J’évoque de temps à autre les méfaits des perturbateurs endocriniens (endocrine disruptors) ou
substances à action endocrinienne, tels que le bisphénol A, les phtalates, les pesticides, les dioxines, les parabènes… Présents dans l’environnement, ils perturbent le système hormonal humain (entre autres) et des fonctions telles que la reproduction ; ils sont des co-facteurs dans l’apparition de maladies, et en particulier de pathologies hormono-dépendantes telles que les cancers de la prostate et du sein. En avril 2008, j’ai traduit les fragments essentiels d’un rapport très inquiétant du National Toxicology Program (Etats-Unis) sur les effets délétères du bisphénol A sur la santé humaine (neurotoxicité, cancérogénicité, perturbation endocrinienne et métabolique…).
Dans un article paru le 8 septembre 2011 dans le Journal de l’Environnement sous le titre « Les organochlorés perturberaient l’implantation de l’œuf fécondé », Romain Loury rend compte d’une étude parue dans la revue Environmental Health Perspectives (EHP) le 29 août sur les effets abortifs précoces de certains pesticides organochlorés. J’en rends compte, puis évoque d’autres articles récemment parus dans la même revue et une initiative de la Commission européenne en vue d’un changement des dispositifs existants et d’une stratégie globale permettant une évaluation individuelle des perturbateurs endocriniens, mais aussi une analyse de leurs effets cumulatifs.
L’illustration accompagne un texte paru le 10 septembre 2010 dans le Journal de l’Environnement sous le titre « Les perturbateurs endocriniens: vers un changement de paradigme? »


interlocuteur:
Sanofi plus de 2 milliards d’euros rien qu’en 2009. Et l’histoire a montré que lorsque l’un de ses médicaments est mis en cause, Sanofi peut recourir à divers stratagèmes pour le défendre, faisant appel à des agences de communication, mobilisant les leaders d’opinion qu’il paie, lançant des plans pour désinformer et/ou museler la presse, licenciant tel lanceur d’alerte. Sans parler d’autres méthodes peu catholiques pour augmenter ses profits, dont j’ai donné quelques exemples sur Pharmacritique.
s’agissait de rendre compte d’un communiqué de presse d’
Recherche Médicale (ICMR : Indian Council of Medical Research) a décidé en juin 2010 d’arrêter la vaccination par le Gardasil dans les deux régions Gujarat et Andhra, dans le cadre d’un essai clinique mené depuis juillet 2009 par Merck, les autorités régionales et l’ONG PATH basée à Seattle. Le programme visait à inclure des jeunes filles des couches sociales les plus pauvres (intouchables, musulmanes, etc.) et bénéficiait pour ce faire d’un financement de la Fondation Bill et Melinda Gates.
Bertrand, quant aux mesures envisagées afin de réformer la chaîne du médicament suite au scandale du Médiator, notamment dans
ResPublica, revue internet du réseau de la Gauche républicaine, portant sur « la tentation d’abandon de la science », de plus en plus manifeste du fait des scandales sanitaires et technologiques qui se multiplient. La réponse est parue le 19 mai 2011 sur