« Redéfinir l’endométriose à l’âge moderne » par le Dr David Redwine. En finir avec les préjugés de maladie des règles, chronique, incurable et à médicamenter

Ce texte comporte deux parties: un texte par moi afin d’esquisser le contexte global, puis la traduction du texte « Redéfinir l’endométriose à l’âge moderne » par le Dr David Redwine, déjà postée sur cette page en juillet 2011 (avec la permission de l’auteur) et précédée par un exposé détaillé de l’industrie de l’endométriose.

Tous ces points sont abordés en détail dans mon livre en libre accès, paru en novembre 2016 et mis à jour jusqu’à la mi-février 2018. C’est le fruit de mes enquêtes et batailles depuis près de 15 ans. Mon travail part des aspects techniques abordés par le Dr David Redwine, mais pour aller bien au-delà. J’apporte une approche originale et globale sur le business de l’endométriose et sa chronicisation, ainsi que des analyses de détail de ses stratégies, ses discours, ses acteurs et moyens de diffusion et d’influence.

Les autres textes sur l’endométriose et son business sont accessibles en faisant une recherche depuis la liste alphabétique des catégories. Une première synthèse date de 2008, sous le titre « L’industrie du cancer, modèle du business de l’endométriose chronicisée. Yellow-washing médico-industriel, psychanalytique, naturopathique, communicationnel… » La chronicisation est réaffirmée en 2009 sur Pharmacritique (par exemple sur cette page qui cite et traduit les propos du prix Nobel Richard J. Roberts) et sur le blog de l’association AVEAG des victimes Enantone, Decapeptyl (que j’ai fondée en 2006). Et sur les divers supports tels que forums, débats, interventions médiatiques, etc.

Lire la suite »

Endométriose chronicisée et dépistage du cancer du sein par mammographie: constructions sociales érigées en science. Business par yellow-washing et pink-washing

En 2008, lorsque j’ai posté quelques petits articles critiques sur les dépistages réguliers du cancer surmédicalisation,surdiagnostic cancer du sein,dépistage cancer du sein,mammographie dépistage critique,peter gotzsche,h gilbert welch,gilbert welch dépistage cancer,mammographie faux positif,cancer du sein surtraitement,surmédicalisation surdiagnostic surtraitement,octobre rose conflits d'intérêt,ruban rose désinformation,désinformation cancer du sein,nordic cochrane centre cancer du sein,paternalisme cancer du sein,misogynie médecine cancer,médicalisation femmes,que choisir cancer du seinde la prostate par dosage du PSA et du cancer du sein par mammographies régulières, il n’y avait pas grand monde à en parler en public, références à l’appui, à l’intention de tout le monde, et d’abord des femmes et des hommes concernés.

(Je ne compte pas les quelques exposés faits lors de colloques scientifiques, ma bonne dame, dans l’entre-soi de quelques professionnels convaincus, qui allaient définir ce qu’il fallait dire et demander aux femmes de faire. Comme si tout ce qu’on attendait d’elles, c’est qu’elles s’adaptent encore et toujours, en substituant les anciens maîtres à penser par des nouveaux, qu’elles changent de nuances de rose, sans chercher à comprendre des choses qui dépassent les bécassines, par définition. D’ailleurs, n’est-ce pas ce qu’on attend des patient(e)s en général, en France?).

Les notions de médicalisation des (corps des) femmes, avec tout l’éventail du disease mongering, les notions de surmédicalisation, surdépistage, surdiagnostic, surtraitement… n’étaient pas encore à la mode dans le débat public, et personne ne parlait des effets indésirables graves des hormonothérapies de type analogues agonistes GnRH (Enantone/Lupron, Décapeptyl, Zoladex…) dans les cancers de la prostate et les cancers du sein hormondépendants.

Lire la suite »