Actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements ». Ateliers 4, 5 et 6

Ce texte contient plusieurs fichiers informatifs, en plus des actes.

Le colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements » qui a eu lieu le 27 et le 28 avril à la Faculté de médecine de Bobigny a été présenté plusieurs fois, en particulier dans les notes contenant l’introduction détaillée et le programme. Les enjeux et les possibles suites à donner – j’imaginais un mouvement citoyen d’idées – ont été évoqués dans le communiqué de presse de notre groupe Princeps.

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Atelier N° 3 : « Surdiagnostics sources de surtraitements » (suite des actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements » 2012)

Pour la continuité et une vue d’ensemble, vous pouvez lire les principaux documents déjà postés sur Pharmacritique à propos du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements », qui a eu lieu les 27 et 28 avril 2012 à la Faculté de médecine de Bobigny.

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De la maladie à la rue… Ou comment, en tombant malade, on peut finir sans domicile fixe. Appel

NdlR: Le texte contient un appel à manifester contre l’expulsion, le dimanche 1er juillet à 15 h devant handicap dalo,syndrome ehlers-danlos,nguyêt-nga cao-thai,jean doubovetzky,handicap logement adapté,santé logement,manifestation solidarité,solidarité sociale,sans domicile fixe soins,invalidité conséquences,santé précarité pauvreté,droit au logement dalo,inégalités sociales en santé,handicap solidaritéla Mairie du 15ème arrondissement, au 31 rue Péclet – 75015 PARIS (M° Vaugirard (ligne 12); Bus: 70, 80, 88). Merci de diffuser largement et de transmettre toute idée, toute solution, tout encouragement à Mme […]. Soyons solidaires, mobilisons-nous pour contredire ce que dit l’image (tirée du blog FunnyFox)!

« De la maladie à la rue… Ou comment, en tombant malade, on peut finir sans domicile fixe »

Par le Dr […]

Contact: […]

[Texte, adresse de contact, nom, prénom et autres détails dans les commentaires effacés à la demande de la personne concernée]

MISE A JOUR du 27 novembre 2012, pour expliquer les modifications

Voici les raisons pour lesquelles j’efface cet article, car je dois une explication à toutes les personnes qui se sont manifestées à la suite de l’article, des mails et des coups de fil que j’ai passés afin de contribuer à aider la personne en question (que j’appellerai Mme X). 

C’est Mme X qui a demandé le retrait de l’article, parce qu’il ne lui sert plus (« il n’est plus efficace » [!?]) et pourrait même lui être nuisible dans ses nouvelles démarches telles que sa recherche d’emploi. [En fait, je la pensais handicapée en incapacité de travail.]  

Cela dit, si on m’avait demandé mon avis, j’aurais essayé de rendre ce texte totalement anonyme, en effaçant le nom ainsi que tout ce qui pourrait identifier la personne malade, mais en laissant le corps du texte parce qu’il dit ce que vivent beaucoup de malades chroniques et souffrant de handicaps.  Ma pensée et ma solidarité vont à tous ceux qui vivent une exclusion sociale en plus de l’exclusion et isolation entraînées par la maladie et le handicap, à tous ceux qui, du fait de leur situation de santé, vivent des discriminations et/ou ont des difficultés de logement, d’emploi, des difficultés relationnelles et autres.

Voici les grandes lignes de l’histoire, que je ne connais pas directement, exposée de façon anonyme :

J’ai été sollicitée par un médecin pour participer à une manifestation de soutien à une femme malade chronique qui était sous le coup d’une expulsion de son logement. Pour qu’il n’y ait pas de malentendu, ni quant à moi ni quant au médecin auteur de l’article, je précise que c’est la personne malade chronique en question qui avait appelé à un maximum d’échos autour de son cas, par elle-même sur les réseaux sociaux, puis à travers ses amis et ses connaissances, etc. C’est évidemment elle-même qui a donné son nom et voulu qu’il soit publié, avec tous les détails précis sur sa situation professionnelle, de santé, familiale, etc.

Je ne la connaissais pas et n’en avais même pas entendu parler. C’est par solidarité avec les malades et handicapés en général que j’ai réagi. Je lui ai proposé de faire partie des personnes qui pourraient l’héberger (au cas où l’expulsion se ferait) et qu’elle rédige son appel à manifester sous la forme d’un article que j’allais publier sur Pharmacritique. Elle a demandé au médecin d’écrire cet article, de servir de contact, etc. J’ai relu l’article et corrigé quelques détails; nous en avons discuté tous les trois, puis je l’ai publié après le feu vert de Mme X.

Et moi et le médecin avons demandé à d’autres blogueurs (médecins et autres) de publier le même texte (ou au moins un lien, un mot); ils ne l’ont pas fait; du coup, ils n’ont pas non plus été sollicités par la suite, ni en lien avec ce texte, ni pour d’autres questions et demandes. 

Par la suite, j’ai envoyé un mail collectif à des connaissances, j’ai passé des coups de fil et essayé d’imaginer une aide qui pourrait être apportée à Mme X. J’ai transmis à celle-ci et au médecin une idée de contact avec une association; certes, ce n’est pas l’idée du siècle, juste une piste. Mme X n’étant pas intéressée et ne souhaitant pas y aller, le médecin a contacté l’association. Je ne connais pas la suite.

Puisqu’un certain nombre des personnes que j’avais sollicitées m’ont demandé des nouvelles et que je n’en avais pas non plus, j’ai demandé à Mme X si elle avait échappé à l’expulsion et lui ai suggéré de poster quelques lignes donnant des nouvelles et remerciant ceux qui se sont mobilisés d’une façon ou d’une autre. Elle a posté un commentaire annonçant le report de l’expulsion.
Après avoir posté l’article, j’ai repondu aux autres sollicitations de Mme X, au téléphone et par mail, l’écoutant longuement et lui donnant toutes les informations que je pouvais avoir ou obtenir sur les divers aspects qu’elle a abordé.

Enfin, j’efface cet article qu’elle « souhaite voir disparaître ». J’ai relu aussi les commentaires et supprimé et son nom et le nom du médecin partout. Elle m’a recontacté pour me demander d’effacer un lien qui contenait son prénom, ce que j’ai fait le 4 décembre. Désolée pour ces modifications apportées aux commentaires, mais, compte tenu de certains détails dans les mails de Mme X, j’ai préféré tout effacer.

Bonne chance à Mme X.

J’exprime toute ma solidarité avec toutes les personnes malades et handicapées, en particulier avec celles qui sont isolées, qui sont moins entreprenantes ou ont honte d’insister auprès de leurs connaissances et des inconnus, qui ne peuvent pas faire entendre leur voix et n’ont personne pour se mobiliser pour elles, pour leur donner la parole et/ou les aider à la prendre. Si je garde le titre – une trace de l’ancien article -, c’est parce que je pense à elles et que c’était une façon de contribuer un tout petit peu à ce qu’on parle plus de leur situation.

Actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements » 2012. Atelier N° 2: Causes et sources de surmédicalisation

Outre les contributions à l’atelier N° 2, ce texte contient aussi deux documents fort bien faits et édifiants, réalisés par le Dr Monique Debauche, psychiatre à la Free Clinic de Bruxelles, membre du GRAS (Groupe de Recherche et d’Action pour la Santé). Il s’agit d’une suite de publicités et autres images qui illustrent l’évolution de la médicalisation et surmédicalisation des femmes, en particulier sous l’angle psychologique et psychiatrique.

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Héparines: Lettre de Jacques Poirier à la ministre de la Santé, Marisol Touraine

Texte retiré le 27 novembre 2012.

J’ai décidé de mettre un terme à toute relation avec Jacques Poirier, mettre fin à ce que Jacques Poirier qualifie de « soutien indéfectible » de ma part, un engagement qui lui a été « précieux ». Il m’a pris tout le temps et l’énergie que j’avais depuis plusieurs années, et ce

  • dans le cadre de Sciences Citoyennes (j’ai servi d’intermédiaire, mis en place la campagne de soutien, lu et relu les textes et dossiers, fait une bonne partie de tout ce qu’il y avait à faire, etc.),
  • sur Pharmacritique (mes propres textes, relecture d’autres textes, recherche d’informations, etc.)
  • avec les journalistes (que j’ai informés en détail, étant « contact presse » à ce sujet depuis le début); aussi avec toute personne demandant des informations
  • et tout simplement humainement, ce qui veut dire soutenir, être à l’écoute (généralement plusieurs fois par semaine, par mail et au téléphone), encaisser et essayer de garder le cap en cas d’engagements non tenus ou modifiés en cours de route, en cas de changements d’attitude de sa part (surtout suite à des critiques et des questions); tenter de le ramener à la raison lorsqu’il interprétait un fait anodin ou incertain comme une preuve de la validité de ses théories; chercher, envoyer et commenter des informations, relire et corriger ses textes, etc.)

Je mets un terme à tout cela parce qu’il s’avère que Jacques Poirier et moi n’avons pas les mêmes valeurs, ni les mêmes méthodes, ni la même acception de ce qui est acceptable, éthique, etc. Je suis loin de la sphère idéologique et des convictions qui sont les siennes et pourraient guider une partie de sa façon d’agir et d’interagir. Pendant longtemps, je pensais, en cas de discordances, que c’est moi qui ne comprenais pas et n’avais pas assez d’éléments, donc ne pouvais pas contredire Jacques Poirier. Puis peu à peu, le doute s’est installé et j’ai posé et reposé des questions, cherché des réponses ailleurs; j’ai aussi essayé de tempérer la tendance à interpréter certains faits selon un prisme déformant qui validerait ses convictions de départ, malgré l’absence de preuves. J’aurais dû mettre un terme à tout cela il y a longtemps, mais c’est difficile lorsqu’on pense être face à un ami à qui l’on aimerait offrir jusqu’au bout une aide illimitée.

Sauf que, pour moi, la fin ne justifie pas les moyens (et nous n’avons pas la même acception de la fin, d’ailleurs). 

De façon générale, je m’engage à 100% et peux tout donner dans l’engagement pour une cause, mais il faut qu’elle soit entièrement défendable. Car je ne peux pas fermer les yeux sur des questions d’éthique, de validité scientifique, etc. L’éthique ne se divise pas; les allégations non valides sur une partie du dossier entâchent l’ensemble du dossier et montrent une façon de faire, une méthode, montrent jusqu’où quelqu’un est capable d’aller. Et je n’accepte pas que l’on me « guide », que l’on se serve de moi puis de Pharmacritique comme d’un outil de provocation, comme une « arme », comme un moyen de diffuser des thèses incorrectes, des accusations injustifiées; je n’accepte pas non plus que moi ou quiconque soyons « encouragés » à prendre des risques pour quelqu’un d’autre qui reste dans l’ombre.

Etc.

Quant à Jacques Poirier, je lui ai posé plusieurs fois des questions et demandé des preuves sur la validité de certaines accusations à propos de l’AFSSAPS (formulées par diverses voies de communication, dont les deux articles de Jean Lefebvre sur Pharmacritique et ceux où il est question de l’association Familles de France), questions restées sans réponse digne de ce nom.

Le texte réglementaire de l’AFSSAPS dit la même chose que les textes réglementaires européens quant aux éventuelles dérogations qui pourraient intervenir en cas de force majeure (rupture d’approvisionnement en intestins de porc et le recours à des intestins de ruminants pour la fabrication d’héparines); il n’y a donc là aucune irrégularité, aucun dysfonctionnement par rapport à l’Europe, aucune « distorsion de concurrence » que l’AFSSAPS aurait délibérément faite afin de favoriser Sanofi et qui mettrait en danger les usagers français d’énoxaparine (Lovenox) plus que d’autres Européens. 

L’absence de preuves aurait dû empêcher la diffusion de telles allégations d' »irrégularités graves commises par l’AFSSAPS ». On ne crée pas une vérité en diffusant des allégations par divers moyens de communication qui vont se citer l’un l’autre et vont créer le buzz jusqu’à ce que ces allégations seront reprises partout, seront la référence générale, donc deviendront « vraies ».

J’ai longtemps voulu me persuader que tel ou tel incident (de divers ordre, que je ne vais pas déballer ici) relevait d’un enthousiasme trop fervent pour la cause et ai fermé les yeux sur les discordances, sur les méthodes et façons de faire.

La Fondation Sciences Citoyennes (FSC) soutient Jacques Poirier à propos de son licenciement, dont tout porte à croire qu’il a été abusif, Sanofi-Aventis voulant mettre un terme à un combat juste pour le contrôle de la sécurité des héparines chinoises. Mais si l’on regarde de près, ni Sciences Citoyennes (et à ma connaissance) ni Didier Levieux n’ont jamais relayé les allégations concernant l’AFSSAPS.  C’est moi qui ai demandé à Sciences Citoyennes de ne pas suivre toutes les propositions de Jacques Poirier, par exemple de ne pas se lancer dans une action hasardeuse contre l’AFSSAPS au Conseil d’Etat, puisqu’il n’y avait aucune preuve. Heureusement, le conseil d’administration a été d’accord avec moi. Je n’ose imaginer ce qui se serait passé autrement, le risque pris par FSC sur tous les plans (moral, financier…) 

Je souhaite à Jacques Poirier de gagner son procès à propos de son licenciement et de ce qui s’est passé au moment où il a été liciencié – et de réfléchir sur le reste, en particulier sur ce qu’il demande aux autres de faire pour lui et à sa place. Peut-être pense-t-il que faire le buzz à travers des allégations spectaculaires l’aide pour son procès, quitte à risquer de créer une psychose chez des usagers français de l’énoxaparine.

Ce sera sans moi. 

Jacques Poirier et moi n’avons rien en commun. Je ne vais pas entrer dans les détails (je les ai, ayant gardé l’ensemble des mails échangés depuis le début) et n’ai mentionné que le minimum, afin que les lecteurs sachent que les thèses à propos de l’AFSSAPS diffusées dans les articles de Jean Lefebvre et dans les articles parlant de Familles de France sont des hypothèses non fondées. J’en parle aussi pour que personne ne s’imagine que je laisse tomber pour je ne sais quelle raison occulte. D’autre part, je me devais d’en parler afin de présenter mes excuses aux lecteurs pour toutes les allégations non fondées. J’ai été de bonne foi, j’y croyais, faisant confiance à la source, c’est-à-dire à Jacques Poirier.  

Je ne laisse sur le blog que le dossier scientifique par Didier Levieux et le texte sur les conflits d’intérêt par Anne-Sophie Versier, qui ne portent pas sur Jacques Poirier.

Désolée pour ce billet d’humeur, ces phrases spontanées; c’est une grande déception, à la mesure de mon engagement intensif. Je ne l’ai même pas relu.


Actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements ». L’atelier N° 1 : « La surmédicalisation, mythe ou réalité »

Le programme du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements », qui a eu lieu les 27 et 28 avril 2012 à la Faculté de médecine de Bobigny, est sur cette page. La présentation détaillée est sur celle-ci, avec une introduction globale sur les enjeux et l’urgence d’une prise de conscience par l’ensemble des citoyens, car la critique de la surmédicalisation n’est pas l’apanage des professionnels de santé.

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Actes du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements »: les comptes-rendus des ateliers (causes, formes, enjeux, médicaments essentiels…)

Les 27 et 28 avril 2012 a eu lieu à la Faculté de médecine de Bobigny le colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements », co-organisé par le Groupe Princeps (Omar Brixi, Elena Pasca, François Pesty, Jean-Claude Salomon, Michel Thomas), le Département de Médecine générale de la Faculté de Bobigny et la SFTG (voir le programme).

Conceptualiser pour faire comprendre les enjeux pour tous les citoyens

A ceux qui n’en ont pas encore eu connaissance, je conseille de commencer par cette page de présentation du colloque et des ateliers, avec mon introduction détaillée sur les enjeux et l’importance d’une prise de conscience globale, par l’ensemble des citoyens, de l’omniprésence de la surmédicalisation, de ses causes, formes et conséquences, de ses risques pour notre santé individuelle et publique, tout comme pour le système public solidaire de santé et de soins.

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« Santé, jusqu’où irons-nous? » Entretien virtuel avec Oscar Grosjean

Le Pr Pierre Biron nous présente le livre d’Oscar GROSJEAN, Santé, jusqu’où irons-nous? Fabriquer des patients pour tuer la Sécu. Charleroi, Couleur livres, 2005, 120 pages, 13 euros.

Selon la présentation de l’éditeur, Oscar Grosjean est « chirurgien, maître de stage et diplômé en criminologie. Collaborateur de l’Université de Liège, il a poursuivi des travaux de recherche particulièrement en transplantation. Responsable du service de chirurgie à la Faculté de médecine du Rwanda de 68 à 71, il a aussi effectué une dizaine de missions chirurgicales en Afrique et au Proche-Orient ». L’introduction au livre, faite par l’éditeur, est sur cette page du site qui contient aussi les illustrations.

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Surmédicalisation : dysfonctionnement majeur systémique, à haut risque pour la santé publique et pour le système de soins. Communiqué de presse

Après une longue introduction par moi, vous trouverez le communiqué de presse des organisateurs du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements » (présentation et programme détaillé sur cette page), à savoir

  • le groupe d’études Princeps (Omar Brixi, Elena Pasca, François Pesty, Jean-Claude Salomon, Michel Thomas),
  • la SFTG (Société de Formation Thérapeutique du Généraliste) et
  • le Département de Médecine générale de la Faculté de médecine de Bobigny
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Claude Béraud ou la négation de la morale en médecine

« La médicalisation de la santé et du mal-être » (III): « Les malades sans maladie »

Texte retiré le 7 janvier 2016.

Je posterai le vrai travail de Claude Béraud, sans ma réécriture.

Ajout posté le 29 octobre 2016: C’est une réaction spontanée, une première façon de faire ma mea culpa, parce que mon besoin de croire à l’existence de médecins qui seraient au-dessus de la mêlée, capables de mettre en oeuvre des principes moraux, m’a menée à croire le discours victimisant de Claude Béraud et à chercher des excuses à ses dérapages.

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Claude Béraud ou la négation de l’éthique médicale

Texte retiré le 7 janvier 2016.

Je posterai le vrai travail du Pr Claude Béraud, sans ma réécriture. Je me suis fait avoir. Retirer les textes est la première étape de la rectification. 

Quelques réactions spontanées sont postées sur d’autres pages, à la place des textes. Je n’ai jamais donné l’autorisation à Claude Béraud de se servir de mon travail et demande qu’il fasse en sorte de ne publier que les versions non retravaillées par moi. Qu’il transmette à la postérité ce dont il est capable tout seul.

Claude Béraud: les prétentions éthiques qui cachent la logique comptable et le sexisme

Texte retiré le 7 janvier 2016.

Je posterai le vrai travail du Pr Claude Béraud, sans ma réécriture. D’ailleurs, l’éditeur Thierry Souccar aurait dû vérifier si Claude Béraud était le seul auteur des textes contenus dans le recueil qu’il a publié.

Sur d’autres pages, j’ai posté des réactions spontanées expliquant en grandes lignes comment je me suis fait avoir par Claude Béraud, qui a déployé une stratégie de manipulation bien calculée face à une « trop bonne trop connue ». Un comportement d’exploitation comme si tout lui était dû, comme si c’était un honneur que d’être au service du grand homme.

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Héparines sous le règne du Profit : du « conflit de travail » aux conflits d’intérêts et aux risques sanitaires

Texte retiré le 27 novembre 2012 (fin de mon soutien à Jacques Poirier).

Explication sur cette page:

http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2012/06/20/heparines-lettre-de-jacques-poirier-a-la-ministre-de-la-sant.html

 

Proposition de loi Ecolo Groen : dispositifs de régulation des conflits d’intérêts et déontologie de l’expertise (registre national de l’expertise, Conseil supérieur de l’expertise…)

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Le 20 janvier 2012, j’ai participé, au nom de la Fondation Sciences Citoyennes (FSC) à une journée de débats sur les moyens de renforcer l’expertise indépendante, organisée au Parlement fédéral belge par les députés Thérèse SNOY (voir son site) et Jacques MOREL. (Le programme est accessible sur cette page, avec la liste des intervenants de la matinée. L’introduction et les diaporamas des intervenants sont sur le site d’Ecolo Groen).

Après les interventions du matin, l’après-midi a eu lieu une table ronde avec des représentants des institutions belges intervenant en santé publique, avec une responsable d’une fédération belge de consommateurs et avec Leo NEELS, le patron du syndicat patronal de l’industrie pharmaceutique belge Pharma.be (homologue de Christian Lajoux, du LEEM français). 

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Quid de l’enquête sur la sécurité des héparines/Lovenox°? Rappel des risques (prion…) et lettres de Jacques Poirier à Xavier Bertrand

Texte retiré le 27 novembre 2012 (fin de mon soutien à Jacques Poirier).

Explication sur cette page:

http://pharmacritique.20minutes-blogs.fr/archive/2012/06/20/heparines-lettre-de-jacques-poirier-a-la-ministre-de-la-sant.html

« Profession: médecin de famille », livre de Marc Zaffran présenté par Pierre Biron

NdR : Pour nous immerger dans la réflexion de Martin WINCKLER, nom de plume de Marc ZAFFRAN, Pierre BIRON utilise une forme plus originale que le compte-rendu classique, qui se révèle aussi plus appropriée : il s’agit d’une interview virtuelle, dont les réponses sont imaginées à partir du livre.

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Programme du colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements » (27-28 avril 2012 à Bobigny)

Mise à jour à la fin : horaires du collloque et annonce d’une réunion de « debriefing et prospective » le samedi après-midi, après le colloque

Le colloque « Surmédicalisation, surdiagnostics, surtraitements » aura lieu à la Faculté de médecine de Bobigny (Bâtiment de l’Illustration) le 27 et le 28 avril 2012. Il est organisé par le groupe Princeps (Omar Brixi, Elena Pasca, François Pesty, Jean-Claude Salomon, Michel Thomas), la Société de Formation Thérapeutique du Généraliste (SFTG) et le Département de médecine générale de la Faculté de médecine de Bobigny.

L’introduction, la présentation d’ensemble et toutes les informations pratiques (modalités d’accès, bulletin d’inscription…) sont accessibles sur cette page. Les inscriptions pour assister au colloque sont possibles sur place (frais d’inscription uniquement par chèque à l’ordre de la SFTG).

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« Politique de lutte contre le tabagisme en France: De la guerre au compromis et à la collaboration », par Alain Braillon

 NdR : Une présentation détaillée du Dr Alain Braillon, de sa formation, ses activités et sa situation actuelle figure au début de la longue interview parue sur Pharmacritique sous le titre « La santé publique dans tous ses états ». La politique française de lutte contre le tabagisme faisait partie des sujets abordés dans cet entretien, mais avec ce texte, la méthode et la forme scientifiques viennent étayer les critiques exprimées. L’introduction plus générale est suivie du texte intégral d’un rapport co-écrit par le Dr Alain Braillon, le Dr Anne-Sophie Méreux et le Pr Gérard Dubois, intitulé « Politique de lutte contre le tabagisme en France: De la guerre au compromis et à la collaboration ». [EP]


En France, la politique de lutte contre le tabac est partie en fumée!

Par le Dr Alain BRAILLON

La France est une exception parmi les pays riches, elle est livrée au lobby du tabac.

Ces dernières années la consommation de tabac n’a pas baissé comme ailleurs et elle a même augmenté ! C’est d’autant plus surprenant que notre consommation est déjà élevée, 34 % de fumeurs, contre 21% au Royaume-Uni, 19% en Australie, et 17% au Canada. Pire, les adolescents sont de plus en plus nombreux à fumer comme l’a montré une récente enquête. Le tabac est la cause directe du décès prématuré de 60 000 personnes chaque année en France. C’est la première cause de décès évitable.

Cette situation est d’autant plus incroyable que les mesures pour réduire la consommation de tabac sont connues et efficaces. Elles ont été appliquées avec succès en 1991 (Loi Evin) et 2003 (plan Cancer I). Cela a permis de réduire de moitié la consommation de tabac et la mortalité par cancer du poumon des hommes de 35 à 44 ans. Mais depuis cinq ans, chaque arbitrage demandé au Premier ministre et au président de la République a été tranché en faveur des industriels du tabac ou des buralistes. C’est 12 000 morts qui n’ont pas été évitées.

La France a ratifié en 2004 la Convention-Cadre pour la Lutte Anti-Tabac (Organisation Mondiale de la Santé) mais elle n’applique pas les mesures nécessaires pour faire baisser la consommation. La France est aussi en infraction à l’article 5.3 de cette convention qui impose de protéger les politiques de santé publique de l’influence de l’industrie du tabac.

Le texte que j’ai co-écrit avec Anne Sophie Mereau et le Pr Gérard Dubois, président de la commission addiction à l’Académie Nationale de Médecine, est un rapport détaillé sur les politiques menées pour la santé publique et contre le tabac depuis les années 50. Il démontre comment depuis une demi douzaine d’années ces politiques publiques sont en faveur des industriels du tabac et contre la santé de la population. http://braillon.net/alain/rltabac.pdf

Ce rapport n’est pas isolé.

Le Pr Bertrand Dautzenberg vient aussi de publier un livre qui fait le même constat : La République enfumée, les lobbies du tabac sous Chirac et Sarkozy : du meilleur au pire. http://www.viva.presse.fr/Tabac-le-nombre-de-deces-chez-les_16835.html

Ces faits ont fait l’objet de publications dans les grandes revues médicales nationales et internationales :

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« Quand la complicité médico-pharmaceutique dévoie le savoir médical », par Pierre Biron

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Le texte du Pr Pierre BIRON aborde des dimensions du complexe médico-industriel qu’il faut connaître pour s’orienter dans nos systèmes de santé et de soins et prendre des décisions en connaissance de cause. Il est suivi par la présentation de l’auteur et des liens vers d’autres articles qu’il a publiés sur Pharmacritique.

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Le glas aurait-il sonné pour la mammographie de dépistage du cancer du sein?

LE GLAS AURAIT-IL SONNE POUR LA MAMMOGRAPHIE DE DEPISTAGE?

  • Pierre BIRON (Professeur honoraire de l’Université de Montréal, Canada) [1]
  • Fernand TURCOTTE (Professeur émérite de l’Université Laval, Canada) [2] (photo)

Les invitations au dépistage : une forme bien particulière de loterie

Imaginons une boîte contenant 2000 billets. Tirer un billet de cette boîte équivaut à accepter l’invitation de subir une mammographie de dépistage tous les 2 à 3 ans durant 10 ans.

La boîte ne contient qu’un seul billet gagnant, qui fera de cette chanceuse une « grande gagnante » : elle évitera de mourir du cancer du sein grâce aux traitements reçus après un dépistage positif confirmé.

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