La revue en libre accès PLoS (Public Library of Science) a publié le 12 mai l’essai « No More Free Drug Samples? » (La fin des échantillons
gratuits de médicaments?), signé par Susan Chimonas et Jerome Kassirer.
Les deux auteurs démontrent, études à l’appui, que les allégations du syndicat de l’industrie pharmaceutique (PhRMA aux Etats-Unis, homologue du LEEM en France) quant à l’intérêt éducatif des échantillons sont fausses. Il s’agit d’une forme de publicité pharmaceutique, sans plus, et elle est considérée à tort plus inoffensive que d’autres, au point que même les étudiants en médecine y sont déjà exposés. Ils sont distribués généreusement par les visiteurs médicaux aux médecins dans leurs cabinets, dans les hôpitaux, lors des petites sauteries rituelles appelées congrès médicaux (dans le genre salon du MEDEC en France), bref, partout où l’industrie pharmaceutique exerce son ghost management (gestion et contrôle invisibles, management fantôme, mais omniprésent).
C’est toute la question de l’influence invisible, plus ou moins consciente, mais non moins effective pour autant, qui se pose lorsque la question des échantillons est abordée. Et ces implications échappent habituellement à l’usager lambda. Raison de plus pour parler de cet article très synthétique, tout en gardant présentes à l’esprit les différences entre les Etats-Unis et l’Europe.

débat sur le degré d’influence de l’industrie pharmaceutique sur les médecins et sur ses conséquences. Les participants sont des figures représentatives du monde médico-pharmaceutique australien (industrie, médecins pro-pharma, médecins critiques, dont deux représentants de
le diabète et l’obésité. Son directeur annonçait dans 
l’éducation thérapeutique des patients : «
Sarkozy
vaccins protégeant contre [deux types de HPV impliqués dans des] cancers du col de l’utérus soumis au doute après les questions soulevées par des experts).
montant tenu secret à Elsevier, l’une des plus grandes maisons d’édition scientifiques au monde, pour que la société
médicament Agréal (véralipride), un neuroleptique non présenté comme tel et largement prescrit pour diminuer les bouffées de chaleur chez les femmes ménopausées. Cette même juridiction avait déjà rendu un verdict similaire dans le cas de trois victimes.
les laboratoires pour les médicaments d’ordonnance et donnaient des liens pour approfondir la question.
déjà inégalitaire, les sénateurs Guy Fischer, François Autain, Annie David, Isabelle Pasquet, Gélita Hoarau, Nicole Borvo Cohen-Seat, Éliane Assassi, Marie-France Beaufils, Michel Billout, Jean-Claude Danglot, Michelle Demessine, Évelyne Didier, Thierry Foucaud, Brigitte Gonthier-Maurin, Robert Hue, Gérard Le Cam, Josiane Mathon-Poinat, Jean-Luc Mélenchon, Jack Ralite, Ivan Renar, Mireille Schurch, Odette Terrade, Bernard Vera et Jean-François Voguet on déposé le 3 mars une
et algologue Scott S. Reuben n’est qu’
apprend la dépêche du 4 mars 2009 de Reuters : “Par une décision historique prise à 6 votes contre trois, cette haute cour inflige une défaite majeure à l’industrie pharmaceutique“, stipulant que
double aveugle réalisé par des chercheurs suédois qui ont investigué l’utilité des statines – l’atorvastatine (Tahor, Lipitor de la firme Pfizer, en l’occurrence) – dans la prévention des récidives dans la fibrillation atriale. L’article, signé par Henrik Almroth et al., s’intitule «