Le généraliste écossais Des Spence raconte dans le British Medical Journal du 18 juillet (BMJ 2008;337:a810 ; pas de lien direct)
comment il a été contacté par courriel pour entamer un formatage qui devait faire de lui un expert dans une maladie issue de l’imagination de l’industrie.
C’est carrément son université qui lui a fait parvenir l’offre d’une firme disant texto qu’elle « vise à trouver des leaders d’opinion (…) dont le travail influencera la gestion et la thérapie futures de la dysfonction sexuelle féminine [par « désir hypoactif »]. (…) Les médecins pourront être invités par le laboratoire qui a commandé l’étude à participer à l’une ou plusieurs de ses activités médicales, qu’il s’agisse de comités consultatifs, d’essais cliniques ou de conférences à donner ».

L’envers de la pilule. Les dessous de l’industrie pharmaceutique, paru en 2004 aux éditions Ecosociété.
dans la compréhension de la fibromyalgie. Rien de révolutionnaire, mais
amendement devait être inclus dans la nouvelle loi, pour
pourtant largement soutenu, y compris par Obama et McCain – qui attribuerait à l’agence du médicament (FDA) la régulation des produits du tabac.
médecine (


pour savoir quelles sont leurs obligations européennes de déclaration publique (disclosure) des financements, par rapport à celles américaines. Les résultats confirment ce qu’on n’arrête pas de dire dans ces pages. Alors que les Etats-Unis ont déjà certaines dispositions légales contraignantes en matière de gestion des conflits d’intérêts et que les législateurs, les institutions et les sociétés médicales font des efforts, les pays européens laissent les firmes faire pratiquement ce qu’elles veulent.
payées aux médecins à des fins de marketing
sociale et toute la protection sociale, ose se montrer à Solidays, aux journées de la solidarité ! Avec d’autres militants d’
Forest. En mai 2007, il a averti aussi bien Pfizer que l’agence américaine du médicament (FDA) des risques d’effets secondaires graves en cas d’utilisation du Champix (varénicline) sur une longue durée. Ses mises en garde se fondaient sur l’analyse d’une étude financée par Pfizer lui-même, comprenant 251 personnes sous Champix pendant une année. Les objections de Spangler n’ont pas été prises au sérieux par la FDA. Elles ressortent aujour’dhui, parce qu’une investigation récente confirme ses dires et va même bien au-delà.