Un communiqué du LEEM (Les entreprises du médicament, syndicat de l’industrie pharmaceutique), nous annonce que Philippe Lamoureux vient d’être nommé directeur
général du LEEM à partir du 15 novembre. Lamoureux vient du public, où il a dirigé des cabinets ministériels, puis, depuis 2002, l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation en santé).
Voici un mélange des genres des plus malsains : c’est une forme de pantouflage, dénoncé par le seul Canard enchaîné, et on peut s’attendre à des mauvaises surprises très bien concoctées. Au lieu de désétrangler le système de soins dominé par l’industrie pharmaceutique et par sa filière très profitable du médicament, on verra des initiatives débouchant sur une emprise privée à chaque niveau, dans une forme de domination totalisante qui ne sera même pas ressentie comme telle… Lamoureux passe au privé avec armes (carnet d’adresses) et bagages (toutes ses connaissances sur le comment et le pourquoi des politiques publiques et la façon de les instrumentaliser pour le profit privé des industriels du médicament. Le communiqué du LEEM le dit ouvertement:

médicale et les publications et pratiques cliniques qui en résultent. Le titre original est 

comment les firmes pharmaceutiques respectent le code d’éthique récemment édicté par leur syndicat états-unien (PhRMA), qui n’avait pas oublié de préciser que ses dispositions sont « volontaires »… En l’occurrence, il ne s’agit pas de cadeaux et autres à-côtés offerts aux médecins, mais de l’hospitalité (sic) offerte à tous les politiques délégués de l’Etat de Caroline du Nord participant à la convention républicaine : repas en dehors de la ville, dans un cadre bucolique avec vue sur l’eau, voyage-détente en bateau…
entre médecins et industrie pharmaceutique. L’un d’eux est signé par Arnold S. Relman et s’intitule «
conflits d’intérêts des experts, efficacité modeste… »
gouvernement en quête d’économies de bouts de ficelle.
pharma ». Les conséquences proprement effrayantes des conflits d’intérêts qui motivent la lâcheté des politiques sont dénoncées par Fabio Lo Verso dans plusieurs articles du quotidien Le Courrier. Le plus récent est paru le 6 septembre sous le titre
apprend une dépêche de Reuters en date du 31 août (
Ils défendent massivement leur service public de santé, qui fête ses 60 ans cette année, et manifestent en même temps leur attachement à leurs médecins généralistes, nous dit
inconvénients de la visite académique, du point de vue des médecins généralistes de la région. Les résultats ont été publiés en 2007 sous le titre « Family physicians’ perceptions of academic detailing : a quantitative and qualitative study » (
responsabilités pénales lorsque certains médicaments créent des désastres sanitaires. Le moyen parfait pour ce faire – et pour en finir avec les droits des victimes comme avec les droits des Etats de poursuivre un laboratoire en justice pour demander des comptes -, c’est de faire appliquer à la santé le droit de préemption. Nous avons dit ce qu’est la préemption fédérale dans les notes de la catégorie
apprend que 130.000 hospitalisations par an sont dues à la prise de médicaments, et que les psychotropes y sont pour beaucoup. Cet appel dénonce la fausse route d’une société qui traite ses maladies culturelles et socioéconomiques par des tranquillisants, antidépresseurs, stimulants, hypnotiques… Il met aussi en cause la toute-puissance des laboratoires pharmaceutiques, mise en pratique avec la complicité de la plupart des médecins dont la formation est centrée sur l’usage des médicaments – et qui sont aussi l’objet de toutes les « attentions » des firmes.
les atteintes à la démocratie, à la justice sociale, à l’éthique et à l’environnement venant des multinationales et de leurs lobbies. En collaboration avec trois autres chiens de garde critiques des lobbies, le CEO décerne depuis 2005 le prix du lobby le plus nuisible, attribué à l’organisme (entreprise, etc.) qui a le plus nui au bien commun européen et à l’intérêt général pendant l’année en question.
continue dominée par les firmes pharmaceutiques. Un autre article du dossier, paru le même jour sur le site et repris dans le numéro du 28 août, dont on voit ici la une, s’intitule