Nous parlions récemment des acrobaties suisses avec les conflits d’intérêts dans la formation médicale continue (FMC) puis – thème encore plus proche de celui de cette note – des acrobaties de l’Agence française de sécurité sanitaire (Afssaps) avec les mêmes conflits d’intérêts…
Prenons aussi l’exemple canadien, à travers les directives de 2006 de l’ACMTS (Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé) ayant pour but de « gérer » (et non pas d’éliminer) les liens financiers et les conflits d’intérêts des médecins qui interviendront en tant qu’experts. Il y a les belles phrases, bien sûr, puis viennent les exceptions et l’on comprend qu’il y a beaucoup de poudre aux yeux au Canada aussi… Par exemple, le fait qu’un expert possède des actions de telle firme pharmaceutique pour une valeur ne dépassant pas les 10.000 dollars n’est pas considéré comme un conflit d’intérêt majeur… Comme s’il y avait des conflits mineurs et majeurs… L’expert qui reçoit directement 9.999 dollars (et bien plus à travers les financements des activités liées à la recherche), n’est qu’un peu corrompu, pas beaucoup…
Un « peu » de corruption (sic), beaucoup d’acrobaties pour la justifier… Et, à votre avis, qui est-ce qui se casse la gueule à cause de ces acrobaties? Il n’y a qu’une réponse possible: nous autres, usagers, qui n’avons aucun filet de sécurité lorsque nous gobons que ce que nous prescrivent les multinationales pharmaceutiques, sans aucune médiation critique de médecins dont la jugeotte est paralysée par plus ou moins de 10.000 dollars, qu’importe. L’intégrité de certains coûte cher; d’autres se laissent acheter pour un rien… Qu’est-ce que ça change, à l’arrivée?

utilisés entre autres dans l’Alzheimer, est extrêmement controversée. Il est d’autant plus indispensable pour leurs fabricants d’encourager la consommation à travers les associations de malades… Les firmes
Roland Gori, Marie-José Del Volgo, « La Santé totalitaire : Essai sur la médicalisation de l’existence », Denoël 2005, 22 euros.
médicaments sur l’environnement puis sur la
les méthodes de l’industrie pharmaceutique :
(
santé publique à Université de Colombie-Britannique (Canada), et organisée par la revue Prescrire. L’autre conférence a été donnée par la psychiatre Monique Debauche sous le titre 

Clinic Bruxelles, membre du 
doute que les lecteurs sauront imaginer les coulisses intégrales d’une scène sur laquelle les médecins sont au premier plan, puisqu’ils sont les exécutants, conscients ou non, du « phénomène de médicalisation infinie« .
Nous le disions dans la note sur
l’anti-inflammatoire Vioxx (rofécoxib). Les exploits prodigieux de ce médicament sont parfaitement résumés dans ce
Appel à la mobilisation paru sur le