Cause de l’endométriose: anomalies congénitales relevant de la mülleriose et métaplasie embryonnaire, explique le Dr David Redwine

En 2011, j’ai traduit et publié le texte « Redéfinir l’endométriose à l’âge moderne », incontournable car le Dr David REDWINE y aborde de façon accessible et synthétique les dimensions essentielles de l’endométriose, dont la cause par mülleriose.

Sur cette page, après la présentation du parcours et du travail du Dr David REDWINE figurant sur son excellent site Endopaedia, j’ai traduit deux textes dans lesquels il démonte systématiquement toutes les dimensions et implications de la théorie de Sampson, la façon dont celle-ci est instrumentalisée ainsi que les conséquences désastreuses pour les malades. Elles sont prises dans un cercle vicieux de pseudo-traitements médicaux -> chirurgies inadaptées et incomplètes (ablation, exérèse partielle genre shaving laissant persister l’endométriose dans 89% des cas, selon les études du Pr Horace Roman lui-même) ; chirurgies pratiquées par des chirurgiens non formés utilisant des instruments inadaptés, sur des patientes sous Decapeptyl ou Enantone -> et les résultats de ces chirurgies forcément incomplètes seront occultés par ces cache-misère que sont les stratégies de médicamentation continue. La chronicisation et l’ouverture à toutes les pratiques d’endobusiness sont vendues comme une sorte de reconnaissance grâce à des formules telles que « prise en charge multidisciplinaire à vie »…

Le texte « Puisque la théorie de Sampson ne marche pas, qu’est-ce qui cause l’endométriose ? » est une suite logique. Le Dr David Redwine y explique la cause de l’endométriose en termes accessibles, critique les traitements médicaux et chirurgicaux inadaptés et aborde les conséquences du changement de paradigme selon le seul objectif qui compte, au final : le traitement efficace par exérèse radicale conservant les organes.

Quelques remarques sur mes prises de position

Après les écrits du Dr Redwine et ceux du Pr Marc Possover, la lecture des études du Dr Ronald Elmer BATT sur les poches péritonéales puis des études du Pr Pietro SIGNORILE ont été d’autres pièces du puzzle. En autopsiant plusieurs séries de fœtus féminins, Signorile a trouvé des amas de restes embryonnaires, dans les localisations et selon les proportions (11%) habituelles chez les adultes. Ces amas de tissus placés en dehors des voies génétiquement programmées deviendront actifs à la puberté chez les femmes et lors d’un traitement par œstrogènes chez les hommes. Le système immunitaire cherchera à les combattre et émettra des substances qui irriteront les capillaires aux alentours et les tissus de soutien. La suite dans le texte…

Avec mes moyens d’analyse venant des sciences sociales mais aussi de toute l’expérience qui se traduit dans les 800 articles de Pharmacritique, me permettant d’y voir clair sur les conflits d’intérêt et les stratégies de désinformation, j’ai tenté de comprendre puis d’expliquer pourquoi la théorie du reflux menstruel devait absolument être défendue par tous les idéologues, les marchands et autres profiteurs qui vivent fort bien de ce que j’appelle l' »industrie de l’endométriose ». Extensible à l’infini.

Les commerçants ont étendu leur marché à l’endométriose, réinventée sous l’angle d’opportunités commerciales dès lors que la médiatisation a étouffé toute analyse critique dans la masse des témoignages et des « avis d’experts » à l’expertise fabriquée par la communication d’influence. J’ai donné des exemples de tout cela.

Le yellow-washing (business à partir du ruban jaune) s’est développé selon les ficelles commerciales de l’individualisme néolibéral éprouvées dans le pink-washing. Ce terme désigne toute l’infrastructure développée autour du dépistage organisé du cancer du sein par mammographie (ruban rose). Cela inclut les techniques de la communication d’influence, de la persuasion et manipulation pour accepter les schémas de penser et d’agir de l’individualisme néolibéral, s’installer dans la chronicité de la maladie et devenir la consommatrice parfaite de tout ce qu’il y a à acheter et « liker ». Avec le même type d’injonctions d’adaptation aux modèles fournis, incluant la pensée positive en groupes de sororité qui nous inculquent, au moins par l’exemple, les codes d’un « féminin » et/ou d’un moi profond qu’il faudrait retrouver. Smile or Die!, rappelle Barbara EHRENREICH dans son livre sous-titré How Positive Thinking Fooled America and the World.

J’avais dit il y a une quinzaine d’années que tous ceux (« simples » malades, journalistes, éditeurs, associations, organisations de professionnels de santé…) qui refusaient de s’engager sur la voie de l’hérésie contre ces dogmes, seraient co-responsables de la souffrance de toutes les malades à venir. L’information existe. Les alertes ont été données. Mais, malgré la répétition des situations de souffrance sans issue et malgré l’état de iatrogénie chronique de beaucoup de personnes, les communicant.es / influenceur.es / leaders d’opinion continuent de diffuser les éléments de langage de l’évangile dogmatique de la chronicisation. Ils/ elles le font entre deux « astuces » et deux publicités pour des coachs, acuponcteurs et/ou médecins engagés dans des réseaux financés par les industriels.

Si l’on répand les informations scientifiques qui ont invalidé la théorie de Sampson sur la cause de l’endométriose par reflux menstruel et par l’implantation et prolifération grâce à une défaillance immunitaire, tous ces idéologues et les marchands (avec leurs satellites à tous les niveaux) se retrouvent sans leur fond de commerce que sont les femmes consommatrices de tout. Une femme bien opérée n’est plus rentable. Les naturopathes n’auraient, eux non plus, plus de raison de vendre de quoi renforcer le système immunitaire, rééquilibrer les hormones, diminuer les effets indésirables, etc. Il n’y a évidemment pas d’intention là-dedans. Ce sont les logiques opérationnelles systémiques décrites par le sociologue Michel Freitag. Autrement dit, le fonctionnement du néolibéralisme, et tout particulièrement de l’individualisme néolibéral. Tout le monde nage avec le courant et crée le besoin – donc le segment de marché – pour ce qu’il /elle veut offrir. Si cela vous semble abstrait ou impensable, lisez les analyses détaillées sur des centaines de pages, exemples et preuves à l’appui.

La désinformation persiste aussi parce que tous ceux qui vivent des multiples branches de l’endobusiness savent qu’ils devront rendre des comptes, puisque leur persévérance dans l’application des mêmes dogmes a empêché des recherches et des traitements partant des postulats corrects et scientifiquement validés.

Vous trouverez de détails sur l’empowerment, la décision médicale partagée, la lecture critique en déjouant les biais cognitifs ainsi que sur tous les sujets sur lesquels je milite, en faisant une recherche sur Pharmacritique. Quant à mon approche globale de l’industrie de l’endométriose, développée à partir de diverses sources dont David Redwine, vous en trouverez les détails dans les textes de la catégorie « endométriose », et surtout dans mon « livre ouvert« , qui rassemble aussi les informations scientifiques, avec près de 300 références.

L’empowerment est vital pour les femmes, et encore plus dans une maladie telle que l’endométriose. Il faudrait une sorte de soulèvement hérétique contre l’évangile basé sur Sampson. Chassons les marchands du temple!

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Dans l’article précédent, j’ai traduit deux textes dans lesquels le Dr David Redwine démonte point par point la théorie de Sampson et certaines de ses implications et conséquences telles que la prétendue faiblesse immunitaire, l’inéluctable progression de l’endométriose, la supposée nécessité des traitements médicamenteux supprimant les règles et l’absence de preuve de leur efficacité, etc. Ce texte en est la suite mais peut aussi être lu indépendamment.

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Livre sur le traitement chirurgical de l’endométriose, paru en 2003 sous la direction du Dr David Redwine. Les livres dont il est auteur et co-auteur figurent sur cette page de son site Endopaedia.


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PUISQUE LA THÉORIE DE SAMPSON NE MARCHE PAS, QU’EST-CE QUI CAUSE L’ENDOMÉTRIOSE ?

Par le Dr David Redwine

[L’original en anglais est sur cette page du site Endopaedia : If Sampson’s theory doesn’t work, then what causes endometriosis ?]

« Quelles sont les exigences envers toute théorie de l’origine de l’endométriose?

Si nous devions essayer de construire une théorie de l’origine, il y aurait de nombreuses exigences basées sur une compréhension moderne de la maladie.

Bien que tout le monde ait cru pendant 70 ans que l’endométriose est exactement comme l’endomètre qui tapisse l’intérieur de l’utérus, nous savons que cela n’est pas vrai. Comparée à l’endomètre natif, l’endométriose présente des niveaux faibles et variables de récepteurs hormonaux, ce qui fait qu’elle réagit de manière quelque peu imprévisible aux hormones ovariennes ou artificielles.

Beaucoup de gens ont longtemps cru que les lésions d’endométriose saignaient à chaque flux menstruel [en même temps que l’endomètre eutopique]. Or il a été démontré que l’endométriose saigne de façon imprévisible, non cyclique ou pas du tout. Par conséquent, l’endométriose se présente sous de nombreuses apparences visuelles différentes, c’est-à-dire loin de la seule lésion classique décrite comme typique et dite « en poudre noire brûlée » (black powder burn). En fait, la plupart des patientes présentent des lésions d’aspect visuel « atypique ».

Les patientes plus jeunes peuvent présenter des lésions très subtiles et incolores dont l’aspect visuel peut changer avec le temps et devenir plus évident avec l’âge.

Nous savons que l’endométriose peut se manifester dans de nombreuses zones du corps, bien qu’elle se trouve le plus souvent dans la partie postérieure du pelvis; nous savons aussi qu’elle peut se manifester même chez des hommes. Tous ceux qui étudient la répartition, les localisations de l’endométriose pelvienne, sont frappés par le fait que l’on retrouve systématiquement la maladie selon les mêmes configurations (patterns) dans le pelvis. Si la théorie de Sampson était correcte, le pelvis se remplirait progressivement d’endométriose, comme un tonneau se remplissant de pluie, notamment au moment où les patientes atteignent leur trentaine. Or les études de cartographie pelvienne n’ont pas trouvé d’augmentation liée à l’âge: le nombre de zones pelviennes concernées n’augmente pas, pas plus que la surface concernée ou le stade de la maladie.

La théorie de Sampson prévoit également un taux de récidive de 100 % après destruction chirurgicale de la maladie. Or de nombreuses patientes ne présentent plus aucune lésion au moment d’une nouvelle intervention chirurgicale, et ce même sans avoir pris un traitement médical postopératoire.

La maladie peut être proliférante/ invasive ou superficielle, mais une endométriose superficielle ne devient pas nécessairement une maladie invasive. Une patiente peut avoir une endométriose superficielle et une endométriose invasive coexistant côte à côte dans son pelvis.

L’adénomyose de l’utérus et les tumeurs fibromateuses de l’utérus semblent se développer plus fréquemment à un âge plus avancé chez les patientes atteintes d’endométriose, et celles-ci peuvent aussi avoir plus fréquemment un prolapsus d’une valve mitrale.

Des études sur le système immunitaire des patientes atteintes d’endométriose ont révélé de légères différences telles que l’altération des cellules tueuses naturelles (natural killer cells). L’on a postulé que cela faciliterait l’implantation des cellules endométriales refluées, selon la théorie de Sampson. Mais les patientes atteintes d’endométriose ne semblent pas présenter un taux plus élevé de cancer ou d’infections opportunistes (à l’exception discutable d’infections mineures à levures), qui devraient pourtant accompagner un système immunitaire décrépit. De plus, personne n’a pu démontrer l’existence de cette guerre immunologique vigoureuse et compétente qui est censée avoir lieu dans le péritoine des patientes sans endométriose, puisque leurs mécanismes immunitaires sont normaux et fonctionnent, [contrairement à ce que l’on postule sur des défenses immunitaires supposées déficientes chez des endométriosiques].

Ouah, cela fait beaucoup d’aspects à couvrir par une théorie, et je n’ai même pas évoqué les spéculations sur la stérilité associée à l’endométriose. A ce stade du raisonnement, il y a une levée de boucliers chez de nombreux chercheurs, pour opposer une probable [causalité multifactorielle] avec plusieurs théories également valides sur une origine plurielle de l’endométriose. Et pourtant, ce serait bien qu’une seule théorie puisse expliquer tous les aspects de la maladie. En essayant de combiner en une seule théorie toutes les exigences formulées ci-dessus, la plupart des théoriciens rationnels sont inévitablement attirés vers une explication relevant de l’embryon. À l’évidence, il y a quelque chose de différent chez les patientes atteintes d’endométriose, au-delà du fait qu’elles souffrent d’une maladie pelvienne qui provoque des douleurs. Que l’on accepte sans critique l’idée que toutes ces différences apparaissent après la puberté, comme si elles tombaient du ciel tout d’un coup, c’est trop demander. Il est bien plus probable que nous ayons affaire à des différences innées. Comment peut-on combiner dans une même théorie les réponses à toutes ces exigences ? Je ferai de mon mieux pour y arriver.

ME – Métaplasie embryonnaire : jokers génétiques (EPM – Embryologically Patterned Metaplasia : Genetic wild cards) 

Au moment de la conception, l’ovule et le sperme se combinent pour former une nouvelle masse d’ADN destinée à devenir un être humain. Il existe un système qui contrôle le développement de l’embryon. Ce système est capable de différencier un type de cellule d’un autre. Il contrôle la différenciation et la migration des cellules vers leurs emplacements appropriés [dans le processus de formation de chaque organe].

Ce système de contrôle de l’embryon présente des caractéristiques similaires à celles d’un système immunitaire : la capacité de distinguer les différents types de cellules et la capacité de contrôler ces cellules et d’agir de certaines façons sur elles.

L’ADN des patientes destinées à développer une endométriose possède des codes génétiques variables qui donnent plusieurs jokers à la future endo-patiente. Le joker le plus important se traduira par un léger défaut du système immunitaire embryonnaire qui contrôle la différenciation et le développement des organes. C’est cette carte qui détermine si une patiente développera ou non une endométriose.

Avec ce joker, le système de contrôle immunologique du fœtus a une légère difficulté à diriger les bonnes cellules dans le pelvis pour former l’utérus.

La différenciation et la migration des cellules qui forment les organes génitaux internes de la femme se produisent normalement sur la surface postérieure du pelvis. Chez les patientes qui seront plus tard atteintes d’endométriose, certains amas de tissus sont déposés sur la surface postérieure du pelvis; ils ne sont pas encore endométriosiques mais pourront, plus tard dans la vie, se transformer en endométriose sous l’influence de stimuli appropriés.

Cela explique pourquoi l’endométriose se trouve le plus souvent dans le cul-de-sac de Douglas, sur les ligaments utérosacrés et les ligaments larges. (Ces localisations ne sont pas dues aux effets de la gravité postulé) par la théorie de Sampson). Ces amas de tissu (tracts of tissue) touchent principalement le péritoine mais peuvent également toucher des strates de tissus plus profondes.

D’autres jokers sont distribués. L’un d’eux se traduit par une distribution plus étendue de tels amas embryonnaires dans des endroits situés loin du pelvis, comme le diaphragme, le tractus intestinal ou le cerveau. Un autre joker contrôle le degré d’activité biologique des aires d’endométriose : les aires biologiquement actives sont plus susceptibles d’être fibrotiques et de développer une lésion invasive, elle-même plus susceptible de provoquer des douleurs.

Et d’autres jokers déterminent si la patiente développera un prolapsus de la valve mitrale, une polyarthrite rhumatoïde, une adénomyose ou des tumeurs fibromateuses de l’utérus.

À la puberté, les ovaires commencent à produire des œstrogènes. La métaplasie (la transformation d’un type de tissu en un autre) est un processus normal qui a lieu sur le col de l’utérus et ailleurs dans l’appareil génital féminin à la suite de la stimulation œstrogénique dans l’organisme de la femme en devenir. Cependant, les œstrogènes agissent également sur les amas de tissus qui ont été déposés [à des endroits inappropriés] au cours de la vie embryonnaire. Ils commencent à se transformer en endométriose, avec des degrés variables de distribution géographique, d’activité biologique et d’invasion qui ont été prédéterminés génétiquement par les différents jokers distribués au moment de la conception.

Au début, le tissu est incolore, mais le passage du temps peut entraîner une fibrose et des cicatrices qui peuvent donner une couleur jaune ou blanche. De plus, l’endométriose sécrète une substance non identifiée qui déstabilise les capillaires environnants, ce qui donne une couleur rouge ou noirâtre. Cette substance entraîne également l’arrivée de globules blancs dans l’aire en question, et ceux-ci peuvent libérer des substances irritantes.

Cette stimulation œstrogénique peut augmenter sous l’impact d’œstrogènes environnementaux tels que la dioxine, qui imitent les hormones naturelles. Des niveaux d’œstrogènes plus élevés peuvent entraîner la formation, dans les amas de tissus métaplasiques, d’un plus grand nombre de récepteurs aux œstrogènes, ce qui permet à la maladie d’atteindre une intensité maximale d’expression, dans les limites prédéterminées. 

Il se peut que des examens sanguins faits chez des femmes adultes atteintes d’endométriose identifient des anomalies du système immunitaire qui sont des restes des légères anomalies du système immunitaire fœtal responsables du spectre des anomalies de développement associées à l’endométriose. Ces anomalies du système immunitaire sont un écho du « Big Bang » de la conception, mais ils ne constituent pas un facteur facilitant l’apparition de l’endométriose chez l’adulte par la voie d’un reflux menstruel. 

Divers types de douleurs pelviennes peuvent commencer à se manifester chez les femmes atteintes d’endométriose pelvienne. Celles qui souffrent d’endométriose digestive ou diaphragmatique commencent à développer des symptômes intestinaux ou des douleurs thoraciques et aux épaules. Pratiquer une chirurgie d’exérèse permet d’enlever complètement les amas de tissus susceptibles de transformation métaplasique, auquel cas l’endométriose ne réapparaîtra pas dans l’aire traitée. Si des amas métaplasiques touchent des tissus de substrates plus profondes et que l’exérèse ne les a pas complètement enlevés, une récidive est possible dans ces aires.

Cependant, le taux de récidive est beaucoup plus faible que les 100 % prédits par la théorie de Sampson; et lorsque l’on détecte de l’endométriose après une chirurgie, elle est généralement beaucoup moins présente qu’avant. Par-delà la guérison chirurgicale de l’endométriose par exérèse, certaines patientes développent une adénomyose ou des tumeurs fibromateuses dont le traitement peut nécessiter une hystérectomie.

Une autre raison de dire que la théorie de Sampson relève du non-sens est l’endométriose constatée chez certains hommes âgés atteints d’un cancer de la prostate. L’un des traitements de ce  cancer consiste à enlever les testicules et à mettre le patient sous oestrogènes. Chez certains patients hommes, ce traitement a entraîné une endométriose de la vessie ou de la prostate, diagnostiquée comme telle. Cela renvoie toujours à l’origine embryonnaire. Jusqu’à 6 à 8 semaines de vie embryonnaire, les deux systèmes génitaux internes, celui masculin et celui féminin, existent chez tous les humains. Chez les êtres qui sont génétiquement des mâles, le système génital féminin est censé régresser; et chez les femelles génétiques, le système masculin est censé régresser. Cependant, cela ne se produit pas toujours parfaitement.

Eh bien, voilà. Ce tableau de l’endométriose est certainement plus complexe que celui proposé par Sampson. Mais un tableau est tout ce qu’il y a à ce stade. Un traitement médical efficace de l’endométriose restera à des années-lumière tant l’on continuera à s’intéresser à une cause de l’endométriose par reflux menstruel. D’ici là, la chirurgie d’exérèse agressive de l’endométriose restera le meilleur moyen d’éradiquer la maladie. »

Copyright Dr David Redwine et Elena Pasca pour la version française

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NdR : Depuis près de 20 ans, je fais tout pour informer et alerter. Bénévolement. Ma seule demande, c’est de respecter mon travail et ne pas le copier ailleurs parce que cela finit par me causer des problèmes. Donnez un lien, si vous estimez que le texte est intéressant.

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