Cervarix et Gardasil sont-ils efficaces? Une étude finlandaise le dira en 2020. La vaccination n’est pas justifiée

L’université de Tampere, en Finlande, a démarré en 2004-2005 une étude de suivi à long terme pour confirmer ou infirmer l’efficacité des vaccins censés protéger d’une infection par les sérotypes HPV 16 et 18 que la désinformation et le ghost management pharmaceutiques érigent en causes du cancer du col de l’utérus.

Cette étude veut pouvoir faire des affirmations preuves à l’appui, pour ne pas laisser place aux spéculations, comme le dit le sous-titre: Lehtinen et al, “Enrolment of 22,000 adolescent women to cancer registry follow-up for long-term human papillomavirus vaccine efficacy: guarding against guessing”. Intern J STD AIDS, 2006 Aug;17(8):517-21.

Je rappelle les principaux biais et désinformations mis en avant par le marketing ainsi que les principales critiques. 

Les pays scandinaves disposent de registres nationaux du cancer, d’où la possibilité de faire des études sur tel ou tel détail.

Les chercheurs ont « enrôlé » 24.046 adolescentes de 16 à 17 ans, réparties en trois groupes : un groupe vacciné par un vaccin bivalent HPV 16 et 18 (il doit s’agir du Cervarix, donc), un groupe vacciné par le vaccin contre l’hépatite A et un groupe non vacciné.

Certains sérotypes de papillomavirus humains oncogènes érigés en causes de cancers du col de l’utérus se révèlent être en fait un facteur de risque parmi d’autres, comme je l’ai montré à l’aide de références scientifiques. Il est question de lésions précancéreuses et de cancers du col de l’utérus mais il y a une première désinformation en présentant des chiffres à l’échelle mondiale comme si les facteurs de risque étaient les mêmes, comme si la prévalence des sérotypes HPV oncogènes était la même, comme si les possibilités de frottis de dépistage, de soins adéquats et d’accès aux soins étaient les mêmes dans des pays pauvres tels que le Haïti et dans les pays occidentaux dans lesquels les vaccins anti-HPV Gardasil et Cervarix sont vendus très cher… Or mon enquête menée depuis 2007 a trouvé beaucoup de références scientifiques montrant de très grandes variations géographiques et socio-économiques et des arguments solides contre la vaccination. L’un des plus importants étant l’absence de preuves scientifiques de l’efficacité d’un tel vaccin contre les dysplasies de haut grade CIN-3 et contre le cancer du col de l’utérus.

Les premiers résultats de l’étude finlandaise seront disponibles en 2020, laps de temps suffisant pour pouvoir faire une estimation initiale de l’efficacité éventuelle du vaccin. Première estimation, sans plus, vu que l’apparition des lésions précancéreuses et des cancers du col de l’utérus peut prendre 30 ans après l’infection par un sérotype à haut risque qui ne serait pas éliminée naturellement par le système immunitaire. Donc si cette étude amène des résultats positifs pour la vaccination, cela ne serait qu’un signal favorable à creuser.  

Les protestataires contre la campagne de vaccination en masse par Gardasil donnent cette démarche comme exemple de ce qu’il faudrait faire, pour commencer, si seulement il s’agissait de médecine et de science – mises au service de la population – et non pas de profits à obtenir en agitant le spectre du cancer pour faire peur. Mais le pharmacommerce de la peur fait partie des principaux instruments du ghost management (Sergio Sismondo) que le Gardasil et le Cervarix illustrent eux aussi à merveille.

Par exemple, l’association italienne anticorruption en médecine No grazie, pago io considère cette démarche finlandaise comme l’exemple à suivre. L’association a elle aussi lancé une pétition demandant l’arrêt de la vaccination par Gardasil ; nous en avons traduit le texte dans cette note.

Un tel suivi à long terme est nécessaire pour avoir une première idée et ne plus baser une campagne massive de vaccination sur les extrapolations et les suppositions véhiculées par le service marketing des firmes impliquées dans la fabrication et la commercialisation du Gardasil et du Cervarix : Merck, Sanofi Pasteur MSD, CSL, GSK. Extrapolations dénoncées entre autres par Juan Gérvas et la revue allemande indépendante Arznei-Telegramm, qui pointent du doigt la « désinformation » pratiquée par Sanofi Pasteur MSD, d’abord lorsqu’il s’agit de présenter les chiffres valant pour les pays pauvres comme étant les mêmes dans les pays riches (prévalence des sérotypes HPV à haut risque, fréquence des cancers du col de l’utérus et des décès…).

N’ayant pas pu accéder au texte complet, on ne peut pas dire qui finance cette étude finlandaise, et c’est bien dommage. Espérons que s’en tenir aux registres nationaux du cancer limitera la possibilité de rédaction et/ou de « réécriture » (ghostwriting: « écriture fantôme ») par l’industrie pharmaceutique, au cas où c’est elle qui finance ou co-finance.

*

Gardasil, exemple-type de désinformation, ghostwriting et ghost management

Le ghostwriting est omniprésent dans la production en coulisses des éléments de langage présentés en suite sur le devant de la scène par les leaders d’opinion (professionnels de santé et militants associatifs) grevés de conflits d’intérêts. Je paraphrase les termes du texte de Sergio Sismondo, qui introduit ce terme fort édifiant pour dénoncer surtout le ghostwriting et la gestion fantôme de la littérature médicale: Ghost management : How Much of the Medical Literature Is Shaped Behind the Scenes by the Pharmaceutical Industry? PLoS Med 2007, 4(9): e286.

Conception que j’extrapole – sur le Gardasil comme sur d’autres sujets tels que le marché de produits hormonaux dans l’endométriose et d’autres maladies et cancers hormonodépendants – à une gestion complète, invisible mais omniprésente de tous les aspects de la recherche, de la formation et de l’information médicales. Toutes mes enquêtes dans divers exemples de médicaments et de maladies aboutissent à des dénominateurs communs en termes de stratégies de désinformation, de communication d’influence, de médicalisation / surmédicalisation et disease mongering, et évidemment en termes de lobbying, conflits d’intérêt et biais.

Un suivi à long terme est même indispensable (mais pas suffisant) lorsqu’on sait que les essais cliniques Futures ne pourront plus nous fournir de données correctes et non faussées, puisque même des jeunes filles du groupe de contrôle ont été vaccinées. Façon de procéder qui, sous un prétexte éthique bidon, détruit toute science et toute possibilité de preuve scientifique au sens de l’evidence-based medicine: médecine fondée sur le niveau de preuve. Il n’y a plus de groupe contrôle donc plus de comparaison possible entre vaccinées et non vaccinées. La revue allemande indépendante Arznei-Telegramm a rappelé ce « détail » – dont les firmes ne se vantent pas – dans son analyse des résultats intermédiaires à trois ans des essais cliniques Future I et II, censés prouver « l’efficacité » du Gardasil. Analyse traduite par moi en 2007 et dont la publication a été l’une des raisons de créer le blog Pharmacritique. Car personne ne voulait la publier ni publier d’autres résultats de mes enquêtes sur un réseau tentaculaire de conflits d’intérêt.

L’efficacité globale du vaccin HPV Gardasil est estimée à 17% par les investigateurs des essais cliniques Future eux-mêmes. Efficacité qui devient même statistiquement non significative lorsqu’on prend la totalité des femmes et des sérotypes HPV, rappelons-le pour finir. Pas franchement de quoi pavoiser. Mais de quoi redoubler d’efficacité… publicitaire. Puisque l’on constate depuis une quinzaine d’années que les pipelines sont vides, que l’industrie pharmaceutique ne produit plus que des me-too (énièmes variantes de ce qui est déjà sur un marché à élargir), que l’absence de progrès thérapeutique est niée grâce au ghost management permettant de financer beaucoup plus le marketing et le lobbying. Les stratégies de communication d’influence et de cette désinformation qui a certes toujours existé ont atteint des sommets et permettent d’ériger tout médicament ou vaccin en produit « révolutionnaire ». J’ai donné beaucoup d’exemples.

Quant au Gardasil et au Cervarix, lisez les articles des catégories dédiées, accessibles depuis la colonne latérale.

Elena Pasca – copyright

59 réflexions au sujet de “Cervarix et Gardasil sont-ils efficaces? Une étude finlandaise le dira en 2020. La vaccination n’est pas justifiée”

  1. Elle est passé ou la liberté d’expression, on n’écrit simplement ce que l’on vit et si vous n’etes pas d’accord permettez moi de vous dire que vous n’avez rien à faire sur ce forum.
    On est libre tout à chacun d’arréter notre vaccin, ou sont passés nos droits!
    Et de plus que le vaccin soit efficace on asssumera les conséquences. Personnelement comme je l’ai dit précedemment j’ai cesser ce vaccin et je m’en porte pas plus mal. Et pour votre gouverne ce n’est pas dutout de la paranoia, chacun a un métabolisme différents…qui dit métabolisme différent dit forcément que l’on ne réagit pas tous de la meme facon. Donc si le vaccin n’a rien fait pour vous ou des membres de votre entourage ne prennez pas ceci pour une généralité. Je rajoute pour finir que je suis entièrement d’accord avec christine.
    Sur ce tchao et ne penser surtout pas que votre post me fera changer d’avis je reste sur mes acquis il n’y aura plus de GARDASIL pour moi.

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  2. Et si je peux me permettre nous n’avons reçu le vilain produit qu’une seule fois sur els trois donc des risques minimes voire inexistant comme l’a précédemment dit un modérateur de pharmacritique

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  3. Bonjour,
    Je vous confirme que le vaccin GARDASIL est bel et bien un véritable poison, je l’ai fait il y a trois ans, j’ai 28 ans et je l’ai fait à 25 ans, avant ce vaccin je n’ai jamais été allergique à quoi que ce soit, depuis ce vaccin, je fais ce que je n’ai jamais fait de ma vie, de l’Anaphylaxie, je suis allergique à quasiment tout, les aliments histamino libérateur, les anti biotiques, alors que je les prenais avant ce vaccin et je n’ai jamais fait d’allergie, j’ai des urticaires de Quincke, je dois me faire hospitalisée à chaque grosse crise, c’est un enfer que je vis depuis ce vaccin! Ne vous laissez pas faire, ce n’est pas pour rien qu’il est désormais déconseillé, l’Anaphylaxie a été répertoriée comme un des effets secondaires du Vaccin avec des plusieurs études clinique faîtes au Canada!

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  4. Des témoignages de personnes vaccinées contre l’hépatite B illustrent que celles qui avaient réagi dès la première dose et qui ont poursuivi les injections (souvent en raison de l’obligation pour les personnels de santé) ont vu leurs réactions s’amplifier jusqu’à avoir une sclérose en plaques.
    Par exemple, début novembre 2009 il y a eu ce témoignage d’un médecin hospitalier qui a fait une sclérose en plaques quelques jours après avoir été vacciné contre le H1N1. Son cas était mentionné sur le site de l’Afssaps. On a appris par la suite que 15 ans auparavant il avait eu une première atteinte démyélinisante après la vaccination hépatite B… L’Afssaps avait conclu que la vaccination H1N1 n’y était pour rien puisqu’il avait eu une atteinte auparavant !!!
    On devrait admettre au contraire qu’une réaction indésirable à une vaccination contre-indique les suivantes.

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  5. Bonjours,
    J’ai bientôt 15 ns et j’ai reçu la premiére dose du vaccin il y a 2 jours.
    Je n’ai pas eu d’effet indesirables mais en lisant beaucoup de témoignages, j’ai eu des doutes sur le fais de continuer ce vaccin.
    Qu’est-ce que vous en pensez ?
    Nous sommes en 2012 et le vaccin est sorti (il me semble) en 2006. L’aurait-on interdit s’il avait été trop dangereux ?

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  6. A Mlle,
    Malheureusement, le fait qu’un médicament ou un vaccin soit autorisé n’est en rien une garantie. Vous avez certainement entendu parler du Médiator, qui est resté sur le marché pendant 30 ans, malgré des alertes répétées et des victimes d’effets indésirables graves.
    Je ne peux pas vous dire de ne pas faire les autres doses, mon rôle n’étant pas de donner des conseils médicaux ou autres. Je fais passer des informations qui permettent d’entendre un autre son de cloche, car la presse médicale, les media et bon nombre de médecins et autres professionnels de santé sont soit trop serviles face aux laboratoires pharmaceutiques, à cause d’intérêts financiers, soit ne cherchent pas à investiguer la véracité des informations donnés par les labos et reprennent leurs communiqués de presse et leurs discours faits pour vendre des médicaments et des vaccins…
    Sur ce blog, il y a une bonne soixantaine d’articles de sources médicales sérieuses qui mettent en cause le Gardasil et le Cervarix, en particulier parce que son efficacité et son utilité n’ont toujours pas été démontrées…
    Les articles sont accessibles à partir de la liste alphabétique de sujets à gauche de la page.
    Il y a aussi beaucoup de signalements d’effets indésirables. (Mais pas de panique, car ils apparaissent habituellement assez vite après la vaccination.)
    Lorsque vous aurez des relations sexuelles, assurez-vous de vous protéger. Et puis, lorsque vous serez plus âgée, il faudra faire des frottis réguliers, qui permettent de dépister toutes les souches de papillomavirus si jamais il y a une infection persistante, qu’on appelle « dysplasie ». Même à supposer que le Gardasil et le Cervarix soient efficaces contre les dysplasies, ils ne concernent que deux souches de papillomavirus sur les 15 ou 16 qui peuvent être impliqués dans des cancers du col de l’utérus. (Cancers qui mettent en moyenne 15 à 20 ans à se développer, dans de très rares cas où des infections persistent et des dysplasies de moyen puis de haut grade s’installent. Le frottis régulier les dépiste et permet de les guérir).
    Et sachez que dans l’immense majorité des cas, l’organisme élimine tout seul ce type d’infection, quelle que soit la souche impliquée.
    Tous les détails sont dans les articles; je ne peux pas résumer tout ici.
    En tout cas, il ne faut surtout pas penser que le vaccin vous protège contre le cancer du col de l’utérus. Il faut faire des frottis.
    Cordialement

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  7. Merci beaucoup de m’avoir répondu.
    Je pense que je vais arreter ce vaccin car les effets indésirable me font vraiment peur.
    J’en ai parlé à me parents qui ne comprennent pas trop ma décision étant donné qu’ils sont médecins et infirmière.
    Je pense que mon père ne m’aurait pas fait ce vaccin s’il le trouvait trop dangereux mais je ne cesse de penser à ces filles de mon age qui ont subi ces effets indésirables…
    Durant ces trois dernières semaines (j’ai fais ma première injection il y a trois semaines) je me suis souvent dit « et si ça avait été moi? »
    Ce vaccin me tracasse beaucoup trop donc je ne ferai pas les autres injections. Je trouve qu’à mon age, on a le droit de choisir!
    Bien sur, ma mère ma déjà parler des frottis qui sont très important dans la vie sexuelle d’une femme.
    Encore une fois, merci de m’avoir répondu.

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  8. si vous souhaitez faire ce vaccin à vos gamins je crois qu’il serait judicieux de vous informer bien davantage…Si vous n’avez pas d’enfants ou ne souhaitez pas en avoir, merci de penser aux autres
    http://docteur.nicoledelepine.fr/1785
    Avec petites bases en statistiques rien ne vous empêche de reproduire les chiffres obtenus…
    Environ 100 pour cent d’augmentation des cancers du col, en terme d’efficacité on aura vu mieux…sans parler des autres risques

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