Comment le cholestérol, facteur de risque parmi tant d’autres, est-il devenu l’ennemi public
numéro un ? Par les conflits d’intérêts des experts, concrétisés aussi dans le façonnage de maladies, méthode fort efficace dans la stratégie globale de médicalisation et surmédicalisation à la Dr Knock, avec toutes les conséquences consistant à transformer les bien-portants en malades à médicamenter chroniquement, et surtout les bien-portantes, puisque les femmes sont les premières cibles de la surmédicalisation. J’ai évoqué ces méthodes dans les notes de la catégorie Maladies inventées / disease mongering, puis dans celles parlant du cholestérol et des hypolipémiants et de la surmédicalisation, « normalisation », etc.
Il faut rappeler le cœur du marketing pharmaceutique : le pharmacommerce de la peur : les firmes paient des « campagnes d’informations » – publicités à peine déguisées – qui inculquent aux patient(e)s la peur de mourir, de voir leur santé péricliter, etc. s’ils/ elles ne prennent pas tel médicament révolutionnaire. Cette tactique fonctionne à merveille, non seulement pour les statines, les bisphosphonates, etc., mais aussi dans ce cas d’immense bluff publicitaire qu’est le Gardasil. Plus c’est gros, plus ça marche…

pourtant, on n’en entend pas parler. Pfizer, Merck et les autres fabricants de statines ne s’en vantent pas. Pourquoi se priver de la moitié des bénéfices ? Il vaut mieux continuer dans la stratégie de disease mongering (façonnage de maladies, invention de maladies), et l’abus de prévention en fait partie. Une stratégie très profitable de surmédicalisation et surmédicamentation, qui transforme les facteurs de risque en maladies et les bien-portants en malades.
général du LEEM à partir du 15 novembre. Lamoureux vient du public, où il a dirigé des cabinets ministériels, puis, depuis 2002, l’INPES (Institut national de prévention et d’éducation en santé).
médicale et les publications et pratiques cliniques qui en résultent. Le titre original est 

comment les firmes pharmaceutiques respectent le code d’éthique récemment édicté par leur syndicat états-unien (PhRMA), qui n’avait pas oublié de préciser que ses dispositions sont « volontaires »… En l’occurrence, il ne s’agit pas de cadeaux et autres à-côtés offerts aux médecins, mais de l’hospitalité (sic) offerte à tous les politiques délégués de l’Etat de Caroline du Nord participant à la convention républicaine : repas en dehors de la ville, dans un cadre bucolique avec vue sur l’eau, voyage-détente en bateau…
entre médecins et industrie pharmaceutique. L’un d’eux est signé par Arnold S. Relman et s’intitule «
conflits d’intérêts des experts, efficacité modeste… »
gouvernement en quête d’économies de bouts de ficelle.
pharma ». Les conséquences proprement effrayantes des conflits d’intérêts qui motivent la lâcheté des politiques sont dénoncées par Fabio Lo Verso dans plusieurs articles du quotidien Le Courrier. Le plus récent est paru le 6 septembre sous le titre
apprend une dépêche de Reuters en date du 31 août (
Ils défendent massivement leur service public de santé, qui fête ses 60 ans cette année, et manifestent en même temps leur attachement à leurs médecins généralistes, nous dit
inconvénients de la visite académique, du point de vue des médecins généralistes de la région. Les résultats ont été publiés en 2007 sous le titre « Family physicians’ perceptions of academic detailing : a quantitative and qualitative study » (
responsabilités pénales lorsque certains médicaments créent des désastres sanitaires. Le moyen parfait pour ce faire – et pour en finir avec les droits des victimes comme avec les droits des Etats de poursuivre un laboratoire en justice pour demander des comptes -, c’est de faire appliquer à la santé le droit de préemption. Nous avons dit ce qu’est la préemption fédérale dans les notes de la catégorie
apprend que 130.000 hospitalisations par an sont dues à la prise de médicaments, et que les psychotropes y sont pour beaucoup. Cet appel dénonce la fausse route d’une société qui traite ses maladies culturelles et socioéconomiques par des tranquillisants, antidépresseurs, stimulants, hypnotiques… Il met aussi en cause la toute-puissance des laboratoires pharmaceutiques, mise en pratique avec la complicité de la plupart des médecins dont la formation est centrée sur l’usage des médicaments – et qui sont aussi l’objet de toutes les « attentions » des firmes.