Le New York Times a publié le 19 août un excellent article intitulé « The Evidence Gap. Drug Makers’ Push Leads to Cancer Vaccines’ Rise » (L’écart entre la publicité et les preuves : Les stratégies marketing des firmes augmentent le taux de vaccinations).
Ce long texte très bien documenté nous permet de comprendre pourquoi presque tous les professionnels de santé et les politiques répètent comme des perroquets les mêmes arguments publicitaires et font ce qu’il faut pour augmenter les chiffres de vente. La publicité et ce discours uniformisé et globalisé sont portés par une véritable armée de médecins, infirmiers, hommes politiques, associations de patients, institutions publiques et autres, payés très généreusement par Merck et GSK. (N’oublions pas Sanofi Pasteur MSD et CSL, même si l’article se focalise sur les deux labos à l’origine du commerce de ces vaccins). C’est l’argent qui parle et les perroquets font du copier/coller pour diffuser le message.
Et lorsqu’autant de monde a un intérêt financier (ou de prestige) à ce que le Gardasil et le Cervarix se vendent bien, la promotion à tous les niveaux et les décisions politiques intéressées s’accompagnent d’efforts de censure du débat sur l’(in)utilité, les incertitudes et les risques de ces vaccins.
Pharmacritique vous propose une traduction de plusieurs fragments portant surtout sur les conflits d’intérêts et la corruption.

qui peaufinent leur stratégie de mise en pratique des propositions antérieures, connues sous le nom « paquet pharmaceutique » (pharmaceutical package).
collectif canadien fondé en 2003-2004.
psychiatrie est la spécialité médicale la plus corrompue par l’industrie pharmaceutique, pour le compte de laquelle elle façonne des maladies et les « légitime » dans le DSM. Appliqué aux enfants, cet affairisme donne une augmentation exponentielle des diagnostics d’hyperactivité et de trouble bipolaire, en premier lieu, et une mise sous camisole chimique dès la moindre « déviation » par rapport à une « normalité » dont la seule chose qu’on puisse affirmer avec certitude, c’est qu’elle n’existe pas… (Mais ce n’est pas ce détail qui va arrêter le dévoiement de la médecine dans son ensemble en un
dénonçant l’ignominie des politiques et autres responsables de la misère et l’exclusion des handicapés, pauvres, malades
formation médicale continue (FMC).
CHOICE a publié un rapport intitulé «
médicaments. Cela colle parfaitement avec l’actualité…
antidépresseurs, cet effet indésirable est connu depuis longtemps et, aux Etats-Unis, un label noir (black box warning) portant là-dessus dissuade les médecins de les prescrire aux moins de 24 ans.
ensemble
Journal of Medicine un éditorial intitulé
pour la désinfection des rapports des médecins avec les firmes pharmaceutiques. Mobilisation dont les deux figures de proue sont
septembre la campagne précipitée de vaccination des jeunes filles canadiennes par le Gardasil. Le syndicat conteste l’utilité du vaccin et la nécessité d’une telle campagne, en l’absence de toute épidémie qui la justifierait. La FIQ ne manque pas de rappeler les incertitudes scientifiques autour du Gardasil et de s’inquiéter de ses « dangers potentiels » et « ses effets pervers » – notamment la pression de sélection -, alors que les autorités sanitaires ne sont même pas d’accord quant à son efficacité…
Journal, en réponse à l’article que nous avions traduit dans cette note : «
formule une critique radicale de la cholestérolisation des maladies cardio-vasculaires. Je pense qu’il faudrait lire son texte comme l’inverse symétrique du « tout cholestérol » / « tout statines » de l’industrie pharmaceutique – et exiger comme lui une révision des recommandations en matière de cholestérol, biaisées du fait de nombreux conflits d’intérêts. Mais, en effet, les propos sont controversés s’agissant de l’hypercholestérolémie familiale, où le traitement est essentiel, comme je l’ai dit en reprenant Arznei-Telegramm.
numéro un ? Par les conflits d’intérêts des experts, concrétisés aussi dans le façonnage de maladies, méthode fort efficace dans la stratégie globale de médicalisation et surmédicalisation à la Dr Knock, avec toutes les conséquences consistant à transformer les bien-portants en malades à médicamenter chroniquement, et surtout les bien-portantes, puisque les femmes sont les premières cibles de la surmédicalisation. J’ai évoqué ces méthodes dans les notes de la catégorie
pourtant, on n’en entend pas parler. Pfizer, Merck et les autres fabricants de statines ne s’en vantent pas. Pourquoi se priver de la moitié des bénéfices ? Il vaut mieux continuer dans la stratégie de disease mongering (façonnage de maladies, invention de maladies), et l’abus de prévention en fait partie. Une stratégie très profitable de surmédicalisation et surmédicamentation, qui transforme les facteurs de risque en maladies et les bien-portants en malades.