Gardasil: retrait demandé en Espagne après un décès. Rappel des critiques espagnoles et des principaux arguments contre la vaccination HPV

Dans cet article, je rends compte du décès, en septembre dernier, d’une jeune fille de 13 ans à Gijón (Espagne) et des prises de position officielles, avant de passer aux réactions critiques, et notamment à la nouvelle pétition (à signer sur cette page) pour le retrait du Gardasil du calendrier vaccinal, mise en place par des professionnels de santé très réputés tout comme par des usagers, des associations d’usagers et de professionnels de santé ainsi que des sociétés savantes. Puis je rappelle la longue série de critiques et actions passées, c’est-à-dire le contexte dans lequel s’inscrit cette nouvelle initiative du mouvement de résistance civique espagnol.

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Arrêt d’un essai clinique du Gardasil en Inde: 7 décès, 120 effets indésirables graves, conflits d’intérêts, désinformation…

Texte largement complété le 9 août au soir

Dans plusieurs articles parus dans les media indiens, on apprend que le Conseil Indien de la Brinda Karat the Hindu.jpgRecherche Médicale (ICMR : Indian Council of Medical Research) a décidé en juin 2010 d’arrêter la vaccination par le Gardasil dans les deux régions Gujarat et Andhra, dans le cadre d’un essai clinique mené depuis juillet 2009 par Merck, les autorités régionales et l’ONG PATH basée à Seattle. Le programme visait à inclure des jeunes filles des couches sociales les plus pauvres (intouchables, musulmanes, etc.) et bénéficiait pour ce faire d’un financement de la Fondation Bill et Melinda Gates.

La députée communiste Brinda Karat a exigé l’arrêt immédiat de cette recherche médicale lorsque la presse a fait état du décès de sept jeunes filles et d’au moins 120 cas d’effets indésirables sévères après la vaccination par Gardasil. La députée a réclamé la mise en place d’une commission d’enquête indépendante afin de déterminer les responsabilités dans cet essai et de clarifier les conflits d’intérêts des puissances publiques et les conditions éthiques et scientifiques dans lesquelles se fait la recherche clinique en Inde, à travers des partenariats public-privé pour le compte de multinationales occidentales du médicament.

Brinda Karat a accusé Merck de désinformation délibérée et de publicité trompeuse sur le Gardasil.

L’affaire rebondit, et la presse indienne rend compte d’actions récentes et en cours, menées par Brinda Karat et diverses associations, qui aboutissent à une remise en question globale de la recherche clinique délocalisée en Inde et une réflexion sur les conséquences des conflits d’intérêts et des partenariats public-privé en santé. Des actions en justice sont exigées.

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Cervarix / Gardasil: des experts et le parti conservateur écossais demandent une réévaluation des recommandations vaccinales, comme en Allemagne

Le journal The Scotsman a publié le 10 mai un article intitulé « Cervical cancer jabs cast into doubt after experts question effectiveness » (Les cervarix.jpgvaccins protégeant contre [deux types de HPV impliqués dans des] cancers du col de l’utérus soumis au doute après les questions soulevées par des experts).

La journaliste Kate Foster nous apprend que des spécialistes écossais en santé publique ont déclaré il y a quelques jours que les vaccins anti HPV pourraient ne pas avoir l’efficacité espérée. Il s’agit surtout du Cervarix de GSK, car c’est lui qui est utilisé dans la campagne écossaise de vaccination, dont le coût est estimé à 64 millions de livres sterling.

Ces experts demandent que les autorités sanitaires écossaises réévaluent elles aussi les données scientifiques fournies par le laboratoire, à l’instar des autorités allemandes, qui sont en train de le faire sous la pression des critiques. Ils prennent explicitement pour exemple les 13 médecins et scientifiques allemands qui ont signé en novembre 2008 un manifeste critique exposant leurs doutes quant à l’efficacité du Gardasil et exigeant « que l’on mette fin à la désinformation » du grand public et à la culpabilisation des parents qui ne font pas vacciner leurs filles. Pharmacritique en a rendu compte dans la note « Gardasil et Cervarix sur la sellette en Allemagne« .

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Gardasil: réexamen des recommandations vaccinales allemandes suite au manifeste critique de 13 médecins et scientifiques

“L’Allemagne revoit sa politique de vaccination anti-HPV des jeunes filles âgées de 12 à 17 ans” – c’est le titre d’un article paru le 27 avril sur Gardasil.jpgle site du British Medical Journal (BMJ 2009;338:b1692, début du texte ici). Il met à jour une information que je n’ai pas encore donnée ici, parce que j’attendais de voir la suite. Vous trouverez plus bas une traduction intégrale.

 

De quoi s’agit-il ? Cette note de Pharmacritique contient la traduction d’un article du journal Süddeutsche Zeitung rendant compte du manifeste de 13 médecins et scientifiques allemands réputés, publié en novembre 2008 pour critiquer de façon plus articulée la décision du Comité technique des vaccinations (STIKO: Ständige Impfkommission) d’implémenter massivement le Gardasil.

 

Suite à cette critique, le Comité fédéral commun (GB-A: Gemeinsamer Bundes-Ausschuss), qui réunit des représentants des médecins, des caisses d’assurance-maladie, des patients et autres intervenants en santé pour décider du remboursement ou non d’un produit pharmaceutique, s’est dit insatisfait de la réponse trop rapide et non argumentée des autorités sanitaires, et notamment de l’Institut Robert Koch, en charge de ces questions et dont dépend le Comité technique des vaccinations. En effet, l’Institut avait balayé d’un revers de main les critiques des 13, disant que ces arguments n’étaient pas de nature à remettre en cause les recommandations vaccinales.

 

Le Comité fédéral commun (GB-A) a donc écrit au Comité technique des vaccinations (STIKO) pour demander un réexamen approfondi des recommandations en fonction de ces critiques auxquelles ce dernier devra répondre point par point.

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Carlos Alvarez-Dardet et Juan Gervas demandent l’arrêt de la vaccination par Gardasil, qualifiée d’expérimentation sur nos jeunes filles

Nous avons rendu compte dans cette note de l’hospitalisation de deux jeunes Espagnoles de 14 ans pour malaises, convulsions et pertes david-goliath Radio Canada.jpgde connaissance, et de la décision consécutive des autorités sanitaires locales et nationales de suspendre le lot de près de 76.000 doses de Gardasil dont faisaient partie les doses administrées à ces adolescentes. Réagissant à cette nouvelle, Carlos-Alvarez-Dardet et Juan Gervas, deux des initiateurs du mouvement espagnol de « résistance civique » au Gardasil comprenant un manifeste et une pétition toujours en cours, demandent la suspension immédiate de la vaccination par Gardasil.

Quelques autres liens donnés à la fin permettent de compléter le tableau et illustrent la réaction de certaines autorités sanitaires régionales, disant qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

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La FDA refuse à nouveau d’autoriser le Gardasil chez les femmes de 27 à 45 ans. Les ventes stagnent

Le blog santé du Wall Street Journal nous apprenait hier (9 janvier) que l’agence américaine du médicament (FDA) vient de refuser pour la deuxième fois l’extension d’indication du Gardasil chez les femmes âgées de 27 à 45 ans. La FDA demande les résultats d’un essai clinique de 4 ans, mais le scepticisme prédomine, car les scientifiques doutent de l’intérêt du vaccin chez des femmes qui peuvent avoir déjà été en contact avec les HPV 16 et 18. Et il est peu probable que les assureurs couvrent le vaccin, dont le rapport coût / effectivité est d’autant plus débattu que Merck a aussi fait une demande d’autorisation du Gardasil chez les garçons âgés de 9 à 26 ans.

Le WSJ renvoie à une étude du rapport coût / efficacité parue dans le New England Journal of Medicine (NEJM) et accompagnée d’un éditorial édifiant que Pharmacritique a traduit dans cette note : « Un éditorial du NEJM doute de l’utilité du Gardasil et craint qu’il ne favorise les dysplasies et les cancers du col de l’utérus« .

Apparemment, les ventes, certes importantes, stagnent déjà, et la couverture vaccinale n’est pas celle espérée par Merck, même dans la population cible.

Pharmacritique a commenté en détail le premier refus de la FDA d’étendre l’indication, notamment dans cette note, qui rappelle entre autres que l’agence du médicament a fait voler en éclats la prétention publicitaire de Merck – et de Sanofi Pasteur MSD – selon laquelle le Gardasil apporterait une « protection croisée » contre des génotypes HPV autres que le 16 et le 18.

D’autre part, nous avons parlé aussi de cette hypocrisie consistant à demander une extension d’indication pour les femmes plus âgées, alors que les documents soumis à la FDA font état d’un risque fort supérieur de dysplasies moyennes, sévères ou pire (« CIN 2/3 or worse ») chez les femmes non naïves (qui ont déjà été en contact avec les génotypes HPV 16 et 18) avant la vaccination par Gardasil. Il est question d’un risque quantifié à 44,6% de dysplasies en plus par rapport aux femmes du groupe placebo. Les détails et le lien vers le document sont dans la deuxième partie de la note citée.

Elena Pasca

copyright Pharmacritique

Gardasil et Cervarix sur la sellette en Allemagne: 13 médecins et scientifiques de renom demandent l’arrêt de la désinformation et de la vaccination massive

Dans le numéro du 26 novembre du journal allemand Süddeutsche Zeitung, Christina Berndt signe un article rendant compte de la prise de Gardasil Think Progress.org.jpgposition de 13 médecins et scientifiques allemands réputés, qui signent un manifeste critiquant la décision des autorités vaccinales de recommander une vaccination massive par Gardasil ou par Cervarix et rappellent les incertitudes et inconnues qui auraient dû inciter à la prudence au lieu d’une implémentation massive.

Le même journal avait été parmi les premiers à donner une information nuancée et à offrir, dès octobre 2007, une tribune aux critiques du Gardasil, et notamment au directeur de la revue allemande indépendante Arznei-Telegramm, le Dr Wolfgang Becker-Brüser, comme nous l’avons dit dans cette note complétée et mise à jour à plusieurs reprises : « Gardasil, vaccin HPV très critiqué en Allemagne et ailleurs. Avis de spécialistes et synthèse des aspects essentiels ».

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La ministre belge francophone de la Santé rappelle les incertitudes autour du Gardasil, insiste sur le dépistage et s’oppose à la vaccination systématique

Merci à la personne qui m’en a parlé ! C. Fonck RTBF.jpg

 

Catherine Fonck est la ministre de la Santé de la Communauté francophone de Belgique, pays qui compte six autres ministres à divers échelons. Médecin de formation, elle a depuis 2006 soutenu le Gardasil, allant jusqu’à adresser directement, en février 2008, une lettre aux jeunes filles âgées de 12 à 15 ans, pour les « encourager » à se faire vacciner. Procédé pour le moins contestable et qui a suscité des réactions critiques.

 

Après la parution récente d’un dossier consacré au Gardasil par l’hebdomadaire francophone Le Vif / L’Express et des révélations faites par l’hebdomadaire Knack, la Dre Fonck a fait une volte-face spectaculaire en déclarant le lundi 8 décembre dans le journal Le Soir qu’elle s’opposerait lors de la réunion interministérielle à la décision d’imposer la vaccination par Gardasil ou Cervarix aux écolières belges. Trop d’incertitudes sur l’utilité comme sur la sécurité du Gardasil…

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Une équipe néerlandaise s’oppose au Gardasil et au Cervarix, inutiles aux Pays-Bas et ayant une efficacité et un rapport bénéfices – risques inconnus

L’équipe de de Kok et al de l’Erasmus Medical Center – le centre hospitalier universitaire de Rotterdam – a publié Gardasil AFP Getty Images.jpgen septembre un article dans la Nederlands tijdschrift voor geneeskunde (Revue néerlandaise de sciences de la santé) qui conteste l’utilité des vaccins Gardasil et Cervarix aux Pays-Bas : [Insufficient basis for the inclusion of Human papillomavirus vaccination in the National Immunisation Programme in The Netherlands] (Pas de fondements suffisants pour inclure la vaccination contre [certains types de] papillomavirus dans le programme national néerlandais de vaccination).

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Une étude doute de l’efficacité du Gardasil et un éditorial appelle à la raison : modérer les espoirs et éliminer les fausses idées (Gynecologic Oncology)

Le numéro d’octobre de la revue Gynecologic Oncology contient un article de Gonzalez-Bosquet et al, qui rend compte d’un essai clinique réalisé avec la participation de femmes barcelonaises ayant un diagnostic de dysplasie : “Identification of vaccine human papillomavirus Gardasil El Mundo.jpggenotypes in squamous intraepithelial lesions (CIN2-3)” (résumé ici).

Les auteurs se sont intéressés aux génotypes de human papillomavirus (HPV) liés à ces dysplasies et ont abouti à la conclusion que les génotypes à haut risque contenus dans le vaccin Gardasil (HPV 16 et 18), comme dans le Cervarix, d’ailleurs, étaient beaucoup moins présents en réalité que dans la propagande des laboratoires. Cette découverte qui renforce les positions de ceux qui mettaient en doute l’utilité des vaccins en Europe occidentale vu la répartition très inégale de ces génotypes, amène les auteurs à conclure que leurs résultats remettent en cause le degré de protection conférée par le vaccin.

L’article est accompagné par un éditorial signé par Karen K. Smith-McCune du département de gynécologie, obstétrique et médecine de la reproduction d’UCSF (University of California, San Francisco) : « Human papillomavirus vaccine efficacy: Aligning expectations with reality », Gynecologic Oncology 111 (2008):1–2.

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Gardasil, Cervarix: en Belgique, Le Vif dénonce le marketing et le lobbying agressifs des labos et rappelle les doutes sur l’utilité et l’efficacité des vaccins

(Merci à la personne qui m’a envoyé deux de ces liens) Vaccin Shutterstock Le Vif.jpg

Le premier hebdomadaire francophone belge, Le Vif / L’Express, publie sur son site deux articles critiques décortiquant les grandes lignes de ce « vaste matraquage » autour du Gardasil et du Cervarix et un entretien avec la ministre de la Santé.

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Un éditorial du NEJM doute de l’utilité du Gardasil et craint qu’il ne favorise les dysplasies et les cancers du col de l’utérus

Charlotte J. Haug, rédactrice en chef du Journal of the Norwegian Medical Association, signe dans le numéro du 21 août du New England Warning.jpgJournal of Medicine un éditorial intitulé Human Papillomavirus Vaccination – Reasons for Caution (Vaccination contre les papillomavirus humains – pourquoi nous devons être prudents). Je traduis les fragments essentiels de cet éditorial qui accompagne un article faisant état d’une modélisation de la vaccination par Gardasil pour en déterminer le rapport coût – effectivité en fonction des critères QALY (quality-adjusted life-year : années de vie évaluées selon des critères de qualité de vie).

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Le syndicat infirmier du Québec conteste la vaccination par le Gardasil et s’inquiète de ses possibles effets pervers

Par la voix de sa présidente, la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) dénonce dans un communiqué de presse du 9 Gardasil Slate.jpgseptembre la campagne précipitée de vaccination des jeunes filles canadiennes par le Gardasil. Le syndicat conteste l’utilité du vaccin et la nécessité d’une telle campagne, en l’absence de toute épidémie qui la justifierait. La FIQ ne manque pas de rappeler les incertitudes scientifiques autour du Gardasil et de s’inquiéter de ses « dangers potentiels » et « ses effets pervers » – notamment la pression de sélection -, alors que les autorités sanitaires ne sont même pas d’accord quant à son efficacité…

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Des médecins suisses soulignent les incertitudes et les risques du Gardasil et le déconseillent

Nous avons évoqué certains réactions suisses dans la note « Gardasil: des voix critiques en Suisse aussi. Désinformation, chiffres manipulés, cobayes WSJ.jpgconflits d’intérêts des experts, efficacité modeste… »

 

Le Groupe médical de réflexion sur les vaccinations est à peu près l’équivalent suisse de l’association allemande Ärzte für individuelle Impfentscheidung (Médecins pour la vaccination au cas par cas). Les deux groupes de médecins indépendants, qui se proposent de « fournir au public une information nuancée sur les programmes de vaccination », ont protesté d’abord contre la précipitation générale dans l’homologation du Gardasil et la mise en place des campagnes de vaccination. Le groupe suisse « s’est penché sur les arguments de cette nouvelle campagne et les études cliniques qui les ont inspirés ». Son argumentaire commence par un aspect souligné entre autres par le Pr Alvarez-Dardet : en l’absence de données scientifiques claires, vacciner nos filles par Gardasil revient à en faire des cobayes de l’industrie pharmaceutique, dans une expérimentation directe sur la population.

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Même une vaccination systématique par un Gardasil supposé efficace n’aurait qu’un faible impact sur l’incidence du cancer du col de l’utérus, selon une modélisation autrichienne

Rappelons la décision des autorités politico-sanitaires autrichiennes de ne pas recommander le Gardasil et de ne pas le rembourser : 1541060979.jpgL’Autriche mise sur les méthodes sûres de prévention du cancer du col de l’utérus. Un sérieux revers pour le Gardasil. La revue allemande Arznei-Telegramm a salué la décision de l’Autriche et souhaité que les autorités allemandes s’en inspirent. Suite à cette décision, certains scientifiques liés à Merck et/ou Sanofi Pasteur MSD ont essayé de faire pression, par exemple lors d’un colloque organisé début février. Le journal Der Standard en rend compte sous le titre Wieder Diskurs um HPV Impfung: « Le vaccin anti-HPV fait de nouveau parler de lui. »

Laissons de côté la répétition de la soupe publicitaire servie ad nauseam par des médecins ayant des conflits d’intérêts. Prenons l’intervention d’Ingrid Zechmeister, experte internationale en santé publique, du prestigieux – et indépendant – Institut Ludwig Boltzmann.

La conclusion d’Ingrid Zechmeister est sans appel, alors même que l’analyse est faite selon le meilleur scénario possible : même si on vaccinait 85% des jeunes filles de 12 ans par Gardasil jusqu’en 2060 – et ce en supposant qu’il est efficace à 100% et immunise à vie – on n’atteindrait au bout de 52 ans qu’une diminution de 10% des cas de cancer du col de l’utérus. Et la mortalité ne baisserait que de 13%

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La FDA refuse l’extension d’AMM du Gardasil aux femmes de plus de 26 ans. Le vaccin n’apporte pas de « protection croisée » contre d’autres génotypes HPV

Bravo à la FDA! Dans un communiqué en date du 25 juin, la firme Merck nous apprend qu’elle a soumis à la FDA (agence américaine du FDA.jpgmédicament) une demande d’extension de l’AMM du Gardasil aux femmes entre 27 et 45 ans. La demande, faite en janvier, visait aussi l’autorisation du Gardasil dans la prévention de l’infection par des sérotypes de papillomavirus (HPV) autres que les 16, 18, 6 et 11. La FDA s’était engagée à une évaluation très rapide et a effectivement répondu assez vite pour dire que « certaines données excluent l’autorisation de l’extension d’indication dans le délai initialement prévu ». Ce qui veut dire non, lorsqu’on enlève la langue de bois. Les media ne se sont d’ailleurs pas trompés, la bourse non plus… La firme compte envoyer des documents supplémentaires le mois prochain. On verra s’il y a des données nouvelles et solides…

La FDA n’autorisera pas le Gardasil en prévention de l’infection par d’autres sérotypes de HPV, puisque rien ne prouve que le vaccin offrirait une « protection croisée ». Selon une dépêche de Reuters, Merck abandonne d’ailleurs la demande d’AMM pour la protection croisée. Voilà l’une des bulles publicitaires du Gardasil qui éclate très vite…

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L’Autriche mise sur les méthodes sûres de prévention du cancer du col de l’utérus. Un sérieux revers pour le Gardasil

Après la crise déclenchée par le décès d’une jeune Autrichienne suite à la vaccination par Gardasil, la ministre autrichienne de la santé, la 457922633.jpgDre Andrea Kdolsky, a convoqué la Commission fédérale de santé pour discuter de la sécurité du Gardasil et de son inclusion ou non dans le calendrier vaccinal. Tout en assurant qu’elle n’était pas inquiète pour la sécurité d’emploi, peut-on lire dans le journal Österreich 24 du 23 janvier.

La décision annoncée dans la presse est claire : le Gardasil ne sera pas inclus dans le calendrier vaccinal autrichien et donc pas non plus remboursé, sans être pour autant retiré du marché. Il ne s’agit pas d’un moratoire, mais d’une décision définitive, précise le journal Der Standard (fin janvier).

Les principales raisons sont « les données peu sûres », l’absence de certitudes quant à l’efficacité du vaccin, à la durée de l’immunisation, à la nécessité ou non de rappels ultérieurs, etc. Le dépistage est « de loin plus efficace » dans la prévention des lésions précancéreuses et des cancers du col de l’utérus. Tous les moyens seront mis en œuvre pour le renforcer.

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Cervarix et Gardasil sont-ils efficaces? On verra en 2020, grâce à une étude finlandaise. Il est urgent d’attendre

Les pays scandinaves disposent de registres nationaux du cancer, d’où la possibilité de faire des études sur tel ou tel détail. L’université de Tampere, en Finlande, a démarré en 2004-2005 une étude de suivi à long terme pour confirmer ou infirmer l’efficacité des vaccins qui protègent de l’infection par les HPV 16 et 18, supposés être les causes (nécessaires mais non suffisantes, rappelons-le) de beaucoup de lésions précancéreuses et de cancers du col de l’utérus (à l’échelle mondiale, avec de grandes variations géographiques et socioéconomiques).

Cette étude veut pouvoir faire des affirmations preuves à l’appui, pour ne pas laisser place aux spéculations, comme le dit le sous-titre: Lehtinen et al, “Enrolment of 22,000 adolescent women to cancer registry follow-up for long-term human papillomavirus vaccine efficacy: guarding against guessing”. Intern J STD AIDS, 2006 Aug;17(8):517-21.

Les chercheurs ont « enrôlé » 24.046 adolescentes de 16 à 17 ans, réparties en trois groupes : un groupe vacciné par un vaccin bivalent HPV 16 et 18 (il doit s’agir du Cervarix, donc), un groupe vacciné par le vaccin contre l’hépatite A et un groupe non vacciné.

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Fréquence des infections par tous les sérotypes HPV à Barcelone: 2,98%… Gardasil et Cervarix, pour quoi faire??

Une étude publiée par Sanjosé, Almirall et al en 2003 analyse la prévalence des divers sérotypes de human papillomavirus (HPV) dans la population générale féminine de Barcelone (Espagne): Sanjose S, Almirall R, Lloveras B, Font R, Diaz M, Muñoz N, et al. « Cervical human papillomavirus infection in the female population in Barcelona », Spain. Sex Transm Dis. 2003;30(10):788-93. Le texte a été intégralement reproduit sur cette page. L’auteure principale, Silvia de Sanjosé, était affiliée à l’Institut Catalan contre le Cancer pendant la réalisation de l’étude.

L’étude comprend 973 femmes ; âge moyen 43 ans (± 16 ans) ; taux de monogamie 79%. La prévalence des papillomavirus après ajustement en fonction de l’âge était de … 2,98%… (On parle d’infections en général, tous types de HPV confondus. Ces infections banales éliminées spontanément et sans aucun symptôme dans 90% des cas…).

A part cette fréquence extrêmement basse, il y a un autre élément à retenir de cette étude : quels sont, chez ces moins de 3% de femmes infectées, les génotypes HPV qui prédominent ? Il suffit pour cela de regarder la figure 1 de l’étude. Et on verra que cet élément n’a rien à voir non plus avec la propagande de Sanofi Pasteur MSD présentant les sérotypes HPV à haut risque 16 et 18 comme omniprésents, mettant toutes nos filles en danger de mort, etc… Les HPV 6 et 11, responsable de condylomes acuminés (verrues génitales) seraient eux aussi à tous les coins de rue… Parmi les 29 femmes ayant contracté une infection par un papillomavirus (29 sur 973!), aucune n’était infectée par les HPV 18 ou 11… 6 femmes étaient infectées par le HPV 16 et une seule par le HPV 6. Aucune par au moins deux des quatre sérotypes du Gardasil…

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Gardasil: vaccin pour les pauvres, vendu aux riches… Les pauvres sont les plus exposées aux infections par des HPV à haut risque comme aux pathologies, rappelle une étude

J’ai parlé à plusieurs reprises de la prévalence inégale des génotypes HPV, mettant l’accent sur deux des HPV à haut risque – 16 et 18 – censés être une épée de Damoclès sur la tête de toutes nos jeunes filles… Or, comme je l’ai dit dans la note, au titre certes provoquant, Le vaccin Gardasil est là. Mais où sont les sérotypes HPV 16 et 18 ?, citant Arznei-Telegramm et le JAMA, la prévalence de ces deux derniers est très faible dans les pays industrialisés et donne, pris ensemble, 2,3% de toutes les femmes infectées par les papillomavirus aux Etats-Unis. Mais encore faudrait-il prendre en compte le fait que ce pourcentage ne se répartit pas uniformément dans la population féminine du pays en question…

Ce que nous disions dans un tout autre contexte se vérifie ici aussi: les inégalités en santé résultent d’inégalités socioéconomiques.

Cette étude américaine faite en 2007 a analysé les facteurs sociodémographiques, ethniques et économiques associés aux génotypes de papillomavirus à haut risque : Kahn et al, Sociodemographic factors associated with high-risk human papillomavirus infection

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