Surmédicalisation, sous-médicalisation, surdiagnostics, surtraitements: programme du 3ème colloque de Bobigny (25 et 26 avril 2014)

Quelques remarques avant de poster le programme

J’ai été absente au moment de la répartition des ateliers et des premières discussions, y compris sur le choix des personnalités invitées à donner des conférences introductives. Tout le monde connaît mes positions quant à l’existence même des ordres professionnels, donc de l’ordre des médecins et du conseil d l’ordre (CNOM), qui prétend auto-réguler la médecine. Aussi, je n’aurais pas invité le Dr Patrick Bouet, président du Conseil national de l’Ordre des médecins. Et encore moins le président de la Haute Autorité de Santé, le Pr Jean-Luc Harousseau, au vu de mon article sur ses conflits d’intérêt, et plus particulièrement les plus de 200.000 euros perçus à titre d’honoraires personnels dans les trois ans précédant sa nomination (et non déclarés dans sa première déclaration d’intérêts). J’essaierai d’évoquer cet aspect lors du colloque.

Continuer la lecture de Surmédicalisation, sous-médicalisation, surdiagnostics, surtraitements: programme du 3ème colloque de Bobigny (25 et 26 avril 2014)

Surmédicalisation, sous-médicalisation, surdiagnostics et surtraitements – programme du colloque 3 et 4 mai à Bobigny

Le groupe Princeps organise, en coopération (pour la logistique) avec le Département de Médecine Générale de la Faculté de médecine de Bobigny et la Société de Formation Thérapeutique du Généraliste:

Continuer la lecture de Surmédicalisation, sous-médicalisation, surdiagnostics et surtraitements – programme du colloque 3 et 4 mai à Bobigny

2ème colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements ». Ateliers et appel à contributions (3 et 4 mai 2013 à Bobigny)

Le groupe Princeps (Omar Brixi, Elena Pasca, François Pesty, Jean-Claude Salomon, Michel Thomas) organise les 3 et 4 mai 2013 le deuxième colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements », à la Faculté de Médecine de Bobigny. Pour la logistique, le groupe Princeps collabore avec le Département de Médecine générale de la Faculté de Médecine de Bobigny et avec la SFTG.

A partir de cette page, vous pouvez accéder aux actes du colloque – textes complets, powerpoints, comptes-rendus, graphiques… – et à toutes les informations concernant le premier colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements », qui a eu lieu les 27 et 28 avril 2012 à Bobigny, avec les mêmes organisateurs.

Les introductions détaillées que j’ai faites sur plusieurs pages, portant sur la médicalisation et la surmédicalisation, restent toujours d’actualité, tout comme le communiqué de presse et les autres documents collectifs.

Continuer la lecture de 2ème colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements ». Ateliers et appel à contributions (3 et 4 mai 2013 à Bobigny)

A qui appartient la santé des Français ? Scandales sanitaires, recherche en panne… Débat le 28 mars à Tours (Sciences en Bobines)

Le festival Sciences en bobines, organisé chaque année par la Fondation Sciences Citoyennes, en est à sa 8ème édition, qui a lieu dans 13 villes. La dernière séance aura lieu le 28 mars à Tours ; elle s’inscrit dans les « jeudis du CNP », puisqu’elle est co-organisé par Sciences Citoyennes et le Cinéma National Populaire. Le CNP est une associatiation (voir son site) qui se veut « un lieu de remise en question citoyenne, d’explication et de décryptage d’une société aux enjeux multiples » ; les événements qu’il organise visent à « mettre à jour l’idéologie qui sous-tend les discours et les actes politiques, économiques, sociaux, culturels du pouvoir ».

Date et lieu : 28 mars à 20 h 00 au cinéma Les Studios, situé au 2, rue des Ursulines à Tours. colloque surmédicalisation,individualisme néolibéral médecine,marché santé pharmaceutique,sciences en bobines tours,fondation sciences citoyennes,elena pasca,surmédicalisation,disease mongering,conflits d'intérêts médecine,cinéma national populaire,marketing vs recherche et développement,lois répression corruption étranger,influence pharmaceutique,stéphane horel,les médicamenteurs,médecine uniformisation différence,médecine normalité,médecine contrôle social,néolibéralisme santé,marketing pharmaceutique,capitalisme médecine,médicalisation de l'existence,médicalisation des émotions

  • 20 h00 : projection du documentaire de Stéphane HOREL, « Les Médicamenteurs »
  • 21 h 00 : débat avec Elena PASCA, philosophe, membre du CA de Sciences Citoyennes, administratrice du blog Pharmacritique.

Elena Pasca fera d’abord une introduction complétant et actualisant les thématiques abordées dans le documentaire « Les Médicamenteurs ». Cette introduction sera suivie d’un débat avec la salle, au cours duquel Elena Pasca répondra aux questions et développera certains points. 

Sur cette page, vous trouverez des informations pratiques (plan d’accès au cinéma Les Studios…). Une participation aux frais de 4 euros est demandée par le co-organisateur, Le Cinéma National Populaire.

**

Voici un court texte introductif que j’ai fait en reprenant certains leitmotivs de mes articles et interventions lors de débats et auditions ainsi que dans les media.

Je poserai les jalons de la discussion avec le public en identifiant les problèmes majeurs du système de santé et de soins, à commencer par la médicalisation (des émotions, des états physiologiques, des étapes de la vie), surmédicalisation, conflits d’intérêts, disease mongering/façonnage de maladies, rhétorique de la prévention…).

Puis je parlerai des spécificités de l’oligopole que forment les multinationales pharmaceutiques et esquisserai le contexte socio-historique et idéologique (surtout le néolibéralisme…) qui a rendu possible l’avènement d’un système déformé de part en part par la surmédicalisation. S’agissant plus spécifiquement de l’influence de l’industrie pharmaceutique – qui a atteint un degré tel que l’on parle désormais de « ghost management » (gestion invisible, mais omniprésente) du système de formation, de recherche et d’information médicale -, je reviendrai sur les changements structurels induits par l’évolution du marché: la panne de l’innovation et l’absence de progrès thérapeutique (exemples à l’appui pour ces dernières années), expiration des brevets de nombreux blockbusters, nécessité de s’adapter à l’explosion du nombre de maladies chroniques et de maladies neurodégénératives, nécessité de trouver d’autres façons de garantir les profits, d’où la prédominance du marketing et l’inversion entre marketing et recherche et développement.

D’où aussi la publicité faite pour des médicaments et des actes médicaux sans utilité médicale, mais désormais acceptés socialement (médicaments de confort / lifestyle drugs), interventions de confort, médecine et chirurgie esthétique, interventions visant à booster/renforcer la performance, voire le corps tout entier, alors que la société est de plus en plus perméable à des thèses telles que celles des transhumanistes…

Nous sommes tous co-responsables de laisser se reproduire – au prix d’actualisations minimes, de colloque surmédicalisation,individualisme néolibéral médecine,marché santé pharmaceutique,sciences en bobines tours,fondation sciences citoyennes,elena pasca,surmédicalisation,disease mongering,conflits d'intérêts médecine,cinéma national populaire,marketing vs recherche et développement,lois répression corruption étranger,influence pharmaceutique,stéphane horel,les médicamenteurs,médecine uniformisation différence,médecine normalité,médecine contrôle social,néolibéralisme santé,marketing pharmaceutique,capitalisme médecine,médicalisation de l'existence,médicalisation des émotionssurface, ce système qui traduit la logique mercantile et les dogmes de l’individualisme néolibéral, y compris dans ce segment de marché qu’est la santé marchandisée. Nous sommes tous responsables de nous conformer en acceptant la médicalisation de notre existence, en acceptant la « correction médico-pharmaceutique » qui nous uniformise, nous met au pas, nous normalise et extirpe la différence.

Passés par l’interventionnisme médical omniprésent, les individus – qui pensent, qui plus est, que la médicalisation est l’expression d’un droit et de la démocratisation de l’accès égalitaire aux soins, finissent potentiellement interchangeables; ils sont uniformisés en tant que force de travail dont la maintenance est assurée par la médecine, comme ils sont uniformisés par d’autres segments du marché néolibéral, qui les gardent et entretient leur force de travail (entertainment, Unterhaltung…) dans l’enclos de l’industrie des loisirs, elle aussi passive et ne demandant que de s’y conformer sans penser, sans exercer l’esprit critique qui pourrait permettre une distance critique par rapport au système. De fausses solutions sont créées par le système lui-même, comme les médecines alternatives (médecines douces, etc.), qui donnent l’impression d’être hors système, voire contre le système, alors qu’elles reposent sur la même logique de médicalisation (tout problème relève de la médecine (ou d’un substitut) et a donc une solution médicale (ou homéopathique, etc.).

Je donnerai quelques pistes pour indiquer des solutions possibles.

J’insisterai particulièrement sur les dispositifs étrangers peu connus, voire inconnus en France (lois, réglementations et dispositifs permettant de réprimer et de dissuader la fraude, la corruption, les conflits d’intérêts, mais aussi d’autres lois protégeant les lanceurs d’alerte et servant de garde-fous pour garantir un minimum d’indépendance de l’expertise en médecine et en santé publique).

Puis je parlerai des médicaments essentiels et donnerai des exemples de campagnes telles que Choosing wisely, Essential Health Benefits, Selling Sickness…), qui tentent de résoudre certaines dimensions de la surmédicalisation et du mésusage (underuse, overuse, misuse…) des médicaments, bref, de tout ce qui s’oppose à un usage rationnel des médicaments et des actes médicaux dans le cadre d’une médecine raisonnée.

Tous ces thèmes sont abordés en détail dans les centaines d’articles que j’ai publiés sur le blog Pharmacritique et ailleurs. Le colloque qui a eu lieu les 27 et 28 avril à la Faculté de médecine de Bobigny, « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements », a été consacré à certaines de ces thématiques. La deuxième édiction aura lieu les 3 et 4 mai sous le même titre, organisé toujours par le groupe Princeps, dont je fais partie. J’aurai le plaisir d’animer un atelier sur le disease mongering/façonnage de maladies et d’y faire un exposé. Retenez la date. Je donnerai plus de détails sur les ateliers dans l’appel à contribution, posté bientôt.

Elena Pasca

Trente ans de dépistage du cancer du sein : bonne intention et obstination dans l’erreur pour un résultat monstrueux

Par le Dr Bernard DUPERRAY 

(DPI / présentation de l’auteur en fin d’article)

Le cancer du sein fait l’objet depuis plus de vingt ans d’un dépistage mammographique individuel ou de masse organisé, associé à une énorme propagande purement démagogique, qui vante ses effets bénéfiques et occulte ses effets délétères.

Le cancer du sein reste encore en 2012 un problème majeur de santé publique, le cancer le plus meurtrier chez les femmes.

Il n’a pas été observé de baisse significative de la mortalité par cancer du sein. Là où cette baisse s’amorce, elle est retrouvée de façon identique chez les femmes dépistées et non dépistées. (1)

Continuer la lecture de Trente ans de dépistage du cancer du sein : bonne intention et obstination dans l’erreur pour un résultat monstrueux

Endométriose chronicisée et dépistage du cancer du sein par mammographie: constructions sociales érigées en science. Business par yellow-washing et pink-washing

En 2008, lorsque j’ai posté quelques petits articles critiques sur les dépistages réguliers du cancer de la prostate par dosage du PSA et du cancer du sein par mammographies régulières, il n’y avait pas grand monde à en parler en public, références à l’appui, à l’intention de tout le monde, et d’abord des femmes et des hommes concernés.

Continuer la lecture de Endométriose chronicisée et dépistage du cancer du sein par mammographie: constructions sociales érigées en science. Business par yellow-washing et pink-washing

Médicaments : 10 milliards d’euros d’économies réalisables. Conférence de presse

Lundi 24 septembre 2012, de 11 h à 12h30, aura lieu à la Représentation du Parlement européen en France (288 Boulevard Saint Germain, 75007 Paris) une conférence de presse sous le titre « Médicaments : 10 milliards d’euros d’économies réalisables ». Voici l’annonce :

En présence de :

  • Michèle RIVASI, membre de la Commission Santé et Environnement au Parlement Européen 
  • Elena PASCA, rédactrice du blog Pharmacritique, membre du CA de Sciences citoyennes 
  • Serge RADER, Pharmacien

Les Français dépensaient 5 milliards d’euros en 1980 pour leurs médicaments. Aujourd’hui ce chiffre s’élève à 37 milliards. Non seulement ils en consomment trop (champions d’Europe), sans amélioration clinique tangible, mais ils payent les médicaments génériques beaucoup plus chers que leurs voisins européens. Ils sont également les premiers utilisateurs de molécules récentes qui n’apportent aucun progrès thérapeutique (1).      

En effet, en l’absence d’une analyse coût/efficacité et efficience, en l’absence d’une évaluation de la pertinence des prescriptions et d’une autorisation de mise sur le marché exigeant la supériorité thérapeutique des nouveaux médicaments, l’on peut compter sur les doigts d’une main les médicaments vraiment novateurs, parmi les centaines autorisés et admis au remboursement chaque année en France.  

Pendant ce temps, les profits pharmaceutiques augmentent, au détriment de la Sécurité sociale, qui voit son déficit se creuser de plus en plus, au risque de mettre en danger notre système solidaire de protection sociale et l’accès aux soins. La qualité de la prise en charge des patients stagne, de même que la recherche fondamentale porteuse d’innovations, alors même que le reste à charge et la part des contribuables dans le financement des recherches augmentent. 

Comment en sommes-nous arrivés là? Quel rôle jouent aujourd’hui les industries pharmaceutiques, leur marketing, leur lobbying et leurs stratégies? Pourquoi les citoyens sont-ils les premières victimes de cette politique opaque? Comment réaliser des économies dans ce secteur? Réponse le 24 septembre prochain.

(1) Selon la Fédération hospitalière de France un « petit tiers d’actes médicaux » sont inutiles. C’est pourquoi il faut réduire la consommation de médicaments inutiles, qui n’apportent rien, si ce n’est des risques.

Lieu : Représentation du Parlement européen en France, 288 Boulevard Saint Germain, 75007 Paris

**

J’avais fait des commentaires en marge d’une conférence de presse à laquelle je devais participer, avec Michèle Rivasi, Eva Joly et Sophie Archimbaud, qui a été organisée mais n’a pas pu avoir lieu (tous les candidats ont suspendu leur campagne présidentielle au lendemain de la tuerie de Toulouse). Certains sujets restent les mêmes; les commentaires sur le complexe médico-industriel et l’expertise citoyenne aussi… Ils sont sur cette page: « Moraliser la politique du médicament« .

Evidemment, le sujet central est la surmédicalisation (et la surmédicamentation qu’elle induit), donc les dépenses inutiles. Il faudrait une critique de toutes les dimensions du système actuel de santé et de soins, parce qu’elles sont toutes déformées par la surmédicalisation, que l’on en ait conscience ou non… Une critique radicale aboutirait à des propositions radicales de refonte de l’ensemble du système – et on ne penserait même pas en termes d’économies à faire, puisque beaucoup de coûts inutiles seraient évités.

Pour des détails sur les causes, les formes et les conséquences de la surmédicalisation, voir les articles à ce sujet (et au sujet de l’abus de prévention, du marketing pharmaceutique, etc.), en particulier les actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements » (27 et 28 avril 2012 à Bobigny). Lors de ce colloque, je suis intervenue sur les causes de la surmédicalisation; celle-ci est une conséquence d’un phénomène plus global, à analyser dans toutes ses composantes: le dévoiement de la fonction sociale de la médecine. (EP)

« Selling sickness. People Before profits » : conférence internationale sur le disease mongering (février 2013)

disease mongering,conférence internationale selling sickness,maladies inventées,façonnage de maladies,leonore tiefer,ray moynihan,surmédicalisation méthodes,médicalisation de la vie,vendeurs de maladies,dr knock médicalisation,disease mongering auteurs,dépistage cancers prévention

Du 20 au 22 février 2013 aura lieu à Washington la conférence internationale « Selling sickness : People before profits » (Vendre des maladies. Pour que la santé l’emporte sur les profits). Le site décrit l’historique, les objectifs, les grands thèmes, les organisateurs… Il y a aussi un appel à contributions (à envoyer avant le 1er octobre 2012).

Elle s’inscrit dans la série qui a débuté en avril 2006 par la conférence « Selling Sickness » à Newcastle (Australie). Les actes sont accessibles dans la collection « Disease mongering » de la revue indépendante PLoS Medicine.

Continuer la lecture de « Selling sickness. People Before profits » : conférence internationale sur le disease mongering (février 2013)

Résumé des interventions lors du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements » (hors contributions)

Pour compléter les actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements » (27-28 avril à la Faculté de médecine de Bobigny), dont la publication commence sur cette page, voici le résumé des principales interventions faites pendant les ateliers (lors de la discussion succédant aux contributions) et pendant les trois assemblées plénières.

Merci à François PESTY d’avoir pris des notes et de les avoir transcrites. J’ai rajouté quelques paragraphes. Une version moins complète de ce texte a été diffusée sous le titre « Verbatim des interventions ». Si d’autres intervenants souhaitent compléter ce texte, merci de m’adresser le résumé de leurs interventions lors des débats et plénières à pharmacritique@voila.fr.

Continuer la lecture de Résumé des interventions lors du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements » (hors contributions)

De la médecine préventive à l’abus de prévention: « L’acharnement préventif » par Pierre Biron

L’ACHARNEMENT PRÉVENTIF bilan régulier utilité,prévention abus de prévention,preventive hounding,pierre biron,dépistage cancer,génétique thérapie médecine,profilage génétique,médecine générale clinique,déshumanisation médecine technique,médicalisation états physiologiques,disease mongering,surmédicalisation exemples,médecine préventive conflits d'intérêt,pharmacologie sociale,surdépistage cancers,bilans sanguins systématiques critique,examen clinique,exercice de la médecine vs technique

Par le Pr Pierre BIRON*

(Photo: site de l’Université de Montréal)

Message public : attention au bilan médical périodique, au santéisme biologique et au profilage génétique!

La période de la médecine à visage humain que pratiquaient les généralistes est une espèce menacée. Les médecins observaient jadis le malade dans son cadre de vie; au moins ils le regardaient marcher entre la salle d’attente et celle de l’examen; que de choses un œil averti peut déceler dans une démarche chez une personne qui consulte.

Continuer la lecture de De la médecine préventive à l’abus de prévention: « L’acharnement préventif » par Pierre Biron

Actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements ». Ateliers 4, 5 et 6

Le colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements » qui a eu lieu le 27 et le 28 avril à la Faculté de médecine de Bobigny a été présenté plusieurs fois, en particulier dans les notes contenant l’introduction détaillée et le programme. Les enjeux et les possibles suites à donner – j’imaginais un mouvement citoyen d’idées – ont été évoqués dans le communiqué de presse des organisateurs.

Quant aux actes (powerpoint et textes transmis par les intervenants et les modérateurs) : sur Pharmacritique ont déjà été publiés les actes de l’atelier N° 1 (Surmédicalisation, mythe ou réalité), de l’atelier N° 2 (Causes et sources de surmédicalisation), de l’atelier N° 3 (Surdiagnostics sources de surtraitements), de même que les comptes-rendus des ateliers faits par les modérateurs respectifs. Des liens insérés au début de chaque page permettent d’accéder à tout ce qui a été publié là-dessus sur ce blog.

Voici les contributions aux ateliers N° 4, 5 et 6 (et quelques liens et fichiers complémentaires, envoyés par les contributeurs).

Continuer la lecture de Actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements ». Ateliers 4, 5 et 6

Atelier N° 3 : « Surdiagnostics sources de surtraitements » (suite des actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements » 2012)

Pour la continuité et une vue d’ensemble, vous pouvez lire les principaux documents déjà postés sur Pharmacritique à propos du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements », qui a eu lieu les 27 et 28 avril 2012 à la Faculté de médecine de Bobigny.

Continuer la lecture de Atelier N° 3 : « Surdiagnostics sources de surtraitements » (suite des actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements » 2012)

Actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements » 2012. Atelier N° 2: Causes et sources de surmédicalisation

Outre les contributions à l’atelier N° 2, ce texte contient aussi deux documents fort bien faits et édifiants, réalisés par le Dr Monique Debauche, psychiatre à la Free Clinic de Bruxelles, membre du GRAS (Groupe de Recherche et d’Action pour la Santé). Il s’agit d’une suite de publicités et autres images qui illustrent l’évolution de la médicalisation et surmédicalisation des femmes, en particulier sous l’angle psychologique et psychiatrique.

Continuer la lecture de Actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements » 2012. Atelier N° 2: Causes et sources de surmédicalisation

Actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements ». L’atelier N° 1 : « La surmédicalisation, mythe ou réalité »

Le programme du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements », qui a eu lieu les 27 et 28 avril 2012 à la Faculté de médecine de Bobigny, est sur cette page. La présentation détaillée est sur celle-ci, avec une introduction globale sur les enjeux et l’urgence d’une prise de conscience par l’ensemble des citoyens, car la critique de la surmédicalisation n’est pas l’apanage des professionnels de santé.

Continuer la lecture de Actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements ». L’atelier N° 1 : « La surmédicalisation, mythe ou réalité »

Actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements »: les comptes-rendus des ateliers (causes, formes, enjeux, médicaments essentiels…)

Les 27 et 28 avril 2012 a eu lieu à la Faculté de médecine de Bobigny le colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements », co-organisé par le Groupe Princeps (Omar Brixi, Elena Pasca, François Pesty, Jean-Claude Salomon, Michel Thomas), le Département de Médecine générale de la Faculté de Bobigny et la SFTG (voir le programme).

Conceptualiser pour faire comprendre les enjeux pour tous les citoyens

A ceux qui n’en ont pas encore eu connaissance, je conseille de commencer par cette page de présentation du colloque et des ateliers, avec mon introduction détaillée sur les enjeux et l’importance d’une prise de conscience globale, par l’ensemble des citoyens, de l’omniprésence de la surmédicalisation, de ses causes, formes et conséquences, de ses risques pour notre santé individuelle et publique, tout comme pour le système public solidaire de santé et de soins.

Continuer la lecture de Actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements »: les comptes-rendus des ateliers (causes, formes, enjeux, médicaments essentiels…)

« Santé, jusqu’où irons-nous? » Entretien virtuel avec Oscar Grosjean

NdlR : Pierre BIRON est professeur honoraire de pharmacologie à l’Université de Oscar Grosjean,pierre biron,surmédicalisation disease mongering,dépistage cancer surmédicalisation,prévention abus de prévention dépistage,sécurité sociale danger privatisation,disease mongering cholestérol ostéoporose hypertension,médecine générale rémunération qualité,elena pasca surmédicalisation,aide à l'observance,influence pharmaceutique médicalisation,surmédicalisation soins inutiles,sous-médicalisation pauvreté accès aux soins,acharnement thérapeutique,procréation médicalement assistée risquesMontréal, auteur et co-auteur de nombreux articles et d’un Alterdictionnaire médico-pharmaceutique anglais-français, critique et évolutif. J’ai fait une présentation détaillée de l’auteur, qui a publié plusieurs articles sur Pharmacritique, à la fin de son texte sur la « complicité médico-pharmaceutique [qui] dévoie le savoir médical ».

Ici, Pierre Biron nous présente le livre d’Oscar GROSJEAN, Santé, jusqu’où irons-nous? Fabriquer des patients pour tuer la Sécu. Charleroi, Couleur livres, 2005, 120 pages, 13 euros.

Selon la présentation de l’éditeur, Oscar Grosjean est « chirurgien, maître de stage et diplômé en criminologie. Collaborateur de l’Université de Liège, il a poursuivi des travaux de recherche particulièrement en transplantation. Responsable du service de chirurgie à la Faculté de médecine du Rwanda de 68 à 71, il a aussi effectué une dizaine de missions chirurgicales en Afrique et au Proche-Orient ». L’introduction au livre, faite par l’éditeur, est sur cette page du site qui contient aussi les illustrations. [Elena Pasca]

 

« Santé, jusqu’où irons-nous? » Entrevue virtuelle avec Oscar Grosjean 

Par le Pr Pierre BIRON

Un ouvrage décapant qui décrit les choses telles qu’elles sont devenues en matière de santé et de médecine. Un ouvrage sur la médecine d’aujourd’hui, « débordant de constatations surprenantes et de questions impertinentes », comme de savoir si les examens et soins proposés aujourd’hui, de plus en plus nombreux et coûteux, sont utiles à notre santé. Son regard critique nous rappelle celui des Américains Nortin Hadler (Malades d’inquiétude ?) et Gilbert Welch (Dois-je me faire tester pour le cancer ?), tous deux traduits par Fernand Turcotte, aux Presses de l’Université Laval (Québec, CA).

Continuer la lecture de « Santé, jusqu’où irons-nous? » Entretien virtuel avec Oscar Grosjean

La surmédicalisation : un dysfonctionnement majeur et systémique, à haut risque pour la santé publique comme pour notre système de soins. Communiqué de presse

Voici le communiqué de presse des organisateurs du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements » (présentation et programme détaillé sur cette page), à savoir

  • le groupe d’études Princeps (Omar Brixi, Elena Pasca, François Pesty, Jean-Claude Salomon, Michel Thomas),
  • la SFTG (Société de Formation Thérapeutique du Généraliste) et
  • le Département de Médecine générale de la Faculté de médecine de Bobigny
Continuer la lecture de La surmédicalisation : un dysfonctionnement majeur et systémique, à haut risque pour la santé publique comme pour notre système de soins. Communiqué de presse

Claude Béraud ou la négation de la morale en médecine

« La médicalisation de la santé et du mal-être » (III): « Les malades sans maladie »

Texte retiré le 7 janvier 2016.

Je posterai le vrai travail de Claude Béraud, sans ma réécriture.

**

Ajout posté le 29 octobre 2016. C’est une réaction spontanée, une première façon de faire ma mea culpa, parce que mon besoin de croire à l’existence de médecins qui seraient au-dessus de la mêlée, capables de mettre en oeuvre des principes moraux, m’a menée à croire le discours victimisant de Claude Béraud et à chercher des excuses à ses dérapages. De plus, lorsque j’ai mené la campagne de communication – allant jusqu’à demander à des gens de poster des commentaires à ses textes, parce qu’il se plaignait de ne pas susciter de réactions -, je n’avais pas lu ce qu’il avait écrit auparavant, ce qui relève d’un sexisme de la pire espèce, caché sous des dehors de sollicitude. La logique comptable le poussait à limiter les examens au strict minimum et à déclarer qu’il s’agissait de névrose dès qu’il y avait des symptômes digestifs qui n’étaient pas immédiatement diagnosticables par lui, ce qui implique aussi un total manque d’humilité quant aux limites de ses connaissances et quant aux limites de la médecine en général. 

J’ai retiré les autres textes et posté quelques autres réactions spontanées à leur place. J’ai d’autres impératifs pour les mois à venir, mais viendra le moment où l’image de Claude Béraud collera non pas à ce qu’il veut que l’on pense, mais à ce qu’il a vraiment fait et dit. Tout est documenté, ce qui permet de s’en tenir aux faits.

*

Je n’ai jamais donné à Claude Béraud l’accord d’utiliser mon travail sur ses textes en dehors de Pharmacritique et lui demande donc de faire disparaître toute trace de ce travail. Qu’il poste ce qu’il veut de ce qu’il a écrit lui, mais rien venant de moi.

J’ai eu tort de sortir Claude Béraud de l’oubli et de sa dépression (puisque plus personne ne le lisait et qu’il n’avait plus le pouvoir de semer la zizanie, comme il l’avait fait avec les médecins et dans ses livres qui psychologisent à outrance). J’ai eu tort de redorer son blason, de l’aider à se remettre à écrire, de réécrire ses textes et, surtout, de faire une telle campagne de communication parlant de lui comme d’un modèle, d’une référence, surtout en termes d’éthique et de morale. Par son comportement répété, mais aussi par ce qu’il a écrit avant le dernier livre très consensuel et dont les textes ont été retravaillés par d’autres personnes – et près d’un tiers du livre se compose du texte sur la surmédicalisation réécrit par moi -, Claude Béraud est l’exacte négation de la morale. Preuves à l’appui, ce qui me permettra de transcrire ses propres dires, montrant le vrai visage d’un homme qui pense en comptable, qui calcule comment exploiter encore plus quelqu’un qui peut encore lui servir. Lâchant quelques excuses de temps à autre, pour mieux renforcer la manipulation.

Le comportement de Claude Béraud me donne envie de vomir. Aussi au sens propre du terme, lorsqu’il a décrit très longuement sa déchéance, de façon répétitive et jusque dans des détails scabreux totalement indécents, pour se servir même de cela dans sa tentative de m’asservir à nouveau pour un livre dont apparemment personne ne veut sans une réécriture et une refonte des plus de 900 notes pour plus de 400 pages (en octobre 2015, car depuis, j’ai laissé tomber mon idée de lui donner une énième occasion de s’excuser, de rectifier le tir, de corriger au moins ce qui m’a été directement préjudiciable. La nausée est trop forte. Mais je dois en parler – et le ferai en détail, malgré la nausée – parce que j’ai induit les lecteurs en erreur et, en redorant son blason, j’ai permis à Claude Béraud de revenir sur le devant de la scène. Il en voulait plus, toujours plus, et j’aurais dû comprendre que quelqu’un d’aussi calculateur n’allait pas s’arrêter de lui-même alors qu’il avait à sa disposition quelqu’un comme moi, qui, en plus d’un altruisme versant dans la connerie par manque de limites, s’est laissé manipuler par le discours de victime, par l’âge et l’invocation de la déchéance, par cette image d’une oeuvre à transmettre.

*

Claude Béraud, retirez tout ce qui vient de moi, tout apport à vos textes. Affichez-vous avec ce que vous êtes, ce dont vous êtes capable tout seul. Et si vous n’êtes pas capable tout seul, alors appliquez-vous ce que vous avez dit des autres. J’ai assez donné.

Votre comportement et votre opportunisme me donnent envie de vomir. 

Claude Béraud ou la négation de l’éthique médicale

Texte retiré le 7 janvier 2016.

Je posterai le vrai travail du Pr Claude Béraud, sans ma réécriture. 

Je me suis fait avoir. Retirer les textes est la première étape de la rectification.

Quelques réactions spontanées sont postées sur d’autres pages, à la place des textes. Je n’ai jamais donné l’autorisation à Claude Béraud de se servir de mon travail et demande qu’il fasse en sorte de ne publier que les versions non retravaillées par moi. Qu’il transmette à la postérité ce dont il est capable tout seul.

Claude Béraud: les prétentions éthiques qui cachent la logique comptable et le sexisme

Texte retiré le 7 janvier 2016.

Je posterai le vrai travail du Pr Claude Béraud, sans ma réécriture.

Sur d’autres pages, j’ai posté des réactions spontanées expliquant en grandes lignes comment je me suis fait avoir par Claude Béraud, qui a déployé une stratégie de manipulation bien calculée. Un comportement d’exploitation comme si tout lui était dû, comme si c’était un honneur que d’être au service du grand homme.

Cela me fait penser à un patricien romain qui faisait faire le travail par les esclaves, tout en pérorant sur les principes. Avec des adaptations, certes. Il multipliait les remerciements en privé, mais ne disait rien publiquement. Surtout, il déployait son emprise à partir d’un discours victimaire et jouant sur sa déchéance physique comme sur tous les ressorts qui déclenchent la pitié et la propension à aider… Lâchant quelques excuses de temps à autre, juste ce qu’il faut pour continuer l’emprise. Le grand homme victime d’un système injuste et de son grand âge, qui a besoin de vous pour transmettre son discours à la postérité et vous adresse des « Chère Amie », des remerciements, des appréciations sur la qualité du travail, etc. Avant de demander, avec insistance, pourquoi il n’y a pas plus de commentaires, pourquoi on ne le contacte pas, etc. Vu son âge, j’ai souvent pensé qu’il oubliait, que son âge expliquait les dérapages. Il en jouait, d’ailleurs. Mais il retenait tout ce qui allait dans le sens qu’il voulait donner. 

Je n’ai toutefois pas dépassé les bornes et ai pris le soin de tout documenter. Ma connerie a quand même des limites…