Alors là… Nous sommes sûrs qu’il n’y aura désormais plus aucun conflit d’intérêt, plus aucun dérapage des firmes pharmaceutiques! Qui vont renoncer à leur recherche de profit à tout prix pour devenir des « partenaires » neutres des associations de patients comme des médecins… Qu’ils financeront et (dés)-in-formeront par amour pour la santé… Voici une brève du Figaro intitulée Médicaments : un code de déontologie UE :
« Les industriels du médicament vont se doter à partir de demain d’un code de déontologie européen, pour encadrer leurs relations avec les associations de patients, ont annoncé aujourd’hui les entreprises du médicament (Leem). Il prévoit notamment d’assurer la diversité des financements des partenariats conclus avec les associations, la publication annuelle par les industriels de ces mêmes partenariats et la possibilité de faire arbitrer un différent par le CEMIP (comité d’éthique et de médiation de l’industrie pharmaceutique). Ces engagements s’ajoutent à ceux qui concernent les relations avec les professionnels de santé mais également portant sur la formation médicale continue, les essais cliniques, la visite médicale, la communication sur internet ou encore la presse médicale. »
Il faut avoir l’esprit mal tourné – comme Pharmacritique – pour oser douter de cette éthique-là… Mais lorsqu’on voit ce que les « engagements » précédents ont donné, l’optimisme serait peu responsable…
Elena Pasca

concernant non seulement les pauvres, mais aussi les classes moyennes.
d’un entretien avec Richard Smith, ancien directeur du British Medical Journal, auteur du livre The Trouble with Medical Journals ainsi que d’innombrables articles critiques sur la dépendance des revues médicales et de la médecine en général face à l’industrie pharmaceutique. Les conflits d’intérêts et les comportements contraires à l’éthique dans la recherche médicale comme dans l’édition mettent à mal tout le processus de création, de diffusion et d’application de l‘information et du savoir en médecine. La table de matières ainsi que quelques pages du livre sont reproduites sur
raison d’être est définie en une phrase : “
(le Sofres américain) en novembre 2007 aux Etats-Unis, seuls 11% des participants ont considéré que l’industrie pharmaceutique était « honnête et digne de foi », nous dit le
ponte de la médecine… Rien à craindre pour les non corrompus, alors…
qui nous informent et rédigent ce qui passe pour de l’information médicale… Des rédacteurs fantôme (ghostwriters) et des médecins comme hommes de paille sont des éléments décisifs dans la stratégie des firmes: ce ghost management omniprésent (gestion fantôme). La photo est tirée de Drug Rep Toys: un badge design de marque Lovenox°… Absolument vital pour les médecins et pour l’avenir de la médecine, tout le monde en conviendra.
médicament) une demande d’extension de l’AMM du Gardasil aux femmes entre 27 et 45 ans. La demande, faite en janvier, visait aussi l’autorisation du Gardasil dans la prévention de l’infection par des sérotypes de papillomavirus (HPV) autres que les 16, 18, 6 et 11. La FDA s’était engagée à une évaluation très rapide et a effectivement répondu assez vite pour dire que
touchant les affections de longue durée (ALD) et de restriction d’accès d’un malade chronique au « statut » ALD.
notre sécurité sanitaire aux firmes pharmaceutiques, et entériner cet abandon du rôle des services publics de chaque Etat par une directive sur la pharmacovigilance qui devrait être promulguée cet automne. On pourra dire adieux même aux infimes possibilités (et motivations…) qu’avaient les autorités sanitaires de réagir en cas de médicaments ayant un rapport bénéfices – risques défavorable.
des
(«
Institut de l’éducation continue en santé
« partenariats » de cette foire industrielle.
échantillon de 1009 usagers sur le thème de l’influence des cadeaux (et autres largesses de l’industrie pharmaceutique) sur les habitudes de prescription des médecins. Ou, plus précisément, sur ce qu’en pensent les usagers.
considéré lui aussi comme un leader d’opinion. Mais le British Medical Journal est-il tout autant au-dessus de tout soupçon? Voilà qui n’est pas exempt de doutes… La question se pose lorsqu’on lit l’éditorial de Fiona Goodle qui dénonce des leaders d’opinion devenus vendeurs d’élite pour les firmes pharmaceutiques auxquelles ils sont inféodés. Editorial du dernier numéro du BMJ, abordé dans
commerciale des pontes de la médecine payés par l’industrie pharmaceutique.
de la pensée unique qui domine les autres media. La Commission européenne, truffée de lobbies dont elle représente les intérêts, n’a pas encore réussi à mettre au pas la blogosphère, de façon à l’emprisonner dans le chœur de perroquets en cage qui reprennent inlassablement les dogmes bruxellois et autres vérités néolibérales. Ce rapport pourrait bien être le début de la fin pour les grandes gueules. Et surtout pour celles françaises, puisque Nicolas Sarkozy a déjà mis en route un chantier en ce sens…