recherche et d’Action pour la Santé). Il s’agit d’une suite de publicités et autres images qui illustrent l’évolution de la médicalisation et surmédicalisation des femmes, en particulier sous l’angle psychologique et psychiatrique. Le document se regarde pratiquement comme un film, car les images parlent d’elles-mêmes ; les quelques annotations en marge donnent des éléments supplémentaires facilitant la compréhension. Ce document a été présenté par Monique Debauche lors de la 12ème Rencontre Internationale Femmes et Santé (RIFS). Il a été projeté en boucle le matin du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements ».

Le deuxième document reçu du Dr Monique Debauche, que je remercie, est lui aussi construit de la même façon : « Médicaments psychiatriques : modes et tendances ». Dans le programme initial du colloque, c’est ce qui figure comme titre de la contribution, mais elle aurait été trop longue, donc le Dr Debauche est intervenue sur ce modèle de signalement collaboratif et efficace des effets indésirables qu’est le site Riskx.org, mis en place par David Healy.

Mon introduction et ma contribution sont à la fin du texte, avant le compte-rendu ; il s’agit du powerpoint complet (au colloque, je n’avais retrouvé que celui introductif et ai improvisé en fonction de mes notes, pour aborder les aspects évoqués plus bas).

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Le glas aurait-il sonné pour la mammographie de dépistage du cancer du sein?

Auteurs:

  • Pierre BIRON (Professeur honoraire de l’Université de Montréal, Canada) [1]
  • Fernand TURCOTTE (Professeur émérite de l’Université Laval, Canada) [2] (photo)

 

LE GLAS AURAIT-IL SONNE POUR LA MAMMOGRAPHIE DE DEPISTAGE?

 

Les invitations au dépistage : une forme bien fernand turcotte.jpgparticulière de loterie

Imaginons une boîte contenant 2000 billets. Tirer un billet de cette boîte équivaut à accepter l’invitation de subir une mammographie de dépistage tous les 2 à 3 ans durant 10 ans.

La boîte ne contient qu’un seul billet gagnant, qui fera de cette chanceuse une « grande gagnante » : elle évitera de mourir du cancer du sein grâce aux traitements reçus après un dépistage positif confirmé.

Aucun des 1 999 autres billets n’est un billet gagnant.

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La collusion de Narcisse et des médias pour la désinformation. Par Jacques Testart

Avant-propos d’Elena Pasca :

« En 2009, lors d’un débat avec la psychanalyste Monette VACQUIN et Jacques TESTART au sujet de la procréation médicalement assistée, j’ai posé plusieurs questions dont celle portant sur le narcissisme de tous les acteurs qui interviennent dans ce processus et de l’impact que cela aura sur le narcissisme et l’image de soi de l’enfant. J’ai pris des notes et ferai un article là-dessus (narcissisme, complexe démiurgique et conséquences, mémoire et histoire, éthique et science…), qui renverra aussi aux textes cités par Jacques Testart, aux rôles respectifs, à ses activités en comparaison avec celles de René Frydman, qui n’a pas entamé le tournant éthique…

Après avoir lu la tribune de Jacques Testart dans Médiapart, je lui ai reposé cette question du narcissisme, du complexe démiurgique (omnipotence…) de René Frydman et de ce que l’industrie lui permet d’en faire pour traduire ses fantasmes en réalité… et suggéré d’autres aspects qui mériteraient d’être évoqués pour compléter cette tribune et placer certains accents différemment. Je suis contente qu’il ait accepté ma proposition. J’ai longuement présenté les activités, les écrits et la démarche réflexive et éthique de Jacques Testart dans l’introduction de son premier texte sur Pharmacritique : « Entre idéologies et industries, quelle place pour la décision citoyenne en bioéthique ? » Son site contient une page biographique et une liste jacques testart bébé éprouvette,rené frydman bébé éprouvette amandine,procréation médicalement assistée histoire,jacques testart technoscience reproduction,rené frydman congélation ovules méthodes procréation,bioéthique procréation reproduction fiv,diagnostic préimplantatoire,diagnostic prénatal embryon séléction,media lobby médical,journalisme médical influence,leaders d'opinion médecine reproduction,media indépendance lobby industrie,narcissisme médical reproduction pma,illusion démiurgique médecine toute-puissance,recherches sur l'embryon projet loibibliographique très détaillées. »

 

LA COLLUSION DE NARCISSE ET DES MEDIAS POUR LA DESINFORMATION

Par Jacques TESTART

« Ne prenons pas des airs de demi-dieux, ou même de démiurges, là où nous n’avons été que de petits sorciers » Jean Rostand

En réponse à la monopolisation médiatique organisée autour de René Frydman à l’occasion des 30 ans d’Amandine, premier bébé issu de fivète (fécondation in vitro et transfert d’embryon) français, Médiapart a publié mon texte [1] que la presse écrite avait refusé (« ça n’intéresse pas les gens »…). J’aurais souhaité m’en tenir là tant ma situation de partie prenante s’accorde péniblement avec une critique sereine. Mais plusieurs amis ont souhaité que je développe certains points et Elena Pasca m’a offert l’hospitalité de Pharmacritique pour une analyse plus approfondie d’un aveuglement médiatique qui mène à la désinformation.

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Fractures atypiques du fémur sous bisphosphonates: effet indésirable reconnu par Santé Canada et l’AFSSAPS

Je rappelle le contexte de surmédicalisation et de disease mongering dans ostéoporose traitements,bisphosphonates effets indésirables,fractures atypiques du fémur,prévention ostéoporose ostéopénie,surmédicalisation ostéoporose,disease mongering ostéoporose,fosamax effets indésirables,ostéoporose fractures prévention,facteur de risque ostéoporose,santé des femmes prévention,surmédicalisation femmes,ménopause médicaments médicalisation,bonviva effets indésirables,ostéodensitométrie dépistage ostéoporose,surdépistage préventionlequel le sens du « dépistage » et de la « prévention » a été déformé, y compris pour ce qui est de la densité minérale osseuse et sa diminution physiologique au cours du vieillissement. Après cette introduction et les liens vers les articles dans lesquels ces questions ont déjà été abordées – avec les effets indésirables des bisphosphonates tels que l’ostéonécrose de la mâchoire, les fractures atypiques, des douleurs musculaires et articulaires, etc. -, je cite l’information donnée par les agences canadienne et française du médicament quant aux fractures atypiques du fémur comme effet indésirable de classe de tous les bisphosphonates. Les résumés des caractéristiques du produit (RCP) et les notices seront modifiés pour intégrer cet effet. Pour une fois, l’information donnée au public par les Européens est un peu plus détaillée ; cela dit, ce sont les Nord-Américains qui ont en premier abordé ouvertement l’impact de cet effet indésirable.

Les principaux médicaments prescrits en (« prévention » de) l’ostéoporose sont : l’acide alendronique (Fosamax) l’acide ibandronique ou ibandronate (Bonviva, Bondronat), l’acide pamidronique ou pamidronate (Aredia, Merck-Pamidronate), l’acide clodronique ou clodronate (Bonefos, Clastoban, Lytos, Ostac), l’acide étidronique ou étidronate (Didronel, Osteodidronel), l’acide risédronique ou risédronate (Actonel), l’acide tiludronique ou tiludronate (Skelid), l’acide zolédronique ou zolédronate (Aclasta, Zométa, Reclast).

L’image accompagne un article paru en 2010 dans le JAMA (Journal of the American Medical Association) sous le titre « Studies Probe Possible Link Between Bisphosphonates and Femoral Fractures« . JAMA 2010;303(18):1795-1796.

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Face au business et à la psychologisation de l’endométriose, l’urgence de « Redéfinir l’endométriose à l’âge moderne » et son traitement par exérèse, selon le Dr David Redwine

Mise à jour de décembre 2016:

[1) Cet article est complété par un texte très détaillé :  « Endométriose: exérèse curative vs. marchandisation à vie. Critiques de la chirurgie au Plasma Jet du Pr Horace Roman. Risques d’une chirurgie sous traitement hormonal. » Car c’est une marchandisation à vie, parfait exemple d’endobusiness, que propose l’équipe du CHU de Rouen et d’autres, réunis dans l’association RouEndométriose et le G4, autour du Pr Horace Roman – tous largement financés par l’industrie pharmaceutique et les fabricants de dispositifs médicaux. La marchandisation et la mise en place d’une véritable industrie de l’endométriose, permettant toutes les formes de yellow-washing, sont une conséquence logique de la chronicisation par médicaments décrite plus bas, couplée à des techniques ablatives inefficaces,  telles que le Plasma Jet du fabricant Plasma Surgical, qui finance massivement. Une campagne toute aussi massive de communication a permis la médiatisation d’un schéma de traitement présenté comme « une obligation », qui est une régression par rapport aux standards internationaux préconisant l’exérèse complète.]

A la suite des autres articles sur l’endométriose, accessibles en descendant sur cette page, voici la endométriose traitement hormonal,endométriose décapeptyl,endométriose analogues agonistes gnrh,endométriose médicaments effets secondaires,enantone effets indésirables,décapepetyl effets indésirables,endométriose traitement chirurgical,endométriose ménopause artificielle,endométriose guérison,endométriose progestatifs effets indésirables,endométriose chirurgie exérèse,endométriose ovaires,endométriose infertilité,métaplasie coelomique endométriose,endométriose génétique,endométriose psychologie,endométriose cause,endométriose chirurgie risques,jean belaisch endométriose,endométriose grossesse,david redwine endométriose,endométriose patrick madelenat,endométriose charles chapron,revue gynécologie obstétrique et fertilité endométriose,endométriose reflux menstruel,endométriose exérèse,endométriose enantone,endométriose traitement médical,endométriose médecines douces,endométriose cause sampson,endométriose industrie pharmaceutique,endométriose conflits d'intérêt,endométriose traitementtraduction d’un texte édifiant et synthétique sur l’endométriose, ses causes, ses symptômes, ses formes et son seul traitement efficace, écrit par le chirurgien David B. REDWINE et repris début 2005 dans la revue italienne Leadership Medica. L‘original, intitulé « Redefining Endometriosis in the Modern Era« , est sur cette page.

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Misogynie culturelle et médicale. Livre de Guy Bechtel « Les quatre femmes de dieu ». Exemples de surmédicalisation des femmes: endométriose, statines…

L’une des fonctions essentielles de l’éclairage historique du présent est circonscrite par la formule de Vladimir Jankélévitch: « le Bechtel les 4 femmes fr.jpgdéniaisement par l’histoire »… Pourquoi? Pour apprendre comment des faits sociaux se sont agrégés de telle façon plutôt que d’une autre, apprendre à quoi les luttes des féministes nous ont arraché(e)s et dans quelle nuit nous risquons de retomber peu à peu si nous ne prenons pas conscience du fait que la libération des femmes est un processus, une lutte de tous les jours, et non pas un état acquis une fois pour toutes.

On parle des femmes portant la burqa, torturées physiquement, éliminées… Et les images nous détournent de l’abîme tout aussi inacceptable qui existe toujours chez nous – qui prétendons pourtant être progressistes et éclairés, sortis de la barbarie – entre les droits des femmes et ceux des hommes. Le livre de Guy BECHTEL « Les quatre femmes de dieu: la putain, la sorcière, la sainte & Bécassine » (Plon 2000, puis rééditions chez Pocket) éclaire le présent en retraçant l’histoire des tortures morales, des humiliations et contraintes infligées aux femmes par le christianisme, particulièrement dans sa variante catholique. Elles sont une conséquence de la diabolisation des femmes, considérées comme des êtres maléfiques et impurs, comme la racine de tous les maux, ce qui justifierait qu’elles subissent à l’infini des punitions toujours plus sophistiquées, qu’elles restent à l’état de minorité et d’incapacité civile et fassent l’objet d’une surveillance et d’un contrôle omniprésents.

Il faut rappeler que la médecine a de tout temps contribué à opprimer les femmes. La féminisation du corps médical ne change rien à cette oppression fort bien enracinée dans la doctrine comme dans les pratiques conscientes ou pas, et qui s’exercent par l’instrumentalisation du corps des femmes et son contrôle.

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Conflits d’intérêts et surmédicalisation des femmes: le traitement hormonal substitutif, l’AFEM et l’industrie pharmaceutique

Il s’agit d’un montage mettant l’accent sur les conflits d’intérêts. La version intégrale de cette vidéo est ici : Le médecin, les hormones et la ménopause.


L’AFEM, c’est l’Association Française pour l’Etude de la Ménopause, avec le Dr Henri Rozenbaum parmi ses principaux leaders, largement bénéficiaire de l’argent pharmaceutique pour promouvoir le traitement hormonal substitutif et continuer à en vanter les mérites même longtemps après que les résultats tirés de la Women’s Health Initiative ont mis en évidence une augmentation du risque de cancer du sein et l’inefficacité de ce traitement hormonal en prévention de désagréments d’une ménopause présentée comme une maladie. Cette étape physiologique normale dans la vie de chaque femme est dramatisée et, une fois passée par les cerveaux des publicitaires de l’industrie pharmaceutique, tout est fait pour qu’elle apparaisse comme une faillite – par rapport aux impératifs commerciaux qui exigent le jeunisme, la performance à tout instant, etc. -, comme une faiblesse et comme une maladie à traiter. 


Car les femmes sont les principales cibles de la surmédicalisation et du disease mongering, incluant toutes les formes de prévention (dépistages…) inutile, mais fort lucrative, comme je l’ai expliqué et documenté en détail dans l’article « Misogynie culturelle et médicale. Le livre de Guy Bechtel, Les quatre femmes de dieu », et des exemples de surmédicalisation des femmes (endométriose, statines, psychotropes…) »


A part pour quelques notes, je n’ai pas traité les femmes à part, mais souligné dans les diverses notes thématiques – par exemple sur l’ostéoporose, sur les antidépresseurs, sur le disease mongering, sur la surmédicalisation et la surconsommation de médicaments, sur la normalité et la culture psy, etc. – qu’elles étaient les plus malmenées, les premières victimes du marketing pharmaceutique et du pharmacommerce de la peur.Celui-ci est entretenu par un corps médical qui est partie prenante dans ce commerce, pour une bonne partie, et désinformé mais ne cherchant que trop peu à remédier à cela, pour une moindre partie. La médecine qui surmédicalise le fait parce que cela lui rapporte, même si ce n’était pas sa raison d’être. Elle est devenue préventive (préventions inutiles jouant sur la peur), prédictive (avec le tout génétique…), prescriptive (au sens éthique du terme, faisant passer ses prescriptions intéressées pour des préceptes éthiques).


Et maintenant que le traitement substitutif de la ménopause est moins prescrit et rapporte donc moins, l’accent s’est déplacé de plus en plus vers d’autres facteurs physiologiques conséquences du vieillissement, tels que l’ostéopénie et l’ostéoporose ou alors vers les états d’âme, médicalisés et présentés comme des troubles à soigner absolument par des médicaments (antidépresseurs, antipsychotiques (oui, eux aussi, car le diagnostic de « trouble bipolaire » a carrément explosé en fréquence) et autres psychotropes, allant des stimulants – il faut bien tenir le coup, pour la double, voire la triple journée de travail et pour être parfaite dans tous les rôles – jusqu’aux somnifères.


Toutes les activités et les réactions des femmes sont quantifiées, mesurées et devraient se passer selon des standards de « normalité » totalement artificiels, définis uniquement dans un but commercial… C’est un parfait exemple de contrôle social, de discipline des corps comme des esprits, à coups de médicaments. Ce n’est plus le corset visible, mais une camisole chimique moins visible, mais non moins présente. Bien au contraire, elle est partout; la surmédicalisation est partout dans la vie des femmes, avec ses diverses traductions: surmédicamentation et recours accru à d’autres techniques médicales, chirurgie esthétique et médecine esthétique, etc.


Elena Pasca

Femmes et statines: faire peur pour ériger le cholestérol en maladie et vendre sciemment des médicaments inefficaces

Comment le cholestérol, facteur de risque parmi tant d’autres, est-il devenu l’ennemi public statines inefficaces femmes,cholestérol facteur de risque traitement statines,cholestérol statines marketing pharmaceutique,statines prévention primaire efficacité,statines cholestérol mortalité,facteurs de risque cardiovasculaire,surmédicalisation des femmes,statines prévention secondaire efficacité,harriet rosenberg médicalisation des femmes,surmédicalisation surtraitement,disease mongering cholestérol,santé des femmes prévention,peur pharmacommerce de la peurnuméro un ? Par les conflits d’intérêts des experts, concrétisés aussi dans le façonnage de maladies, méthode fort efficace dans la stratégie globale de médicalisation et surmédicalisation à la Dr Knock, avec toutes les conséquences consistant à transformer les bien-portants en malades à médicamenter chroniquement, et surtout les bien-portantes, puisque les femmes sont les premières cibles de la surmédicalisation. J’ai évoqué ces méthodes dans les notes de la catégorie Maladies inventées / disease mongering, puis dans celles parlant du cholestérol et des hypolipémiants et de la surmédicalisation, « normalisation », etc.

 

Il faut rappeler le cœur du marketing pharmaceutique : le pharmacommerce de la peur : les firmes paient des « campagnes d’informations » – publicités à peine déguisées – qui inculquent aux patient(e)s la peur de mourir, de voir leur santé péricliter, etc. s’ils/ elles ne prennent pas tel médicament révolutionnaire. Cette tactique fonctionne à merveille, non seulement pour les statines, les bisphosphonates, etc., mais aussi dans ce cas d’immense bluff publicitaire qu’est le Gardasil. Plus c’est gros, plus ça marche…

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Tahor et les autres statines n’ont guère d’effets bénéfiques chez les femmes. Mais le silence des firmes vaut de l’or

La question de l’inefficacité des statines – médicaments anticholestérol – chez les femmes à risque cardiovasculaire n’est pas nouvelle. Et lipitor.gifpourtant, on n’en entend pas parler. Pfizer, Merck et les autres fabricants de statines ne s’en vantent pas. Pourquoi se priver de la moitié des bénéfices ? Il vaut mieux continuer dans la stratégie de disease mongering (façonnage de maladies, invention de maladies), et l’abus de prévention en fait partie. Une stratégie très profitable de surmédicalisation et surmédicamentation, qui transforme les facteurs de risque en maladies et les bien-portants en malades.

 

Une méta-analyse de l’université de Cornell met les pieds dans le plat, nous dit Medical News Today dans l’article Lipitor Mismarketed to Women (Le Tahor chez les femmes : un marketing à côté de la plaque). A côté de la plaque d’athérosclérose, pourrait-on dire…

 

L’image est tirée d’une pub de Pfizer pour l’atorvastatine (Tahor, appelé Lipitor aux Etats-Unis).

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La marchandisation d’une dépression réinventée. L’industrie occulte les risques d’effets indésirables. Texte de Janet Currie (I)

La marchandisation de la dépression : la prescription des ISRS aux femmes.  Par Janet Curriedépression,antidépresseurs,santé mentale,dsm,marketing,troubles psychiques (Action pour la protection de la santé des femmes, mai 2005).

Janet Currie est présentée sur cette page. Elle est l’un des contributeurs du site Mad In America. Science, Psychiatry and Social Justice.

Ce texte vaut la peine d’être lu en entier, et pas seulement par les femmes. Si elles sont une cible privilégiée de la médicalisation comme outil de contrôle social en général et de la psychopharmacologie en particulier, pour des raisons que l’auteure nous explique, la problématique abordée dans le texte ne se réduit pas à la médicalisation des états physiologiques et des émotions des femmes. 

Il s’agit d’un regard lucide sur les méthodes douteuses de marketing des firmes pharmaceutiques, illustrées ici en matière de dépression, mais qui sont tendanciellement les mêmes quels que soient les maladies et les médicaments. Sauf que le flou dans la définition des troubles mentaux, le fait que les psychiatres sont les spécialistes les plus payés par l’industrie et qu’ils disposent d’un outil mondialement accepté de définition des maladies (le DSM) font que les troubles psychiques sont la cible idéale des marchands : le domaine où la globalisation d’un traitement médicamenteux uniformisé est la plus facile à mettre en pratique.

La réussite de la biologisation de la dépression – en vue de sa marchandisation et sans preuves scientifiques – est un modèle exemplaire de disease mongering/ façonnage de maladies. Cette réussite est un modèle pour le complexe médico-pharmaceutique aussi au sens où il essaie d’appliquer les mêmes recettes dans d’autres cas: biologiser les causes de façon à pouvoir affirmer la chronicité de telle maladie est le préalable indispensable, puisque cela permet d’affirmer la chronicité des traitements…

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Le façonnage de maladies / disease mongering légitimé par le DSM: médicalisation et marchandisation des émotions, pour le profit des pharmas

1015167843.gifL’« enchevêtrement » d’intérêts financiers entre psychiatrie, DSM et industrie, dont j’ai parlé dans plusieurs notes, pose encore plus de problèmes que dans d’autres spécialités médicales, dans la mesure où la définition de beaucoup de « troubles » mentaux, dysfonctions ou troubles de la personnalité n’est que descriptive, floue et sans critères vérifiables. Ce qui laisse beaucoup de place à l’arbitraire, à l’invention ou au façonnage de maladies (disease mongering). Une telle affirmation ne peut paraître exagérée qu’aux personnes qui ne sont pas familiarisées avec les dernières trouvailles de la psychiatrie, dont on ne sait souvent pas si ce sont des gags, des parodies ou alors des états que des experts considèrent sérieusement comme pathologiques et nécessitant traitement…

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