Critique du dépistage organisé du cancer du sein par mammographie: vidéo et texte du collectif Cancer-Rose et d’autres liens

Le collectif Cancer-Rose (dont le nom renvoie à « octobre rose », mois pendant lequel la propagande atteint des sommets) a un site riche en informations sur le dépistage du cancer du sein. Après cancer rose.pngquelques liens vers des articles qui détaillent les aspects essentiels de ce sujet et permettront de mieux comprendre la vidéo, je reprends une vidéo de 8 minutes dont la réalisation a été co-ordonnée par la Dr Cécile Bour.

A noter aussi l’article écrit par la Dr Annette Lexa le 1er mai 2017, dont je reprends des extraits après la vidéo, puisqu’il réagit aux façons dont tous ceux qui sont intéressés à la perpétuation du statu quo actuel ont essayé de minimiser la vidéo et les arguments qu’elle contient.

La vidéo présente le dépistage comme une loterie, avec très peu de gagnantes pour beaucoup de perdantes… Comme l’avaient fait le Pr Pierre Biron et le Pr Fernand Turcotte dans l’un des articles parus sur Pharmacritique à ce sujet depuis 2008. Celui-ci date du 6 avril 2012: Le glas aurait-il sonné pour la mammographie de dépistage du cancer du sein?

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Rassemblement le 4 mai à Montbazon: défendons la médecine du travail, le Dr Dominique Huez et les droits des salariés au travail!

Quelques liens avant de reprendre l’appel à la mobilisation, lancé par le comité national de soutien au Dr Huez et à la médecine du travail. Parce que le décloisonnement et la circulation de l’information sont essentielles pour réaliser qu’il s’agit d’une cause d’intérêt général, qui mérite notre mobilisation à tous, puisque ce sont nos droits à tous qui sont en danger.

J’ai écrit plusieurs articles au sujet de la destruction de la médecine du travail, et l’analyse montre dominique huez,médecine du travail ordre des médecins,santé au travail,médecins du travail pressions,médecine du travail indépendance,ordre des médecins soumis aux employeurs,orys persècute dr huez,médecine du travail obstacles,reconnaissance des pathologies professionnelles,employeurs et maladies professionnelles,ordre des médecins maladies professionnelles,comité de soutien au dr huez,rassemblement de soutien au dr huez,destruction de la médecine du travail,droits des salariés,ordre des médecins plaintes des employeurs,médecins du travail procédure disciplinairequ’elle est un épiphénomène de ce que j’ai appelé « sabotage de la santé au travail », pour des raisons expliquées dans les textes eux-mêmes, accessibles en descendant sur cette page.

Les informations les plus importantes sont synthétisées dans un dossier très riche en informations pratiques, analyses, extraits des livres écrits par le Dr Dominique Huez et d’autres médecins du travail, extraits des contenus publiés par l’Association santé, médecine au travail (ASMT) et beaucoup de liens et conseils de lecture. Ce dossier est paru le 31 mars sur le site de Sciences Citoyennes, puis le 18 avril sur Pharmacritique, sous le titre « Halte au sabotage de la santé au travail! Dossier informatif étayant la pétition « contre la collusion entre les employeurs et l’Ordre des médecins« « . D’autres détails importants sont dans un texte qui évoque, entre autres, l’engagement du Dr Dominique Huez en tant que membre fondateur du mouvement médical d’insoumission ordinale partielle, c’est-à-dire d’insoumission à l’Ordre des médecins. Le même texte reprend un communiqué intersyndical intitulé Manifeste pour la santé, la sécurité au travail et la justice sociale. 

La pétition peut être signée sur cette page. Merci de la diffuser dans vos réseaux, de même que l’information sur le rassemblement du 4 mai, repris en détail plus bas.

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Halte au sabotage de la santé au travail! Dossier informatif étayant la pétition « contre la collusion entre les employeurs et l’Ordre des médecins »

J’ai sensibilisé l’association Sciences Citoyennes à la situation du Dr Dominique Huez et des médecins du travail en général, dans le contexte d’un véritable sabotage de la santé au travail, évoqué dans plusieurs articles (accessibles en descendant sur cette page). Nous avons rejoint le collectif de soutien de ce médecin du travail, lanceur d’alerte poursuivi par l’Ordre des médecins.

Nous appelons à signer la pétition « Contre les collusions entre les employeurs et l’Ordre des médecins », à la diffuser largement et à diffuser les informations qui font comprendre le marasme de la santé au travail et l’urgence qu’il y a à se documenter et à se mobiliser sur tous les aspects qui concernent chaque citoyen.

Voici le dossier d’information détaillé que j’ai écrit pour le site de Sciences Citoyennes (où il est paru le 31 mars), pour étayer la pétition « Contre les collusions entre les employeurs et l’Ordre des médecins ». En bas de page, l’on trouve une vidéo qui montre le Dr Dominique Huez lors de la soirée-débat du 23 mars à Tours, détaillée sur cette page. La pétition en est à un peu plus de 2600 signatures, ce qui est extrêmement faible au vu de toutes les questions d’intérêt général qu’elle aborde. Mais seule l’information détaillée permet de se rendre compte de tous les enjeux – préalable de la mobilisation pour que la santé au travail devienne un véritable sujet de débat.

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Appel collectif à soutenir le Dr Dominique Huez. Soirée-débat et informations sur le sabotage de la santé au travail

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J’ai évoqué les grandes lignes de la situation de la santé au travail, le déni permanent des politiques quant aux risques et maladies professionnelles et à la destruction programmée de la médecine du travail, ainsi que le rôle de l’Ordre des médecins, le mouvement d’insoumission ordinale et d’autres informations et liens utiles dans l’article du 27 février 2017, Rébellion contre l’Ordre des médecins. Soutien au Dr Dominique Huez. Manifeste pour la santé, la sécurité au travail et la justice sociale.

Après plusieurs extraits d’articles permettant de comprendre que les pressions subies par les médecins du travail ne datent pas d’hier et visent à intimider les autres et les dissuader d’établir des certificats liant la souffrance d’un salarié aux conditions de son travail, je reprends des extraits d’articles parlant des « tribunaux d’exception de l’ordre des médecins », expliquant divers types de pathologies liées au travail, critiquant le cirque médiatique autour d’un concept bien plus néfaste qu’il n’y paraît (burn out, épuisement professionnel), etc. L’on y apprend comment, en réponse au lobbying des acteurs économiques, les politiques sabotent la santé au travail et préparent la mort de la médecine du travail, après l’avoir privée de toute possibilité d’accomplir son devoir en conformité avec le code de déontologie des médecins et l’intérêt de la santé des salariés…

Enfin, je reproduis des extraits de la défense du Dr Huez devant l’Ordre des médecins, en juin 2016, puis la lettre ouverte qu’il vient d’adresser à l’actuel directeur du CNPE de Chinon, la centrale nucléaire qui employait le salarié dont la dépression, liée à son travail, est à l’origine du harcèlement par le sous-traitant ORYS.

Une projection suivie d’un débat animé par Dominique Huez aura lieu le jeudi 23 mars à Tours. Tout le monde est invité par les associations et syndicats qui soutiennent le Dr Dominique Huez et la requête devant le Conseil d’Etat (évoquée dans cet article) pour que l’Ordre des médecins cesse de recevoir les plaintes des employeurs.

« Médecine du travail, qu’en reste-t-il ? » est le thème de la soirée qui débutera à 20h, aux Studio, par la projection du documentaire de Michel Szempruch « Les maux du travail ». La soirée est organisée par le Cinéma national populaire (CNP), le Collectif 37 « Notre santé en danger », la Ligue des droits de l’homme, Convergences Services publics 37, l’ACRO et le réseau Sortir du nucléaire 37. Une pétition devrait être lancée au cours de la soirée. [Mise à jour: la pétition peut être signée sur cette page: « Contre la collusion entre les employeurs et l’Ordre des médecins ». J’y reviendrai, car Sciences Citoyennes a rejoint le collectif de soutien, à signé la pétition et appelle à la signer].

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Plus de 20.000 décès liés au travail en 15 ans! Les intérêts industriels prévalent sur la santé au travail – non sujet collectif qui favorise la mort de la médecine du travail…

Le 16 mars, l’Union syndicale Solidaires a publié un communiqué de presse sous le titre « Plus decollectif santé travailleurs logo.jpg 20.000 décès de travailleuses et de travailleurs depuis 2000″.

Je reprends plus bas le texte plus détaillé paru dans le N° 50 du bulletin Et Voilà, publié sur le site La Petite Boîte à Outils… à l’usage des travailleurs et de leurs représentants, par le Collectif pour la Santé des Travailleurs et des Travailleuses. Pour ne plus perdre sa vie à la gagner. Le site contient bon nombre d’articles et de liens au sujet de la santé et des conditions de travail, par exemple sur les droits des salarié.e.s, sur ce que les employeurs ont ou non le droit de faire, sur les moyens de défense dans certaines situations typiques, etc.

Cet article et ce communiqué apportent d’autres détails concrets illustrant l’urgence d’une prise de conscience au sujet de la santé au travail, de toutes les questions interdépendantes évoquées dans mes articles précédents et de toutes les dimensions que la santé au travail implique, dans notre vie professionnelle à tous. Et dans notre vie tout court, compte tenu des conséquences générales des maladies professionnelles, de toutes les formes de pression exercées sur les salariés et de la précarité ou des cadences subies, compte tenu aussi des risques directs pour la santé issus des expositions professionnelles (prolongées dans le cadre de vie, ou alors y ajoutant d’autres substances toxiques auxquelles nous sommes exposés à la maison et qui augmentent l’effet cocktail), pour ne donner que quelques exemples.

J’ai évoqué bon nombre de ces dimensions dans l’article appelant à soutenir le Dr Dominique Huez, médecin du travail lanceur d’alerte sur la disparition de cette discipline et sur toutes les attaques qu’elle subit, avec des conséquences dramatiques au quotidien pour tou.te.s les salarié.e.s dont les droits dont bafoués, qui subissent une perte de chance dont nous n’avons même pas idée et sont totalement livrés aux industriels et autres employeurs. Ce n’est pas une exagération, compte tenu du fait que les médecins du travail sont systématiquement persécutés par leur propre Ordre des médecins, qui soutient toujours les employeurs mécontents, au point que la plupart des médecins du travail changent leurs certificats attestant de la responsabilité du travail dans telle ou telle pathologie d’un.e salarié.e.

Les obstacles sont nombreux, et j’ai eu du mal à y croire en lisant; d’où mon engagement à contribuer un maximum à informer et diffuser l’information, à commencer par celle contenue dans cet article et les liens qu’il contient: « Rébellion contre l’ordre des médecins. Soutien au Dr Dominique Huez. Manifeste pour la santé, la sécurité au travail et la justice sociale » et dans celui-ci, complémentaire: « Pétition et lettre exigeant une expertise européenne indépendante sur les agents cancérigènes. Liens dénonçant les conflits d’intérêts des experts et l’industrie du cancer ».

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« Aucun bébé ne doit naître pré-pollué » La prévention implique la dissolution de corporations asservies aux industriels!

Le Réseau Environnement Santé et Sciences Citoyennes viennent de lancer une pétition appelée « Aucun bébé ne doit naître pré-pollué », adressée à tous les candidats à l’élection présidentielle, reprise plus bas.

Le sujet est évidemment en lien avec d’autres articles, et surtout les deux derniers, parus sur Pharmacritique le 27 février 2017, qui contiennent beaucoup de détails et des liens vers d’autres sites, pour des informations indispensables:

  •  « Pétition et lettre exigeant une expertise européenne indépendante sur les agents cancérigènes. Liens dénonçant les conflits d’intérêts des experts et l’industrie du cancer » (sur cette page)
  • « Rébellion contre l’ordre des médecins. Soutien au Dr Dominique Huez. Manifeste pour la santé, la sécurité au travail et la justice sociale » (cette page)

Il faut comprendre l’interdépendance de tout cela et nous mobiliser sur des sujets qui semblaient jusqu’ici ne pas nous concerner, comme l’Ordre des médecins et les appels des médecins de travail, de médecins de santé publique, concrétisé dans des prises de position de lanceurs d’alerte tels que le Dr Dominique Huez. Car le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) est un pilier du système, co-responsable de chacune des tares du système dont les conséquences s’inscrivent dans nos corps en les rendant malades. J’ai parlé maintes fois de son rôle dans le maintien de l’influence totale de l’industrie pharmaceutique sur la médecine, entre autres. Et c’est l’Ordre des médecins qui fait en sorte que rien ne soit imputable aux industriels.

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Rébellion contre l’ordre des médecins. Soutien au Dr Dominique Huez. Manifeste pour la santé, la sécurité au travail et la justice sociale

[Mise à jour du 18 avril 2017: Plusieurs articles ont été postés depuis, accessibles en descendant sur cette page. Le plus important est celui-ci, qui contient un dossier informatif détaillé, une vidéo avec le Dr Huez et le texte intégral d’une pétition lancée le 24 mars: « Contre la collusion entre les employeurs et l’Ordre des médecins. »]

Je reproduis plus bas l’annonce du MIOP (mouvement médical d’insoumission ordinale partielle) – rébellion que j’attends depuis longtemps contre le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), cette institution vichyste dont la simple existence est une négation de la République, une négation des acquis de la Révolution mettant fin aux ordres de l’Ancien régime, afin qu’aucun esprit de corps ne fasse barrage entre les citoyens et la loi commune.

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Je détaille ces considérations plus bas et reprends le communiqué intersyndical paru le 1er février 2017 sur le site du Syndicat de la Médecine générale (SMG), qui peut être signé par d’autres associations et organisations: MANIFESTE pour la santé, la sécurité au travail et la justice sociale: passons à l’offensive !

A noter aussi le numéro 76 (janvier 2017) de la revue Pratiques. Cahiers de la médecine utopique: « Travail et santé: Passer de la plainte à l’offensive ». Il est en plein dans l’actualité, compte tenu, entre autres, de la pétition mise en place hier par Annie Thébaud-Mony, spécialiste de la santé au travail et des cancers professionnels, afin de protester contre la Commission européenne. Celle-ci veut satisfaire les industriels qui demandent la baisse des seuils d’exposition aux substances cancérogènes. Pour ce faire, elle utilise les fameux comités d’experts grevés de conflits d’intérêts avec les industriels… Les détails sur cette pétition, des liens, des commentaires sur la « société cancérigène » et les implications médicales de l’industrie du cancer sont dans cet article, qui contient aussi une lettre-type à envoyer aux députés européens et l’article du Monde qui a dévoilé les conflits d’intérêts des experts européens. 

Plus bas, je reprends aussi le communiqué, paru début février 2017, de plusieurs organisations et syndicats qui soutiennent le Dr Dominique Huez (voir son blog), médecin du travail et lanceur d’alerte, qui a été poursuivi par l’Ordre des médecins. Celui-ci a donné suite à la plainte d’un employeur qui n’a pas apprécié que le Dr Huez reconnaisse les risques professionnels auxquels un employé était exposé dans une centrale nucléaire.

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Pétition et lettre exigeant une expertise européenne indépendante sur les agents cancérigènes. Liens dénonçant les conflits d’intérêts des experts et l’industrie du cancer

Le 24 février, la journaliste et documentariste Stéphane Horel – auteure du documentaire et du annie thébaud mony,cancers professionnels,conflits d'intérêts comits d'experts,indépendance de l'expertise,commission européenne conflits d'intérêts,pétition agents cancérigènes,conflits d'intérêts industrie chimique,maladies professionnelles,andré cicolella cancer du sein,dohad,maladie cause environnement,exposition professionnelle cancers,substances chimiques mutagènes,cancers hormonodépendants,endométriose toxiques environnement,puberté précoce perturbateurs endocriniens,cancer perturbateurs endocriniens,perturbateurs endocriniens risques,décapeptyl effets indésirables,maladies hormonodépendantes toxiques,cancer du sein causes,seuil d'exposition substances cancérigènes,santé au travail,médecine du travail,protection santé au travail,lobbying union européenne,cancérigènes mutagènes,toxicité reproductivelivre Les Médicamenteurs ainsi que d’autres documentaires et articles sur les toxiques environnementaux – a publié dans Le Monde une enquête sur les conflits d’intérêts des comités d’experts chargés de l’évaluation des substances cancérogènes en vue de la révision de la réglementation européenne.

A la suite de cet article, une pétition vient d’être lancée par Annie Thébaud Mony (photo), sociologue de la santé, directrice de recherche honoraire à l’INSERM et porte-parole de l’association Ban Asbestos France (Interdire l’amiante). Annie Thébaud Mony a dirigé le Groupement d’Intérêt Scientifique sur les Cancers d’Origine Professionnelle à l’INSERM. Elle a consacré la plupart de son travail à la mise en évidence des risques pour la santé encourus au travail, soulignant le déni par les employeurs comme par les autorités publiques. En 2012, elle a refusé la Légion d’honneur pour « dénoncer l’indifférence qui touche la santé au travail et l’impunité des crimes industriels », protester contre le manque de financements et attirer l’attention sur le sort des victimes de l’amiante et de toutes les maladies professionnelles.

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CRISPR-Cas9 à l’Académie des Sciences: l’éthique au temps du carnaval. Communiqué de Sciences Citoyennes et commentaires sur l’impact des technosciences sur l’humain

CRISPR veut dire Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats. Les grandes lignes de ce que les media – qui reprennent sans critique les communiqués des investisseurs et de leurs valets en blouse blanche – appellent « ciseaux génétiques révolutionnaires » en sont expliquées dans cet article de Wikipédia.

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Après des commentaires sur l’éternel retour des bulles médiatiques de thérapie génique qui éclatent l’une après l’autre et l’exemple des 20 ans de dons au Téléthon aboutissant à un médicament d’intérêt plus que douteux pour quelques enfants atteints d’une forme rare de dystrophie musculaire de Duchenne, je rappelle quelques conséquences des tehnosciences appliquées à la médecine et à l’humain en général, avec quelques liens. Puis je publie l’intégralité du communiqué de presse de Sciences Citoyennes, suivi d’extraits d’un article de Sylvain Tronchet paru le 26 janvier 2017 sur le site de France Inter sous le titre « CRSPR-Cas: la dernière folie de la génétique ».

Depuis des décennies, nous assistons à des variantes de ce que l’on nous présente comme des révolutions en santé, en agriculture, etc., qui font pschitt l’une après l’autre, engloutissant des centaines de millions d’euros au passage, et mobilisant les équipes de recherche exclusivement sur des questions de séquençage du génome, thérapie génique, organismes génétiquement modifiées, bref, toutes les formes du mal nommé « génie génétique ».

Mais qu’il s’agisse d’échecs ou de succès, l’omniprésence de la génétique seule ou couplée à d’autres technosciences et biotechnologies tout aussi « révolutionnaires » ont changé notre idée de l’innovation. Pire, les mentalités ont changé, les technosciences ont colonisé notre monde vécu et le consumérisme néolibéral – qui se caractérise par la création de besoins artificiels pour justifier le commerce ininterrompu de marchandises vite obsolètes et remplacées – a rendu la perception des objets connectés comme indispensables et a banalisé l’intervention médicale (à travers eux) pour corriger les êtres humains, les mettre au pas, les uniformiser. Les limites morales et éthiques sont devenues très floues quant à ce qui est acceptable ou non, quant aux frontières entre humain et machine. Exosquelette et homme bionique ne sont plus du domaine de la science-fiction…

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Monique Pinçon-Charlot analyse le cas Fillon, typique de l’entre-soi bourgeois incapable de comprendre les dissemblables

Voici un extrait d’une émission du 3 février 2017 d’Arrêt sur images, posté par Radio Lannion, qui commente le cas Penelope Fillon. La sociologue Monique Pinçon-Charlot, directrice de recherche au CNRS à la retraite, spécialiste des riches, fait une excellente analyse de la classe sociale dont fait partie François Fillon.

Cette appartenance explique ce qui s’est passé, l’incrédulité de François Fillon, l’incapacité à comprendre la réaction des classes autres que la sienne, mais aussi pourquoi la droite se sent investie d’une mission qui passe par des sacrifices chez d’autres que soi. On comprend les déterminismes socio-économiques et culturels donnant nécessairement un programme ultralibéral, puisque le « social » ne veut pas dire grand-chose pour le grand bourgeois Fillon et sa caste. Alors Sécurité sociale, biens publics, communs… La compréhension ne peut pas exister entre les classes sociales perçues comme « inférieures », à diriger, et cette  bourgeoisie qui vit dans un autre monde. Dans tous les sens du terme…

Ceci n’est pas une transcription, ce sont juste quelques extraits. Il faut regarder le fragment vidéo de 5 minutes.

Cette bourgeoisie vit dans un entre-soi tel, avec une « consanguinité sociale » telle que Fillon et les autres se sentent au-dessus de tout, ont un sentiment  très fort d' »impunité de classe ». Monique Pinçon-Charlot cite une phrase du livre « Les Chiens de garde » de Paul Nizan (1932), qui illustre parfaitement le cas Fillon: « La bourgeoisie vit pour elle seule, elle exploite pour elle seule, elle massacre pour elle seule, mais elle doit faire croire qu’elle travaille, qu’elle exploite et qu’elle massacre pour le bien final de l’humanité. Mais elle doit faire croire qu’elle est juste, et elle-même doit le croire. »

Le « mensonge est devenu une manière de gouverner aujourd’hui, au plus haut sommet de l’Etat. »

« Comment est-ce que ces grands bourgeois vivent le reste de la société? Il y a des processus de déshumanisation, de mépris de l’autre, dissemblable, qui sont extrêmement forts »; ils instrumentalisent leurs électeurs. « On a vu François Fillon instrumentaliser la religion catholique; ils sont sans cesse en train d’instrumentaliser, pour le bénéfice de leur prédation, pour le bénéfice de leurs privilèges, pour le bénéfice de leurs pouvoirs. »

« Ce qu’ils faut vous mettre dans la tête, c’est qu’on n’a pas la même tête, ils pensent d’une façon différente de nous, (…) ils sont sur une autre planète. Et c’est très difficile, nous qui avons des valeurs d’égalité, des valeurs de partage, des valeurs morales, eux non, c’est pour ça que je reviens à cette phrase de Paul Nizan, qui est essentielle. Il faut comprendre le fonctionnement de classe d’une oligarchie qui, aujourd’hui, s’accapare toutes les richesses et tous les pouvoirs ».

 

 

Manifeste pour un Printemps Républicain. Adhésion et appel à signer et à faire connaître

Le Manifeste pour un Printemps Républicain a été publié par Marianne en mars 2016. Il peut Printemps républicain logo.PNGtoujours être signé sur cette page. J’ai adhéré à cette association présentée en détail sur son site. Je reviendrai sur mes activités en ce sens et essaierai de retrouver certains des écrits et interventions sur ces thèmes.

Des textes sont publiés et partagés sur le blog de l’association et sur le groupe Facebook des adhérents. On peut s’inscrire à une lettre d’information sur les événements organisés. Il existe aussi un groupe Facebook pour les sympathisants.

Voici l’intégralité du Manifeste pour un Printemps Républicain. (Les images ont été rajoutées par moi).

« 2015 fut une année tragique. Les attentats qui ont par deux fois ensanglanté Paris ont introduit au coeur de notre pays ce terrorisme islamiste qui répand partout dans le monde son projet mortifère. Face à cette menace désormais pressante et permanente, la réaction de nos compatriotes a été admirable. Il n’y a eu ni panique ni fuite en avant.

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Présentation de Lobby Control, pétition pour la transparence du Conseil de l’Europe et autres initiatives anti-lobbying

Après quelques remarques importantes sur le positionnement de Sciences citoyennes sur le lobbycontrol,conseil de l'europe prérogatives,lobbying parlement européen,lobbying commission européenne,lobbying conseil de l'europe,conflits d'intérêts commission européenne,pantouflage union européenne,registre lobbying europe,plaidoyer citoyen,lobbying significations,alter-eu,pétition transparence europe,corruption commission européenne,brexit conséquenceslobbying et les différences par rapport à ALTER-Eu, ainsi que sur la transposition de la better regulation à l’Europe, je traduis la pétition intitulée « Cartes sur table dans le poker des institutions européennes d’après Brexit ! Pour une Europe transparente et démocratique » et présente quelques autres initiatives de la même association.

Lobby Control – Initiative pour la Transparence et la Démocratie est une association allemande membre de la coalition européenne anti-lobbying ALTER-Eu (Alliance for Lobbying Transparency and Ethics Regulation).

Sciences Citoyennes fait aussi partie d’ALTER-Eu, en tant que réseau informel, tout en gardant ses différences de positionnement, telles que le refus de nous déclarer lobbyistes et de nous inscrire dans le registre des lobbyistes. Nous ne faisons pas du lobbying et n’avons aucune velléité de manipuler et d’influencer la décision politique. Nous faisons du plaidoyer citoyen, qui n’a pas les mêmes objectifs, pas les mêmes moyens, pas les mêmes motivations et pas non plus les mêmes méthodes que le lobbying.

Sciences Citoyennes récuse aussi toute notion de « contre-lobbying » citoyen, parce qu’il ne faut pas accepter une terminologie qui induit un cercle vicieux, déjà en réduisant les citoyens à des « stakeholders » – porteurs d’intérêts, parties contractantes d’un contrat de dupes.

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Livre ouvert sur l’endométriose et le traitement par exérèse efficace mais pas rentable. Enquête sur le business de la chronicisation, désinformation, médicamentation à vie, naturopathie, psychologisation, misogynie, associations…

Les articles sur l’endométriose sont accessibles en descendant sur cette page (du plus récent au plus ancien). Voir aussi le blog de l’association AVEAG Victimes Enantone, Decapeptyl et autres agonistes GnRH, ainsi que les autres supports de ma critique du business de l’endométriose depuis près de 15 ans.

Au 15 février 2018, le texte fait environ 200 pages, avec les images. Le format blog ne permet pas la pagination habituelle. Mais le bouton « recherche » (au milieu de la colonne de droite) compense cette difficulté. La table des matières vient juste après les mises en garde.  

 

Introduction: Objectif, mises en garde et précisions terminologiques

Ce texte est un work in progress, abordant toutes les dimensions de l’endométriose du point de vue médical, telles que cause, absence de lien avec les règles, traitements par diverses formes de chirurgie explicitées et comparées, pseudo-traitements par médicaments étudiés dans leurs effets indésirables, leur impact néfaste sur la chirurgie et sur la fertilité, explication des particularités de l’endométriose qui font que les médicaments et les chirurgies autres que l’exérèse complète à marges saines ne peuvent pas avoir d’effet autre qu’indésirable, etc.

 

Mais le texte aborde aussi tous les aspects de l’endobusiness/ business de l’endométriose (chapitres 3, 6, 7, 9, 10) que je dénonce depuis le début de mes activités en 2003, sur tous les supports (forums publics et privés, listes de discussion, blogs,…). Je décortique les formes de yellow-washing (chapitre 12) découlant de la chronicisation et marchandisation de cette maladie devenue une industrie pour le complexe médico-industriel comme pour le complexe naturo-psycho-holistique et pour l’industrie de la communication d’influence qui inclut media, éditeurs, blogosphère (chapitres 11 à 13)…

Il y a un continuum depuis les naturopathes et autres vendeurs de pseudo-médecines douces aux psychanalystes, coachs, formateurs divers, puis aux journalistes et autres communicants qui assurent la « fabrique de l’opinion », la « manipulation », la normalisation » des comportements et attitudes, le formatage psycho-sexuel selon les mêmes techniques, bref, l’uniformisation conformiste des comportements dans le rôle de malade chronique.

Pour comprendre cela d’une façon très simple, grâce à des exemples suivis d’une analyse très lucide de l’impact de ses propres activités et celles de ses confrères journalistes psycho-sexo, je vous conseille vivement la lecture du livre de la journaliste Anne Steiger, paru chez Michalon en 2006 sous le titre « Le Vie Sexuelle des Magazines. Comment la presse manipule notre libido et celle des ados« . Les cinq années d’activités de Anne Steiger dans les rédactions de la presse « féminine » et de la presse « masculine » lui assurent un savoir incomparable pour aborder certains sujets importants sur les conflits d’intérêts des journalistes, les publireportages, la psychologisation, la misogynie véhiculée par les media, etc., en continuité avec mes sujets habituels sur Pharmacritique et sur tous les sites et blogs de mes collègues des réseaux critiques. Les media sont un rouage essentiel dans la diffusion de la désinformation, selon des dizaines d’articles sur Pharmacritique et ailleurs (voir les notes en descendant sur cette page, entre autres). Je le décortique, à l’aide de références telles que Noam Chomsky, Pierre Bourdieu, Patrick Champagne et d’autres et donne des exemples, dans le chapitre dédié à la standardisation et la mise au pas des comportements et du psychisme, tels que le livre d’Edward Bernays, « Propaganda. Comment manipuler l’opinion en démocratie », manuel incontournable pour tous ceux qui apprennent la communication d’influence, l’exploitation des leviers, des biais cognitifs, des stéréotypes et des préjugés, notamment dans le marketing, le storytelling, le spin, la médiatisation ciblée, la diffusion d’éléments de langage pour homogénéiser le discours et le canaliser vers les intérêts des acteurs économico-financiers et leurs collaborateurs médico-pharmaceutiques, naturo-psycho-holistiques et communicationnel, publicitaire, médiatique.

Ce sont les trois piliers de l’industrie de l’endométriose identifiés déjà dans un texte de 2009 qui parle aussi des conséquences: ce cercle vicieux infernal de traitements médicamenteux inutiles, risqués et contre-productifs, de chirurgies faites sous Decapeptyl ou Lupron/ Enantone par des chirurgiens inexpérimentés et utilisant des instruments me-too (versions de ce qui existe déjà, présentées comme « révolutionnaires » par le marketing) ainsi que des techniques conservatrices d’exérèse superficielle ou partielle (shaving, exérèse discoïde ou en pastille,…) ou alors d’ablation. Opérations partielles d’autres médicaments, de préférence contraceptifs ou progestatifs jusqu’à la ménopause…

Une telle presse « féminine » et « masculine », ciblée maintes fois par les associations féministes, est l’un des principaux vecteurs de tendances critiquées lorsque je parle du complexe communicationnel et de son rôle dans tous les phénomènes exposés; depuis la marchandisation de la santé, des femmes (leurs corps, leur psychisme, leurs comportements, etc.), jusqu’à la normalisation, uniformisation, adaptation, mise au pas et d’autres formes de contrôle social décrites maintes fois dans ces pages. 

L’ouvrage de Anne Steiger contient un savoir inestimable, surtout qu’il est rédigé par une journaliste qui a pratiqué tout cela pendant cinq années et en décrit les rouages en détail, ce que personne n’aurait pu faire de l’extérieur. Le rôle de la régie publicitaire, qui influence les contenus et détermine la façon dont les sujets seront traités, notamment sous forme de publireportage, avec publicités pour les spécialistes (leaders d’opinion) qui cautionnent les articles à condition que le « deal » soit respecté: caution contre publicité pour leurs derniers livres, leurs pratiques, et jusqu’aux produits dérivés. Soit exactement ce que je dénonce – et Anne Steiger aussi, dans le livre de 2018 – quant à la communication qui fait la réputation d’expert, s’agissant du Pr Horace Roman et de la réputation d’expertise du CHU de Rouen, adoubée par l’ARS (Agence régionale de santé, officine administrative) de Normandie. Anne Steiger nous apprend comment cela se fait concrètement. Répondant aux demandes des rédacteurs en chef qui lui passent commande et obligée par ses contraintes financières, elle « crée des tendances sociétales de toutes pièces » (22), ou alors, chargée du courrier des lecteurs, elle en ‘ »invente au moins un sur deux »  (p.138), etc. C’est indispensable pour que nous comprenions que ce que véhicule la presse n’est pas la réalité, mais correspond à des intérêts, de la même façon que dans la presse médicale dont j’ai maintes fois analysé les ressorts. Ne soyons pas complexé(e)s, surtout nous, femmes malades, par des images de corps parfaits ou par des articles sur des pratiques sexuelles osées et avec des impératifs de performance, ni par des descriptions psychiques, des comportements ou d’autres présentations qui n’ont rien à voir avec la vie d’une immense majorité des Français, comme le dit l’auteure. La normalité n’existe pas, et toute injonction à la normalisation obéit à des impératifs d’autres ordres, notamment de marché.  

Et en endométriose, le marché dépend de sa chronicisation de l’endométriose, qui se fait par divers moyens: depuis la psychologisation à l’approche médicale ou celle plus « naturelle ». Il faut apprendre à les détecter et exercer son esprit critique, en toute circonstance.

Une patiente guérie n’est plus rentable, alors qu’une prise chronique de médicaments en fait une cliente captive au moins jusqu’à la ménopause, puis au-delà, au vu des effets indésirables. J’avais pris comme référence le prix Nobel Richard J. Roberts, selon un entretien accordé au journal catalan La Vanguardia, que j’ai traduit et commenté dans un texte de 2009, puis pourvu d’une mise à jour en janvier 2017 pour appliquer cette chronicisation à l’endométriose et à mes analyses précédentes sur l’industrie de l’endométriose. « Chroniciser les maladies est plus rentable que les guérir. Les conflits d’intérêts assurent la prééminence du profit sur la santé, selon le prix Nobel Richard Roberts » (sur cette page). 

Les femmes qui n’ont plus de problèmes après une cartographie bien faite et une (ou maximum deux) opération(s) d’exérèse complète sans médicaments (chapitres 2 à 4) pratiquée par l’un des trois ou quatre chirurgiens experts, eh bien, ces femmes ne sont évidemment plus consommatrices, ni de médicaments et de chirurgies partielles, ni de coachings et autres programmes psychologiques-sophrologiques, ni de yoga plus yogi tea suivis de reiki, de médecine chinoise et de méthodes énergétiques (chapitre 12), ni d' »astuces », de remèdes, de bijoux, bérets et rubans jaunes, etc. Et elles ne consomment plus les marchandises de l’industrie de la communication qui récupère ce marché grâce à d’innombrables sites, blogs et autres supports de témoignages de souffrance marchandisée.

Des communicants, des journalistes qui ont vécu de la presse « féminine » et « masculine », des spécialistes dans les techniques de marketing afin d’obtenir un « réflexe d’achat »,  (chapitre 11), des publi-journalistes, des rédacteurs en « bien-être », développement personnel et développement de « tendances sociétales inventées de toutes pièces », les voilà qui flairent le bon filon marchand et recyclent leurs recettes et leur sagesse généralistes sur les femmes aussi dans les activités du complexe communicationnel autour de l’endométriose. Il y a plein de sites, de blogs, de forums, de magazines avec des conseils, des astuces, des témoignages, des recettes d’alimentation anti-inflammatoire et anti-douleur, qui ont eux aussi le même fonctionnement que celui décrit par Anne Steiger dans le livre dont le savoir est très précieux et que je conseille vivement: « La Vie sexuelle des magazines. Comment la presse manipule notre libido et celle des ados » (Michalon 2006): une régie publicitaire qui veille à ce que les intérêts des annonceurs soient respectés, quitte à produire des comportements d’auto-censure chez les journalistes. 

 

Et là où les media (et tout le complexe communicationnel décrit en 2008 comme un pilier de la chronicisation et marchandisation de l’endométriose) étaient difficilement accessibles pour les malades lambda, l’on assiste à ce qui semble être une « démocratisation », et qui est en tous cas une massification, puisque des dizaines de milliers de témoignages de souffrance inondent les supports de communication:  des journaux, sites, livres de conseils et divers produits dérivés, des « enquêtes » parcellaires sur des petits bouts de « business » de l’endométriose, sur le « flou médical », sur les effets indésirables des traitements, etc. Or les connaissances en santé et en endométriose étant loin d’être approfondies, lorsque des journalistes ou des malades non spécialisées en santé, telles que Anne Steiger, entre autres, abordent des questions techniques, le risque d’erreur est important. Et son livre de 2018 « Une araignée dans mon ventre. Mon combat contre l’endométriose » en contient, malheureusement.

Les médecins qui ne supportent pas que les patients s’informent ailleurs, auront malheureusement l’occasion de se servir de ces erreurs multiples et répétées pour dire qu’il faut laisser les connaissances spécialisées aux professionnels de santé, car sinon, voilà ce que cela donne… Les avancées pour les droits des malades ne peuvent être obtenues (et mes propres démarches comme toutes les autres) en sont la preuve, que grâce à un travail extrêmement rigoureux, documenté, résultant d’années de travail intensif sur tous les aspects abordés. 

 

L’on constate beaucoup d’erreurs dans les productions du complexe communicationnel, soit directement, soit lorsqu’il met en scène des témoignages et des récits façonnés de manière à correspondre et à légitimer le discours chronicisant. Et l’émergence d’un discours médiatique qui est censé informer et aider à « briser les tabous » aboutit, involontairement et paradoxalement, à un deuxième discours de désinformation, avec ses éléments de langage identifiables. Un deuxième discours qui conforte l’industrie de l’endométriose, et notamment l’exclusion des malades au profit d’experts et de figures d’autorité, qui ont beau jeu de discréditer les tentatives d’empowerment par les malades en brandissant les erreurs et ce qu’elles révèlent: l’insuffisance des moyens de connaissance, l’incapacité à comprendre des questions médicales et chirurgicales élémentaires et à repérer des erreurs médicales. Dont certaines peuvent avoir des conséquences importantes mais sont postées, reprises et largement diffusées par tous les supports, y compris par des journalistes qui ne font aucune vérification lorsqu’ils reprennent telle description d’une forme d’endométriose, d’un traitement proposé, ou alors lorsqu’ils reprennent tel témoignage posté au départ sur un blog, une page ou un sites relayé. 

 

Décidément, rien ne les arrête. Les communicants viennent nous vendre des versions parfaitement élaborées, selon les recettes déjà éprouvées efficaces dans les colonnes de la « presse féminine », de ce que l’on peut lire sur internet (par exemple dans mes textes…), en se mettant en scène tout d’un coup comme acteurs d’un combat pour la dignité des femmes, contre la psychologisation et l’exploitation marchande de leurs corps, de leur psychisme, de leurs particularités.

Mais où étaient tou(te)s ces combattant(e)s pendant les 15 ans de batailles que j’ai menées presque seule et sans médiatiser les petites victoires telles que le changement des notices du Vidal sur les effets indésirables ou l’arrêt de publication de textes parlant d’hystérie, etc.? Batailles menées contre la psychologisation, contre le business, pour l’information correcte des femmes sur l’endométriose et (les effets des) divers traitements ? D’ailleurs, là-dessus, cela a été sans, voire contre les associations. J’ai passé près de 15 ans à faire de l’information partout, sous mon nom comme sous des pseudonymes divers (Livia, Locarella, Eristikos, Prudentia, Parrhésia, Marie, Ana, Dimitra, etc.) un peu partout, y compris publiquement sur des forums tels que Doctissimo, ou alors sur le forum d’EndoFrance avant sa fermeture, sans oublier les listes de discussion anglophones et les listes de discussion francophones que j’ai mises en place. Et ce pour parler d’exérèse complète / exérèse radicale conservant les organes, pour expliquer les conceptions du Dr David Redwine, du Pr Marc Possover, du Dr Tamer Seckin et quelques autres, parler de chirurgie sans médicaments, mettre en garde contre les effets indésirables des médicaments, mais aussi aider des centaines de personnes soit à la recherche d’informations soit ayant souffert d’effets indésirables.

Et j’ai fait tout cela sans aide (et avec très peu d’aide dans la bataille contre la psychologiation), et souvent sous les critiques de celles qui se moquaient de moi (sur le forum d’EndoFrance, par exemple) parce que je prétendais parler de littérature médicale et contredire les médecins sur des questions techniques. Ou alors qui m’en voulaient parce que je faisais peur, etc.        

J’expose dans ce texte les diverses formes de marchandisation des femmes, de leur santé et de leur façon de vivre la maladie, ainsi que la psychologisation et les variantes de coachings et autres méthodes alternatives (chapitre 11), en analysant aussi les éléments de langage du discours chronicisant (et donc forcément le rôle des communicants à divers niveaux) : ce discours qui désinforme les médecins, mais surtout les femmes, en passant par les interfaces d’obtention du conformisme que sont les associations. Qui soutiennent sans aucun recul et les discours marketing et les démarches d’acteurs très entreprenants tels que le Pr Horace Roman, certains naturopathes et autres commerçants.

Les intérêts marchands de tous bords s’unissent pour produire une communication amenant les femmes à intégrer les injonctions de suivisme et de consommation à vie de toutes les marchandises, depuis les médicaments jusqu’aux programmes de coaching et aux vitamines vendues 100 plus cher en rajoutant « endo » dans le nom.

La plupart des femmes sont dans une situation de iatrogénie chronique, d’invalidité et de handicap non pas tellement à cause de l’endométriose, mais à cause de ses pseudo-traitements subis dans un cercle vicieux. Et lorsqu’une exérèse complète finit par arriver, c’est souvent trop tard, parce qu’il y a déjà une neuropathie pudendale, une chronicisation des douleurs, les effets indésirables des médicaments et des plantes et autres remèdes, etc. Mais le discours marketing est élaboré de façon à mettre tous ces effets des mauvais traitements sur le dos de l’endométriose elle-même, accusée par ailleurs d’être une maladie systémique allant de pair avec des maladies auto-immunes, des allergies, etc. Les effets immunitaires, neurologiques et autres des traitements médicamenteux sont attribués à l’endométriose (chapitre 13). Erigée en maladie invalidante pour toutes les femmes, alors qu’une exérèse complète dans un parcours bien mené (et surtout, sans médicaments hormonaux) peut entraîner une disparition définitive des douleurs et des symptômes, même dans des formes très sévères à localisations multiples. Guérison possible, oui.   

J’expose les composantes de storytelling (communicants, journalistes, publicitaires…) et du discours chronicisant, dans leur rapport direct avec les conflits d’intérêt. Ceux-ci sont montrés en détail, preuves à l’appui, sur des dizaines de pages (chapitres 3, 7, 9, 10) qui épinglent les détails de la réorganisation du complexe médico-industriel depuis 2005: « une recherche à vocation industrielle », passant par des formules multiservices one-stop shop achetées par les industriels et incluant les cohortes de centaines de femmes servant de cobayes et vendues directement comme telles (chapitre 9).

Les médicaments sont abordés in extenso, dans plusieurs chapitres, en fonction du contexte (impact sur la chirurgie (2 et 3), impact sur la fertilité et sur les enfants nés après traitement par Enantone, Decapeptyl (4), fraude (4), effets indésirables (2 à 4, 13), campagnes pour repositionner les contraceptifs sur le marché et étendre les indications, me-too, etc.). Même chose pour la chirurgie d’exérèse complète, comparée aux autres formes d’exérèse et aux formes d’ablation (2 à 4, 13), en passant par les instruments chirurgicaux problématiques tels que le Plasma Jet (4, 8) et en critiquant la régression thérapeutique en train de se mettre en place avec le schéma de médicamentation à vie proposé par le Pr Horace Roman, d’ablation des endométriomes ovariens, d’exérèse partielle ou superficielle sous Decapeptyl ou Enantone/ Lupron, chirurgie faite par le me-too Plasma Jet, puis de prise d’hormones à vie (contraceptifs en continu, stérilet Mirena, Visanne, etc.) censée compenser la chirurgie délibérément incomplète sous prétexte qu’elle serait « mutilante » (13)…

J’analyse tout de façon rationnelle, scientifique. Tout est argumenté, et mes critiques sont prouvées à l’aide de la littérature médicale, que je lis depuis 15 ans. Les références sont données dans le texte, avec des liens et des extraits des textes complets des études scientifiques, traduits par moi. Et une bibliographie non exhaustive, de près de 300 références, est donnée à la fin du texte. Tout est vérifiable.

Mon objectif est d’amener les professionnels de santé et les malades à lire par eux-mêmes, au lieu de suivre (les recettes et programmes de) quiconque. Il y a quelques passages techniques difficiles, mais ils sont expliqués. Et les commentaires contiennent des résumés très accessibles ainsi que des conseils pratiques et des informations utiles. 

*    

« Le succès thérapeutique dépend de la radicalité de l’exérèse chirurgicale », affirment Charles Chapron et al. dans une étude de 2003, abondamment citée plus bas. L’exérèse radicale conservant les organes, c’est l’approche détaillée dans mes textes, mais pratiquée différemment de ce que fait Charles Chapron, qui opère sous médicaments, limitant ainsi largement les possibilités de succès. Est-ce la raison pour laquelle ce professeur a voulu ouvrir une consultation publique à l’Hôpital Cochin à Jean-Michel Louka, psychanalyste lacanien qui, après avoir été promu grâce à un contrat avec EndoFrance, affirme que l’endométriose et bon nombre d’autres maladies seraient de l’hystérie? Si les mauvais traitements ne marchent pas, les médecins et guérisseurs peuvent toujours dire que c’est parce que c’est dans la tête…

Un chirurgien expert sachant faire de l’exérèse radicale conservant les organes n’est qu’un élément dans tout un parcours à faire, de façon très précise, pour maximiser les chances de succès thérapeutique. L’exérèse doit être préparée par des examens radiologiques et cliniques (incluant le toucher rectal) faits en dehors et à distance de tout traitement hormonal. Etc. Les détails seront donnés tout au long de l’article, complétant ce qui est dit dans les autres articles sur l’endométriose, accessibles en descendant sur cette page, ainsi que dans mes réponses aux commentaires sur toutes les pages, qui apportent des précisions pratiques utiles. 

« Exérèse » veut dire couper (exciser) la lésion avec un peu de tissu sain alentour (les marges saines), pour éviter la persistance d’endométriose peu visible (glandes et stroma) autour des lésions. C’est une méthode qui a fait ses preuves en chirurgie oncologique, et j’explique les détails et enjeux dans un texte de 2009. Exérèse complète, radicale veut dire exciser toutes les lésions, quelle que soit leur forme (atypiques, subtiles ou alors nodules, « kystes », …) et leur localisation, au cours d’une seule intervention. A ne pas confondre avec chirurgie radicale au sens d’hystérectomie plus ovariectomie. Qui ne sont pas indiquées. Parler d’exérèse seule ne suffit pas, car l’exérèse peut être partielle: shaving, exérèse discoïde/en pastille,…

« Ablation » désigne habituellement les techniques de destruction de l’endométriose autres que l’exérèse, surtout thermiques : on la brûle (« vaporise »: réduit à l’état de gaz et de résidus de carbonisation, qui posent problème, d’ailleurs). Aucune variante d’ablation n’a jamais pu détruire la moindre lésion d’endométriose. Seule l’exérèse à marges saines peut éradiquer un foyer, parce qu’on coupe le tissu qui le porte. Et, contrairement aux allégations vulgarisées pour des intérêts sonnants et trébuchants, il n’y a que des cas exceptionnels d’endométrioses inopérables par exérèse. Les cas de nodules sur les nerfs sont opérables. (En fait, la question à poser, c’est « Inopérables par qui? »). 

 

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Pétition pour la Sécurité sociale, cible de François Fillon et d’une gauche qui a trahi les citoyens pour les profits des assurances

Le Collectif pour la Sécurité sociale a lancé le 12 décembre 2016 une pétition adressée à François Fillon ainsi sécurité sociale.jpgqu’à d’autres candidats, dont Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Emmanuel Macron, Yannick Jadot. Voici les mails donnés sur le site, si jamais vous voulez leur écrire directement aussi: ffillon@assemblee-nationale.fr, mvalls@assemblee-nationale.fr, contact@en-marche.fr, contact@leprojetfrance.fr, yannick.jadot@europarl.europa.eu

La pétition peut être signée sur cette page, qui contient le texte d’appel intitulé « Pour la Sécurité sociale ». Après la citation de ce texte, je rappelle comment le Parti socialiste, qui n’a tenu aucune de ses promesses en matière de santé, a trahi la conception de la santé solidaire et universelle qui était historiquement la sienne et a trahi les citoyens en promulguant des lois et des réglementations qui promeuvent les intérêts financiers des mutuelles (assurances), ce qui entraînera une forte hausse des primes et élargira la mainmise des assurances sur notre pseudo-système de santé, sur les médecins, leur liberté de prescription et leur façon de soigner – limitée de façon comptable -, mais aussi sur les libertés des usagers, ouvrant la porte à un contrôle total des comportements en vue de « préserver le capital santé » et « minimiser le risque ».

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Pétition « Oui à l’extension du délit d’entrave numérique à l’IVG! » Semaine de la laïcité, garante des droits des femmes

Mise à jour du 6 décembre 2016: La proposition de loi doit désormais être discutée au Sénat, donc ce n’est pas encore fini!

J’ai rajouté un extrait de la pétition, le nom des trois principaux sites internet qui désinforment, ainsi que plusieurs paragraphes à la fin de l’article, notamment sur les discriminations à l’égard des femmes dans les pays de l’Amérique latine, avec des interdictions totales de l’avortement. Dans ces pays, l’influence de l’église catholique est majeure. Mais l’église protestante ne fait pas mieux, et l’influence des évangélistes s’étend de plus en plus. Quelle que soit la religion, là-bas ou ailleurs, elle consacre la discrimination des femmes à tous les niveaux. La laïcité est vitale pour les femmes partout dans le monde.

J’espère que nous serons nombreux à signer la pétition « Oui à l’extension du délit d’entrave numérique à l’IVG! », dont le texte d’appel est sur cette page. La Commission des Affaires sociales a adopté ce texte le 26 novembre, à l’unanimité, mais en l’absence des parlementaires du parti Les Républicains. (D’ailleurs, la séance du 23 novembre a dû être suspendue, à cause de l’attitude de ces derniers qui sont allés jusqu’à proférer des insultes et ont quitté la salle).

Il faut se mobiliser, parce que la proposition de loi sera discutée le 1er décembre à l’Assemblée nationale, en plénière, avant d’être à nouveau soumise au Sénat.

La pétition souligne à quel point les extrémistes, les prétendus « pro-vie » – car sacraliser un amas de cellules de quelques jours, quitte à détruire la vie d’une femme, je n’appelle pas cela pro-vie! – mènent des campagnes de culpabilisation et de désinformation, diffament le Planning familial, livrent des arguments justifiant plus ou moins directement les violences faites aux femmes, y compris le viol conjugal.

Extrait:  » (…) il y a, en sous texte [donc sous-entendu par tous les pro-life, tous ceux qui désinforment sur l’IVG], toujours ce même jugement : les femmes qui ont recours à l’IVG sont des meurtrières, égoïstes, leurs actes ne sont motivés que par leur confort. Selon eux, une femme violée et enceinte n’a aucune raison de « tuer » son enfant, sans doute parce que, si une femme tombe enceinte de son violeur, c’est qu’elle n’a pas vraiment été violée (« le corps des femmes est fait de telle façon qu’en cas de viol, il y a un système naturel bloquant la fécondation », Emile Duport, créateur des Survivants). »

Il y a trois principaux sites qui sont anti-IVG, qui désinforment et cherchent à dissuader les femmes, tout en affichant une neutralité apparente:  « afterbaiz.com« , « ivg.net« , « ecouteivg.org« . Le délit d’entrave à l’IVG doit pouvoir s’appliquer à ce type de sites.

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« Maladies à vendre »: documentaire et conférence-débat sur le façonnage de maladies

La 12ème édition du festival Sciences en Bobines – organisé chaque année par Sciences Citoyennes en Bobines 12 logo 2016.pngpartenariat avec diverses associations – bat son plein dans 26 villes. Le programme complet, ville par ville, avec le nom des intervenants et des documentaires – est disponible sur le site du festival.

A l’invitation de Madame Josette Pouget, de l’association Peuple et Culture, j’aurai le plaisir d’intervenir le mercredi 19 octobre à Tulle, pour une conférence-débat avec le public, après la diffusion du documentaire « Maladies à vendre », réalisé par Anne Georget et Mikkel Borch-Jacobsen. Le sujet est évidemment le disease mongering – traduit par « façonnage de maladies », « invention de maladies », etc. -, que j’ai commencé à faire connaître en France dans des textes en libre accès à partir de 2008, en décortiquant les stratégies du marketing pharmaceutique, de désinformation et d’influence sur l’ensemble du système de formation, d’information et de recherche médicales.

La présentation et la bande annonce du documentaire « Maladies à vendre » sont sur cette page. La projection aura lieu le mercredi 19 octobre à à 20h30 à la Salle des Fêtes Latreille de Tulle (située au 10 Impasse Latreille, voir le plan d’accès sur cette page). La session sera précédée de la diffusion de deux courts-métrages: « 200 000 fantômes » de Jean-Gabriel Périot (2007-10’) et « Copier cloner » de Louis Rigaud (2009-4’).

Mes remerciements à Madame Pouget.

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Si j’avais à résumer le façonnage de maladies, je dirais avant tout qu’il est l’un des moyens majeurs par lesquels s’opère la médicalisation de l’existence – autre sujet largement abordé sur Pharmacritique – qui traduit l’extension de la juridiction de la médecine à des domaines de plus en plus étendus dans nos sociétés occidentales industrialisées qui dessaisissent les citoyens de toutes leurs compétences au profit de « spécialistes », de techniciens, bref, d' »experts » porteurs d’intérêts particularistes et corporatistes.

C’est typique de l’individualisme néolibéral de prétendre – dans les formulations idéologiques – mettre l’individu au centre de tout, alors même que tout est fait pour qu’il soit un objet subissant passivement, autrement dit un sujet obéissant aux stratégies de profit des industries de la santé comme de toutes les autres. Le façonnage de maladies permet de mettre en place des stratégies d’uniformisation, de normalisation, de mise au pas des individus encore plus efficaces, parce qu’elles semblent s’effectuer dans l’intérêt de leur santé, par exemple pour anticiper les maladies dont ils pourraient souffrir. Sans parler de la promesse de rendement personnel accru, de « booster » les performances, promesse derrière laquelle se cachent des desseins tels que ceux du transhumanisme, voulant utiliser les technosciences pour fabriquer un « homme augmenté ». Un dessein qui s’impose pas à pas dans les têtes, acquis par acquis, petit dispositif par petit dispositif (révolutionnaire, bien entendu!)

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NB: Qu’il s’agisse d’expliquer les grandes lignes du phénomène dans son ensemble, situé dans le contexte des autres tares du monde médico-pharmaceutique et du pseudo-système de santé français, ou alors de d’insister plus sur certains exemples (cholestérol, ostéoporose, DSM et troubles mentaux, etc.) permettant de faire comprendre de quoi il s’agit et en quoi le façonnage de maladie concerne chaque citoyen au quotidien, j’ai abordé tout cela principalement dans des articles sur Pharmacritique, qui sont accessibles en cliquant sur la catégorie disease mongering, mais aussi dans des interviews et des participations à des documentaires, ainsi que lors de débats et colloques dont il faudrait archiver les présentations powerpoint et les enregistrements. Mais sachant que je suis un contre-talent en matière de communication et que je n’ai même pas le temps de tenir le blog, ces temps-ci…  Quoi qu’il en soit, les articles parus sur Pharmacritique abordant diverses facettes de l’invention des maladies et de leur redéfinition restent d’actualité. Malheureusement…

Formes d’expertise et d’action citoyennes: conférence-débat au Festival EcoLOT toi-même

Le samedi 16 avril 2016 aura lieu à Limogne-en-Quercy la dixième édition du festival EcoLOT toi-même, EcoLOT toi même affiche.jpgorganisée par l’association Coqueli’Causse. Le programme et les informations utiles sont sur cette page.

Pardon pour cette note tardive et faite à la va-vite. J’aurai le plaisir d’intervenir – donner une conférence, mais je n’aime pas le terme et veillerai à ce que cela se déroule de façon plus spontanée – à 14 h 30 sur les formes d’expertise et d’action citoyennes telles que les théorise Sciences Citoyennes (et telles que j’ai essayé d’en pratiquer quelques-unes sur divers supports, de façon plus ou moins publique).

Je partirai de l’actualité et de mon expérience, pour parler des lanceurs d’alerte, pour dire à quel point les révélations médiatiques des actes de quelques personnes largement médiatisées – car n’est lanceur d’alerte que celui qui est ainsi adoubé par certains media – eh bien révèlent les failles de l’Etat, des organismes de contrôle, de notre législation, etc. Sciences Citoyennes travaille beaucoup sur la question des lanceurs d’alerte – leur définition, leur protection, … – pour qu’il y ait une législation claire là-dessus. Notre site contient une note de synthèse qui peut être lue avant de parcourir les dizaines d’articles sur la question.

Je parlerai évidemment des pseudo-débats publics actuels, pour critiquer la démonétisation de termes tels que expertise citoyenne, démocratie participative, participation des citoyens à la décision publique, conférence citoyenne, etc. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, contribue à la destruction de tout ce que le champ sémantique autour de la citoyenneté, du politique et de la cité veut dire. Il suffit de penser aux fameuses « grandes concertations citoyennes » sur le dépistage organisé du cancer du sein et sur la vaccination qui agitent actuellement quelques media et quelques politiques qui ont fait quelques propositions suite à la démission de Thomas Dieterich, ancien directeur de la Conférence nationale de santé.

Je reviendrai sur ces sujets – abordés depuis des années sur Pharmacritique -, et notamment sur la façon dont ils sont expédiés par une ministre de la Santé et par les instances gouvernementales qui disent vouloir consulter les citoyens et les faire participer à la décision… Pour les amener à accepter les objectifs fixés d’avance, donc ne plus rechigner à accepter le dépistage organisé du cancer du sein par mammographie (voir quelques articles critiques en descendant sur cette page, en particulier le texte du Dr Bernard Duperray et le mien sur la construction sociale autour de certaines représentations) et accepter tous les vaccins que l’industrie pharmaceutique propose et qu’elle impose en organisant une pénurie de certains vaccins en faveur de ceux multivalents.

Ces pseudo-débats publics, ces pseudo-concertations consistant à mettre en place un site sur lequel qui voudra pourra s’exprimer comme sur les réseaux sociaux, de même que des « conférences » séparées pour les citoyens, les experts et les professionnels de base (!), – tout cela servira évidemment d’alibi permettant d’éliminer une véritable consultation et décision citoyenne – par des convention de citoyens. Avec pour objectif final d’éliminer les critiques en disant qu’il y a eu consultation et décision citoyenne, donc le peuple souverain a parlé et sa décision n’est pas à remettre en cause à l’infini…

On voit fleurir partout des formes tronquées de « conférence citoyenne », de jury citoyen, conseil citoyen, etc. Cela n’a rien à voir avec ce que Sciences Citoyennes entend par « convention de citoyens », dont l’acception et la méthodologie sont expliqués dans le dossier sur notre site.

Manifeste pour une recherche scientifique responsable

La Fondation Sciences Citoyennes s’engage et publie un Manifeste, appelé à interpeller et à encourager le sciences citoyennes,démocratisation de la science,recherche scientifique responsble,responsabilité des scientifiques,manifeste pour une recherche responsable,lobbying recherche scientifique,indépendance de la recherche,indépendance de la science,financement industriel de la science,rapport science société,technosciences néolibéralisme,recherche fondamentale,Etat responsabilité science,responsabilité sociale et environnementale,science transition écologique,science finalités éthiques,science biens communs,science scientisme technosciences,science capitalisme profit,neutralité de la science,liberté du chercheurdébat concernant les finalités de la recherche, les moyens de les mettre en oeuvre et les responsabilités individuelles et collectives.

 

MANIFESTE POUR UNE RECHERCHE SCIENTIFIQUE RESPONSABLE

Constatant en préambule que :

>> L’ampleur et l’irréversibilité des interdépendances créées entre les êtres humains, entre les sociétés et entre l’humanité et la biosphère constituent une situation radicalement nouvelle dans l’histoire de l’humanité, qui exige une réponse globale et urgente.

>> Face aux risques sanitaires et écologiques, nos sociétés sont devenues des sociétés à irresponsabilité illimitée :

> Irresponsabilité des États, enfermés dans une vision dépassée de leur souveraineté et plus préoccupés par des compétitions économiques, policières et militaires que par le bien commun des populations ;

> Irresponsabilité des entreprises, dont les préoccupations vont quasi-exclusivement vers les profits, en s’exonérant de toute responsabilité dès lors que la connaissance des risques est insuffisante ou occultée, et en s’affranchissant de tout contrôle par les citoyens ou les États ;

> Irresponsabilité des décideurs institutionnels et politiques, et de tous ceux qui prennent des décisions non éthiques ou allant à l’encontre de la santé des populations et de la protection de l’environnement, niant les nombreuses incertitudes en se réfugiant derrière l’avis d’experts savamment choisis – mais rarement indépendants – tout en faisant fi de la richesse et de la diversité des savoirs ;

> Irresponsabilité des chercheurs, qui estiment que leur responsabilité n’est engagée ni comme scientifiques, ni comme experts.

 

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Découvrez Sciences Citoyennes à l’occasion de son Assemblée générale le 2 avril 2016

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Cher-e-s adhérent-e-s et sympathisant-e-s,

La quatorzième assemblée générale (AG) de l’association Pour une Fondation Sciences Citoyennes se tiendra samedi 02 avril de 09h15 à 16h30 dans les locaux de la Fondation pour le Progrès de l’Homme, 38 rue Saint Sabin 75011 Paris, M° Chemin Vert (ligne 8) ou Bréguet Sabin (ligne 5)

L’AG est un moment important dans la vie de notre association pour échanger, faire le point et dessiner nos projets pour l’année à venir. Aussi, nous espérons vraiment pouvoir compter sur votre présence d’autant plus que cette année est un peu particulière. Nous sommes contraints, pour des raisons administratives, mais aussi par une volonté du conseil d’administration (CA), de faire évoluer le nom de l’association. Il sera fait des propositions en ce sens. Une discussion et un vote sur ce sujet interviendront l’après-midi du jour de l’AG.

L’AG est ouverte aux adhérents actuels et à tous ceux qui veulent en savoir plus sur nos activités. Aussi n’hésitez pas à convier les personnes de votre entourage qui pourraient être intéressées.

 

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« Non à la contention! » « La sangle qui attache tue le lien humain qui soigne » Appel du Collectif des 39

L’Appel « Non à la contention! » (à signer sur cette page), adressé aux députés et aux collectif des 39.jpgsénateurs et dont le sous-titre est « La sangle qui attache tue le lien humain qui soigne », est la dernière action en date du Collectif des 39.

En continuité avec toutes ses actions pour une vraie « hospitalité pour la folie », contre la « nuit sécuritaire », contre toute forme d’abus de pouvoir en psychiatrie – débouchant sur des pratiques dégradantes et non respectueuses de la dignité des êtres humaines -, le Collectif des 39 alerte « sur l’augmentation et la banalisation des pratiques d’enfermement, de contrôle et d’entraves des corps en psychiatrie. Opacité et silence recouvrent encore ces différentes formes de contention qui sont la pointe émergée d’une évolution liberticide et sécuritaire contre laquelle » il se mobilise et veut mobiliser les citoyens. Pour que soient élaborées et mises en place des « stratégies thérapeutiques plus complexes que la seule médication et «la mise au pas» par l’emprise », qu’il s’agisse de la contention physique et médicamenteuse, des chambres d’isolement  et de tout autre moyen qui isole aussi socialement la personne et l’exclut, la condamnant à la mort sociale. (Ce sont des sujets que j’ai abordés dans les dizaines de notes sur la médecine comme agent de contrôle social, sur les dérives de la psychiatrie (en particulier du fait des conflits d’intérêts et de son instrumentalisation), sur les psychotropes, les méthodes de normalisation, d’uniformisation, d’extirpation de la différence, sur le disease mongering, la surmédicalisation, le DSM, etc.. Toutes les notes sont accessibles à partir de la liste alphabétique de sujets dans la colonne de gauche du blog).  

Avant de donner des détails et le texte de l’Appel aux parlementaires, je rappelle que le Collectif des 39 – dont la présentation et les actions sont exposées en détail sur son site – est un rassemblement de psychiatres et autres soignants dans le domaine de la psychiatrie. Je leur ai tiré mon chapeau maintes fois et le fais à nouveau, parce que leurs actions devraient servir d’exemple à tous les soignants, tant elles préfigurent ce que devrait être une relation soignant-soigné dans laquelle le soignant est mandataire des intérêts de ses patients – surtout des plus faibles, qui sont les moins à même de les exprimer et de les défendre par eux-mêmes – et ne conçoit pas d’être un exécutant de pratiques qui contreviennent à ces intérêts, pratiques qui, de plus en plus, n’ont de « médical » que le nom…

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« Les Médicamenteurs »: vérités et mensonges 6 ans après. Projection et débat à Grenoble

Le documentaire « Les Médicamenteurs », réalisé par Stéphane Horel et commenté dans cette note sur Pharmacritique, a été diffusé pour la première fois en juin 2009. Beaucoup d’annonces ont été faites depuis, surtout en marge de scandales, dont le plus médiatisé a été celui autour du Médiator. Une loi a été adoptée en décembre 2011, des comités et commissions de déontologie et de transparence ont été mis en place, tout comme des initiatives de déclaration des liens d’intérêt, notamment pour les experts auprès des autorités sanitaires.

Alors qu’en est-il six ans après ? Notre système de formation, d’information et de recherche médicales, dont j’ai toujours dit qu’il était fondamentalement et structurellement pharma-amical, a-t-il vraiment changé ? Le journalisme d’investigation mérite-t-il enfin son nom ou ne fait-il que reprendre des sujets qui circulent depuis des années, enfonçant les portes ouvertes par des lanceurs d’alerte qui ne sont pas mentionnés – même pas en petites lettres sur le générique de fin –, alors qu’ils se sont pris plein la figure quand ils ont fait le travail… Cash Investigation – mais aussi Pièces à conviction du temps où Elise Lucet était rédactrice en chef – et Pharmacritique, c’est toute une histoire, avec des sources qui, une fois exploitées, restent invisibles sur les génériques, dans les remerciements, etc., comme ça, le public pense vraiment que c’est l’équipe de journalistes qui a fait de l’investigation poussée (pas celle qui s’arrête aux premiers résultats dans une recherche sur google, prend tout ce qui est dit sur un blog, demande de longues explications à l’auteur, puis oublie de le mentionner…) J’ai beaucoup d’exemples, aussi avec d’autres journalistes, avec des auteurs de livres (médecins compris), de sites, de blogs, etc., et en parlerai le moment venu.

Les pratiques médicales ont-elles changé depuis « Les Médicamenteurs », de façon à prendre en compte les effets indésirables, de les signaler, d’en informer les patients ? La médicalisation – surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements, … – a-t-elle diminué ? Quid des méthodes des « médicamenteurs » qui ne jurent que par les remèdes naturels, dont on n’aurait même pas le droit de demander des preuves d’efficacité, sous peine de passer pour un suppôt de l’industrie pharmaceutique qui s’attaquerait aux faibles défenseurs désargentés de la nature ? Quid du sensationnalisme des journalistes se livrant à des surenchères, cherchant un scandale à dénoncer ?  Quid de la démonétisation de l’alerte, parce que tout et n’importe quoi peut être mis en cause, sur des réseaux sociaux où celui qui gueule le plus fort l’importe, n’en déplaise à ceux qui rêvent d’une « intelligence collective » qui surgirait du web 2.0.

J’ai toujours dit que la transparence sur les conflits d’intérêts n’est qu’une étape dans la lutte visant à éliminer lesdits conflits d’intérêts, et que s’arrêter là-dessus serait illusoire, voire contre-productif. Qu’il s’agissait d’un système de désinformation organisée, dominé par le marketing qui cache l’absence de progrès thérapeutique et l’absence d’innovation, marketing dont il fallait décortiquer les méthodes – méthodes d’influence, de persuasion, tirées des méthodes classiques de lobbying et de communication utilisées partout. Et j’ai donné moult exemples, y compris dans la construction sociale du dépistage organisé du cancer du sein, que je mentionne au vu de la nouvelle campagne de communication qui commence avec « octobre rose » et la « concertation citoyenne et scientifique » annoncée comme une forme de cette « démocratie sanitaire » qu’on nous annonce comme une berceuse pour mieux nous endormir sur le fait que rien n’est fait pour que le système change, structurellement, de façon à profiter à l’intérêt général, à l’intérêt de la santé individuelle et publique, et non pas aux affaires des industriels et de professionnels de santé. Dans la concertation citoyenne sur le dépistage du cancer du sein, autorités sanitaires et autres intéressés dans le maintien du système emploieront à fond ces mêmes méthodes d’influence pour aboutir au résultat voulu – un meilleur taux de participation au dépistage qui ne dépend en rien de la décision citoyenne.

Ai-je eu tort ou raison?  La liste de questions est longue…

La projection des « Médicamenteurs » permet de faire une comparaison sur les points évoqués dans le documentaire, et aussi d’aborder des points qui ne l’ont pas été, compte tenu des limites inhérentes. Ainsi tout ce qui relève de la santé environnementale, des causes et co-facteurs environnementaux, mais aussi de la surprescription – autre facette de la surmédicalisation -, et de l’expertise citoyenne, de l’indépendance des usagers, qui ne doivent pas juste changer de « maîtres », passant de la dépendance à l’égard des médecins ayant des conflits d’intérêts au suivisme et à un rôle de perroquet des médecins indépendants… Etc.

La projection aura lieu le 7 octobre; elle commencera à 20:00, suivie du débat à 21:10. Débat auquel je participerai aux côtés de Philippe Perrin, éco-infirmier, fondateur de Santé Environnement Rhône-Alpes (SERA).

L’annonce détaillée du programme de Sciences en Bobines à Grenoble est sur cette page. L’adresse : Maison des Associations, 6 rue Berthe de Boissieux, Grenoble. (J’apprends au dernier moment que le débat aura lieu 150 mètres plus loin, au Pavillon de Bonne, situé au 50 Bd Gambetta).

Rencontres Emile Durkheim à l’Université de Bordeaux: Quand le citoyen interroge la science

Le 2 octobre 2015, j’aurai le plaisir de participer aux premières rencontres bisanuelles organisées par la Ligue des Droits de l’Homme de Bordeaux, en partenariat avec d’autres associations et avec le soutien de la Région Aquitaine. Ce premier évènement de la série s’appelle « Rencontres Emile Durkheim », avec le titre thématique « Quand le citoyen interroge la science ». Les rencontres auront lieu à l’Université de Bordeaux 2 Victoire, Amphithéâtre Broca, 3 ter Place de la Victoire, tram B arrêt Victoire) et se dérouleront en deux parties. La première, qui est réservée aux étudiants et chercheurs, commence à 14 h 00 et comprend le séminaire de Dominique Pestre et l’échange qui suivra; la deuxième partie, qui commence à 18 h 00, est ouverte au public (voir programme et liste des intervenants plus bas). Je participerai à l’échange autour du séminaire de Dominique Pestre et interviendrai, au nom de Sciences Citoyennes, lors de la table ronde prévue à 18 h 30.

Les associations partenaires – Sciences Citoyennes, Controverse, Arbre de Connaissance et d’autres – y auront un stand ; celui de la Fondation Sciences Citoyennes sera tenu par la déléguée générale, Aude Lapprand.

Voici l’annonce par Jean-Claude Guicheney, président de la Ligue des Droits de l’Homme de Bordeaux, suivie du programme, que vous pouvez lire en intégralité dans ce fichier PDF (qui contient aussi toutes les informations pratiques, mais a été modifié quant aux intervenants).

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Colloque « Une loi globale pour la protection des lanceurs d’alerte en France », le 29 septembre à l’Assemblée Nationale

La Fondation Sciences Citoyennes et Transparency International France organisent en 2015 sciences citoyennes lanceur d'alerte,lanceur d'alerte colloque,lanceur d'alerte protection,lanceur d'alerte protection loi,maison des lanceurs d'alerte,whistleblowing international network,alerte santé,michèle rivasi,christian vigouroux,whistleblower protection,assemblée nationale colloque lanceurs d'alerte,transparency international lanceurs d'alerte,lanceur d'alerte recommandations européennesun cycle de colloques pour l’amendement de notre législation de l’alerte éthique (signalement dans l’intérêt général). Nous travaillons également à un texte de loi, qui pallierait la stratification du dispositif français (6 lois sectorielles). Une proposition de loi devrait être présentée lors de la prochaine session parlementaire.

Nos deux premiers colloques ont traité de la sécurisation des canaux et procédures, et de la création d’un fonds de dotation pour les victimes / d’une Maison des Lanceurs d’Alerte.

Notre troisième colloque se tiendra à l’Assemblée nationale (Salle Colbert, 126 rue de l’université, 75007 Paris) le 29 septembre de 14h à 18h, sur le thème :

« Une loi globale pour la protection des lanceurs d’alerte en France ».

Dans la première session nous aborderons, avec ses auteurs, le cadre pionnier et solidaire que construit l’Europe et notamment la Recommandation du Comité des Ministres aux états membres du Conseil de l’Europe (2014), ou les enseignements tirés des meilleures lois et expériences nationales. Dans la seconde session, nous débattrons, avec des parlementaires français, des contenus d’une loi française, au regard de ce cadre et de notre projet de société.

Ce colloque sera organisé avec le soutien de la Fondation Charles Léopold Mayer et sous le parrainage du Député Yann Galut, avec la participation notamment de:

Rosita Agnew (Bureau du Médiateur Européen), Eric Alauzet (Député), Eric Bocquet (Sénateur), Francesco Crisafulli (Président du Comité européen de coopération juridique, Conseil de l’Europe), Charles de Courson (Député), Laure de la Raudière (Députée), Yann Galut (Député), Nicole Marie Meyer (Transparency International France), Anna Myers (Directrice du Whistleblowing International Network), Michèle Rivasi (Députée), Christian Vigouroux (Président de la secteur de l’intérieur, Conseil d’État)

et sous réserve Anabela Gago (Directrice de la lutte contre le crime organisé, Commission européenne) et Christiane Taubira, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice.

Sachant que le nombre de places de la salle est limité mais que le sujet suscite un vif intérêt, nous vous prions de bien vouloir nous confirmer votre présence à l’aide du formulaire d’inscription sur notre site

http://sciencescitoyennes.org/colloque-lanceurs-dalerte-29-septembre-2015-assemblee-nationale/

Vous pouvez télécharger les communications du premier colloque de ce cycle « Lanceurs d’alerte – La sécurisation des canaux et des procédures » qui s’est tenu à l’Assemblée nationale le 4 février 2015 : http://sciencescitoyennes.org/colloque-sur-les-lanceurs-dalerte-le-4-fevrier-2015-a-lassemblee-nationale-documents

(ou ici sous forme PDF: le compte-rendu synthétique des communications)

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Pour Transparency International France et la Fondation Sciences Citoyennes,

Nicole Marie Meyer et Glen Millot

Sciences citoyennes: 11ème édition du festival de films et débats « Sciences en Bobines »

Cette année, pour la onzième édition coordonnée par Glen Millot pour Sciences Citoyennes, le sciences en bobines 11e édition,fondation sciences citoyennes,lobbying pharmaceutique,les médicamenteurs,elena pasca,décroissance développement,agrécologie,transhumanisme médecine,biologie synthétique,biens communs,lanceurs d'alerte,conflits d'intérêts pharmaceutiquefestival Sciences en Bobines continue d’essaimer, puisque 27 projections suivies de débats auront lieu dans 17 villes, à partir du 1er octobre et jusqu’au 18 octobre inclus. Le programme détaillé est accessible en cliquant sur chaque ville. 

Les sujets sont variés, mais toujours en lien avec les axes de travail de Sciences Citoyennes : critique du lobbying et des stratégies d’influence des politiques publiques et de l’information santé par l’industrie pharmaceutique, lanceurs d’alerte et chercheurs engagés exposés à des représailles, modes de développement possibles en dehors des sentiers battus de la croissance (développements alternatifs, possibilités de transition écologique, y compris en matière d’alimentation et de réflexion sur les biens communs), questions controversés âprement défendues par les industriels respectifs telles que les nanotechnologies, les ondes électromagnétiques (et l’électrosensibilité), etc. Sans oublier les dossiers très à la mode de la biologie synthétique et du transhumanisme, qui s’imposent insidieusement, peu à peu, dans notre vie quotidienne, par le biais des campagnes de communication qui cherchent à survaloriser leurs potentiels apports à une médecine personnalisée.  

En tant que lanceur d’alerte ayant travaillé sur le lobbying, les conflits d’intérêts, les stratégies de communication et d’influence de l’industrie pharmaceutique et ses méthodes pour imposer une désinformation organisée dans le système de formation, de recherche et d’information médicales, j’aurai le plaisir de participer à la projection-débat prévue le 7 octobre à 20h15 à la Maison des Associations de Grenoble. Le débat partira du documentaire réalisé par Stéphane Horel, Les Médicamenteurs, avec Philippe Perrin, éco-infirmer et fondateur de SERA (Santé Environnement Rhône-Alpes).

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Voici l’annonce du Festival Sciences en Bobines, suivie de l’affiche en version lisible ; sur le site du festival, vous pourrez trouver les programmes complets, ville par ville, ainsi que toutes les informations complémentaires (infos pratiques, plans d’accès, horaires, etc.).

« Les savoirs scientifiques et techniques ne sont pas neutres. Ils sont construits par les hommes et sont soumis, comme toute création humaine, à des enjeux politiques, économiques et sociaux. Ainsi, ceux qui affirment que les sciences sont « naturellement » porteuses de bonheur et de progrès ne visent qu’à museler la critique et à conforter leur propre pouvoir. Les crises et les scandales sanitaires, écologiques, économiques et humanitaires qui se multiplient révèlent le visage d’une science soumise aux intérêts des lobbys industriels et financiers.

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Lobbying et conflits d’intérêts: formation organisée par Sciences Citoyennes

Le mardi 21 avril 2015, j’aurai le plaisir de co-animer une session du cycle de formations organisé par conflits d'intérêts formation,cycle formations sciences citoyennes,martin pigeon,efsa lobbying,corporate europe observatory lobbying,elena pasca,conflits d'intérêt typologie,plaidoyer citoyen vs lobbying,transparence conclits d'intérêt,biais conflits d'intérêt,fraude conflits d'intérêt,corruption conflits d'intérêt,conflits d'intérêt santé médecine,méthodes de manipulation,méthodes d'influence,fabrique de l'opinion,manipulation opinion mediaSciences Citoyennes (dont la description et le programme complet sont sur cette page).

[Mes excuses aux lecteurs pour les silences, les absences, l’absence d’articles et de réponses aux commentaires; j’en donnerai bientôt les raisons dans une note à part. Désolée d’annoncer tardivement – ou de ne pas annoncer du tout… – de telles activités pour Sciences citoyennes ou des interventions dans d’autres contextes. Je n’ai jamais été performante en matière de communication. Je n’ai que très peu de temps, alors autant le fructifier dans l’agir et les interventions en tant que telles, et laisser la communication de côté. Il y a une sorte d’auto-publicité qui m’a toujours gênée, comme l’idée de faire une revue de presse, suggérée par des lecteurs. J’invite les lecteurs à s’inscrire à la lettre d’actualités de Sciences Citoyennes et à regarder régulièrement son site. Et puis, les lecteurs s’informent habituellement sur les sites des associations qui organisent les débats, colloques, etc. auxquels je participe. Ces deux dernières années, j’ai travaillé sur d’autres sujets et accumulé des matériaux qui seront utilisés dans des articles à venir.]

Voici la présentation de la formation sur le lobbying et les conflits d’intérêts, que j’aurai le plaisir de co-animer conflits d'intérêts formation,cycle formations sciences citoyennes,martin pigeon,efsa lobbying,corporate europe observatory lobbying,elena pasca,conflits d'intérêt typologie,plaidoyer citoyen vs lobbying,transparence conclits d'intérêt,biais conflits d'intérêt,fraude conflits d'intérêt,corruption conflits d'intérêt,conflits d'intérêt santé médecine,méthodes de manipulation,méthodes d'influence,fabrique de l'opinion,manipulation opinion mediaavec Martin Pigeon du Corporate Europe Observatory (CEO), dont j’apprécie le travail. Le CEO est l’un des membres fondateurs du réseau européen ALTER-EU (Alliance for Lobbying Transparency and Ethics Regulation), dont Sciences Citoyennes fait aussi partie, tout en gardant des différences spécifiques importantes, y compris sur des notions fondamentales telles que le lobbying. Sciences Citoyennes ne se définira jamais comme un lobbyiste et ne s’inscrira jamais dans le registre des lobbyistes, contrairement à bon nombre d’ONG et associations qui jouent un jeu dont les règles sont définies par les lobbyistes, qui mènent ainsi la danse… A Sciences Citoyennes, nous faisons du plaidoyer citoyen, qui se distingue en tous points du lobbying, que ce soit par les objectifs, les méthodes, les moyens, l’absence de concessions, la poursuite de l’intérêt général et non pas d’intérêts particularistes, l’absence de conflits d’intérêts, etc.

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