Le 7 septembre est sorti à Actes Sud le livre Menaces sur nos neurones. Alzheimer, Parkinson et ceux qui en profitent…, par Marie Grosman, spécialisée en épidémiologie et santé environnementale, et Roger Lenglet, philosophe et journaliste d’investigation indépendant.
C’est une investigation sur tous les niveaux qui concourent à la « production » et au maintien d’une « société neurotoxique ». Elle se focalise sur l’accumulation des métaux lourds et leur impact sur la santé et l’environnement, en dévoilant tout un système qui favorise les intérêts économiques des lobbies et groupes de pression et bloque l’information transparente, la remise en cause de tout un système verrouillé et instrumentalisé, le questionnement citoyen et la reconnaissance des droits des victimes. Le rôle des métaux lourds, en synergie avec d’autres produits toxiques (pesticides, perturbateurs endocriniens…), est questionné dans l’apparition et la multiplication de maladies neurologiques telles que Alzheimer et Parkinson, les troubles neurocomportementaux et autres affections.
Je n’ai pas encore lu le livre, mais connaissant le sérieux de Roger Lenglet, auteur de nombreux livres fort bien documentés et qui ont permis des avancées dans la prise de conscience sur de nombreux problèmes de santé publique et de dénaturation de la démocratie par les lobbies et les conflits d’intérêts, je pense que Menaces sur nos neurones fera date. Dans un débat qui doit être mené en toute transparence, quelle qu’en soit la conclusion, afin d’éviter des extrêmes et des polarisations généralement délétères: soit le rejet en bloc des causes environnementales, soit l’attribution d’une causalité globale, exclusive et prise au sens strict du terme.
Voici une courte présentation vidéo faite par les deux auteurs. Des informations complémentaires (introduction, sommaire…) sont disponibles sur cette page de l’éditeur Actes Sud.
Je rappele mon investigation, parue le 5 mars 2009 sur Pharmacritique, sur les conflits d’intérêts autour de l’Alzheimer, à commencer par ceux de Nicolas Sarkozy et ses frères, dans l’intérêt des assureurs et de l’industrie pharmaceutique, sur le pourquoi des franchises médicales, l’inutilité des médicaments anticholinestérasiques et de la mémantine, etc. : « Conflits d’intérêts des frères Sarkozy, plan Alzheimer et mutuelle obligatoire, pour le profit de Sanofi et des assurances ». [Elena Pasca]

interlocuteur: 
Canada, des Etats-Unis et des Pays-Bas, dirigée par Michelle Roseman (Université McGill, Montréal): «
autres travaux en cours, il n’est parti que le 22 juillet… Ce n’est pas le meilleur moment pour des communiqués de presse, mais, comme vous pouvez le constater, les convenances ne m’intéressent pas, même pas s’agissant de respecter les conventions quant à la forme d’un tel texte… Je préfère donner plus d’informations, situer la problématique dans le contexte, donner des liens, pour que le lecteur comprenne que, même s’agissant d’une information états-unienne, cela le concerne tout autant, si ce n’est plus, vu l’inexistence d’une telle législation en France et en Europe.
intégralité. Cependant, ce qui se dégage déjà des travaux de l’ESH (
au centre des débats sur la maîtrise comptable
investigations, diffusée le 8 décembre 2008, s’intitule
remède miracle, même en prévention primaire où les statines n’ont pas fait preuve d’efficacité : si vous avez réellement besoin d’une statine, il vaut mieux s’en tenir à celles qui ont fait leurs preuves. Parce que l’essai clinique dont tout le monde parle -l’étude Jupiter – a été conçu d’emblée de façon à donner de très bons résultats… sur le papier, mais qui ne veulent rien dire en pratique…
médicale et les publications et pratiques cliniques qui en résultent. Le titre original est
continue dominée par les firmes pharmaceutiques. Un autre article du dossier, paru le même jour sur le site et repris dans le numéro du 28 août, dont on voit ici la une, s’intitule
Street Journal intitulé 

pour savoir quelles sont leurs obligations européennes de déclaration publique (disclosure) des financements, par rapport à celles américaines. Les résultats confirment ce qu’on n’arrête pas de dire dans ces pages. Alors que les Etats-Unis ont déjà certaines dispositions légales contraignantes en matière de gestion des conflits d’intérêts et que les législateurs, les institutions et les sociétés médicales font des efforts, les pays européens laissent les firmes faire pratiquement ce qu’elles veulent.
milliards de dollars payés chaque année par les firmes pharmaceutiques aux médecins pour influencer leurs prescriptions.
aux Etats-Unis), à partir de l’aspect évoqué dans ma note «