Gardasil: une prévention incertaine et des dégâts fort possibles. Juan Gérvas persiste et signe

Le chien de garde australien « Healthy Skepticism » vient de poster sur son site un résumé détaillé d’un texte de Juan Gérvas intitulé La Juan Gervas.jpgincierta prevención del cáncer de cuello de útero con la vacuna contra el virus del papiloma humano (« Prévention incertaine du cancer du col de l’utérus par le vaccin contre le HPV »). Le texte, disponible en espagnol comme en anglais, consiste en onze « questions élémentaires » à propos du Gardasil et de son utilité très incertaine dans la prévention du cancer du col de l’utérus impliquant les génotypes HPV 16 et 18. Questions restées sans réponses dignes de ce nom. L’aspect le plus intéressant du texte étant l’absence de corrélation immunologique entre taux d’anticorps dans le sang et immunité effective

Un tout petit hic, n’est-ce pas? Parce que tout ce qu’on sait pour le moment du Gardasil, c’est qu’il peut provoquer des anticorps. Mais il apparaît que l’immunité naturelle contre des génotypes de papillomavirus n’est pas associée aux anticorps, dans au moins la moitié des cas…

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Gardasil: Carlos Alvarez-Dardet dénonce les mensonges du lobby pharmaceutique sur un vaccin à efficacité non démontrée, expérimenté directement sur la population

« Le fait qu’une piste d’investigation se montre prometteuse doit motiver le gouvernement à financer plus d’études, mais nous ne No vivisezione.jpgpouvons pas faire des expérimentations sur la population »

Voici un entretien décapant avec le Pr Carlos Alvarez-Dardet, paru le 2 décembre 2007 dans la Gazette de la Socamfyc (Société de médecine générale des Iles Canaries).

L’épidémiologiste Carlos Alvarez-Dardet, professeur de santé publique à l’université d’Alicante et directeur du Journal of Epidemiology and Community Health, est le fondateur et la figure de proue de la résistance espagnole au Gardasil. Résistance exprimée dans un manifeste publié par le journal El Pais expliquant les raisons pour lesquelles il est impératif d’obtenir un moratoire dans la vaccination par Gardasil et appelant à signer une pétition en ce sens. Plus de détails dans cette note.

L’entretien s’intitule La industria debe aclarar a quién paga por promover la vacuna del cáncer de útero (« L’industrie pharmaceutique doit dévoiler qui elle paie pour faire la promotion du vaccin contre le cancer du col de l’utérus »).

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Juan Gervás, co-fondateur du mouvement espagnol de résistance au Gardasil, expose les raisons des médecins généralistes de rejeter le vaccin

Le texte original: La vacuna contra el virus del papiloma humano desde el punto de vista de la atención primaria en España (« Le vaccin contre 1571640652.jpgle papillomavirus humain du point de vue de la médecine générale d’Espagne »). Par Juan Gervás, Equipo CESCA, Madrid.

L’exposé fait 8 pages, alors nous avons choisi et traduit les extraits les plus importants, laissant de côté les aspects connus, que nous avions déjà exposés dans d’autres notes. Le texte est très bien documenté et vaut le détour!

Et voici le lien vers la note parlant de la pétition et de la demande de moratoire, lancées avec Carlos Alvarez-Dardet et d’autres. Et le lien direct vers le texte espagnol de la pétition, signée par plus de 5.000 personnes : Razones para una moratoria en la aplicación de la vacuna del virus del papiloma humano en España.

A lire aussi les protestations italiennes, canadiennes, allemandes, suisses, anglophones, ainsi que les articles et éditoriaux de plusieurs revues médicales étrangères dans les notes réunies sous la catégorie Gardasil: très critiqué à l’étranger. Et puis les notes sur les multiples conflits d’intérêts du Gardasil et du Cervarix.

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Une société espagnole de médecine générale critique les décisions politico-sanitaires concernant le Gardasil

Lors de la réunion en date du 6 octobre 2007, la société de médecine générale SemFYC (Sociedad Española de Medicina de Familia y Comunitaria), a passé en revue les connaissances existantes sur les infections HPV et le cancer du col de l’utérus et s’est prononcée contre l’inclusion du Gardasil dans le calendrier vaccinal espagnol. La SemFYC parle au nom de plus de 19.000 adhérents.

Original espagnol : La SemFYC considera precipitada la decisión de incluir la vacuna del Virus del Papiloma Humano (VPH) en el calendario vacunal

La décision d’inclure le Gardasil dans le calendrier vaccinal, de le rembourser et de recommander une vaccination massive est hâtive pour plusieurs raisons, que nous reprenons telles qu’elles sont exposées dans le texte :

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Les conflits d’intérêt: tare de naissance du Gardasil. Constella Group fait de la pub pour Merck et GSK, établit la liste d’agents oncogènes et recueille les effets secondaires au VAERS…

Il faut remonter un peu dans le temps pour mieux comprendre à quel point ce vaccin est un énorme conflit d’intérêts et sa généralisation une « folie » dans un vide démocratique qui permet des collusions d’intérêts entre politiques et firmes pharmaceutiques, comme le disait le Pr Alvarez-Dardet. Lorsque des hommes politiques nous vendent un vaccin avant même que les « experts » se prononcent là-dessus, on sait d’avance quelle sera la décision…

Ce sont Carlos Alvarez-Dardet et l’excellente revue allemande indépendante Arznei-Telegramm qui ont ouvert le feu de la critique en Europe. Et l’opinion publique allemande est de plus en plus hostile au Gardasil. J’ai parlé des positions de la revue et de toutes les critiques étrangères, traductions et analyses à l’appui, dans plusieurs dizaines d’articles accessibles par les catégories Gardasil et Cervarix. 

L’article d’un chien de garde (« watchdog ») américain, paru dans le Milwaukee Journal Sentinel en avril 2007, parle des débuts de l’affaire Gardasil, aux Etats-Unis, avec Merck dans le rôle principal (de distributeur de billets) et les institutions de santé publique comme figurants plumés. Entre les deux, l’une de ces sociétés privées spécialisées dans l’externalisation et la sous-traitance de tous les aspects, depuis la recherche (essais cliniques…) jusqu’à la rédaction médicale et à la communication d’influence. L’une de ces nombreuses sociétés privées à but lucratif travaillant par projets et sous contrat soit avec une institution publique soit avec un laboratoire privé. Soit les deux. D’où leur nom : contract research organizations (CRO) ou sociétés de recherche sous contrat (SRC).

Mais il y a un énorme problème de crédibilité et de biais quand la même firme CRO est payée en même temps par les autorités fédérales américaines et par un laboratoire pharmaceutique, et ce pour travailler en même temps sur plusieurs versants du même sujet. Un énorme conflit d’intérêt qui devrait suffire à lui seul à discréditer les produits de ce travail. Le produit est le vaccin HPV Gardasil, en l’occurrence, puisque la CRO Constella Group a été partie prenante dès le départ.

La firme Constella a par ailleurs été propriétaire d’une autre CRO appelée Future, d’où le nom qu’on voit apparaître ici ou là : Constella Futures. Et le nom des essais cliniques du Gardasil est Future.

Mais prenons les choses dans l’ordre, parce que la confusion et la complexité sont dans les faits et qu’il est impossible de réduire cette complexité à quelques slogans.

La CRO Constella Group a été payée en 2003 par les National Institutes of Health (institution publique qui chaperonne tout la recherche médicale publique et distribue les fonds) pour actualiser la liste fédérale des agents carcinogènes et y a introduit les HPV (papillomavirus humains), qui n’y figuraient pas auparavant. Constella l’a fait alors même qu’elle travaillait pour les firmes Merck et GSK (sur Gardasil et Cervarix), et ce sans en dire un mot

Cela semble incroyable, et pourtant, une telle CRO n’a aucune obligation de déclarer ses clients privés. Il paraît qu’elle les avait déclarés par le passé, mais qu’elle ne le fait plus. Eli Lilly, AstraZeneca et Novartis figuraient parmi les laboratoires pharmaceutiques clients des filiales du Constella Group.

On imagine aisément l’aubaine et l’argument marketing extraordinaire pour Merck, que de pouvoir dire que le Gardasil protège contre deux souches de papillomavirus reconnus par les autorités fédérales des États-Unis comme oncogènes. Il faut dire ici que cela devait arriver de toute façon, puisque la grande majorité des chercheurs pensent effectivement que certains types de HPV sont oncogènes et impliqués dans plusieurs cancers, principalement celui du col de l’utérus. Même si certains points restent controversés, comme l’existence d’un petit nombre de cancers du col de l’utérus sans aucune trace de papillomavirus humains et le fait qu’une telle infection (même persistante et grave) n’est de loin pas une cause suffisante. D’autres co-facteurs sont nécessaires pour qu’une infection par un sérotype oncogène ne soit pas éliminée par le système immunitaire et évolue lentement vers une dysplasie de moyen puis de haut grade et éventuellement vers un cancer du col de l’utérus, en l’absence de tout frottis de dépistage et de tout traitement et s’il y a d’autres facteurs aggravants. J’ai abordé en détail tous ces aspects, références scientifiques à l’appui, dans des dizaines d’articles accessibles depuis la liste alphabétique des catégories.

On voit bien qu’une telle société de recherche sous contrat n’est pas là pour faire de la « science » sans intérêts autres. Le dévouement à son client Merck est exemplaire. Il n’en va pas de même pour les clients publics, mais ceux-ci ne sont certainement pas en mesure de payer aussi bien. N’empêche, apparemment la politique de la maison est de manger à tous les râteliers, vu que Constella Group est aussi sous contrat avec les autorités publiques pour recueillir les… effets secondaires des vaccins et les transmettre aux autorités fédérales. Il s’agit de tous les vaccins, incluant donc ceux commercialisés par les clients privés de la CRO Constella et dont elle-même supervise certains essais cliniques et/ou la commercialisation.

On apprend en lisant cet article que Constella Group a de nouveau remporté ce « marché », doté de 21 millions de dollars, pour gérer le VAERS (Vaccine Adverse Event Reporting System) pendant sept années supplémentaires, pour le compte du CDC (Centers for Disease Control and Prevention) et de la FDA (Food and Drug Administration : agence états-unienne du médicament). C’est l’une de ses filiales, Constella Health Sciences, qui s’en occupe.

L’on peut dire sans risque de se tromper que Constella Group a une vue panoramique sur le Gardasil : depuis la liste des agents oncogènes et des objectifs commerciaux des firmes privées clientes jusqu’à la production du vaccin Gardasil, sans oublier l’information, c’est-à-dire ce que le grand public et les institutions publiques de santé apprennent sur ce vaccin HPV et sur ses effets indésirables. En plus des National Institutes of Health, Constella travaille aussi pour la FDA (agence américaine de sécurité sanitaire), le ministère de la Défense, celui de l’environnement, le CDC (Centers for Disease Control and Prevention), c’est-à-dire le plus important centre d’épidémiologie qui fait office de référence mondiale.

L’article du Milwaukee Journal Sentinel mentionne entre autres la réaction du CDC à cette révélation sur la duplicité de Constella Group disant qu’il ne faudrait pas en tirer des conclusions hâtives, puisque dans ces entreprises, la main gauche ne sait pas toujours ce que fait la main droite. La CRO Constella elle-même se défend en disant qu’elle a un comité d’éthique et des directives internes permettant de séparer le travail pour le public du travail pour le privé. Voilà une schizophrénie qui n’est pas de nature à nous rassurer!

L’article original du Milwaukee Journal Sentinel s’appelle Research triggers conflict concerns. Booming private industry serves drug companies and government clients

L’article a été commenté en long et en large, par exemple sur l’un des blogs les plus actifs en matière de pharma-critique : Pharmalot, sous le titre : Greasing the Skids for HPV Vaccine (Graisser les patins du vaccin anti-HPV). Les rouages sont bien huilés, c’est une affaire qui roule, c’est le cas de le dire.

Et le Congrès américain a ouvert une enquête sur la question, considérant – à juste titre – que c’est la santé publique qui est mise en danger par ces conflits d’intérêts public – privé : National Institutes of Health and Constella are Investigated For Possible Conflicts of Interest. Les chiens de garde et autres critiques ne se privent pas de dire que c’est ce qui arrive forcément lorsque les institutions publiques et les autorités sanitaires sous-traitent la recherche et les questions de santé publique à des entreprises privées à but lucratif. Privatisons nos universités, que dis-je, privatisons toute la santé, on sait d’avance ce que ça donne. Cela nous évitera de tomber de haut…

D’autres détails sur Constella dans cette présentation faite par Source Watch, le point le plus intéressant étant les liens politico-industriels faramineux de cette société de recherche sous contrat.
Il existe meme un blog officieux des employés et anciens employés de Constella, qui porte le titre suggestif ConstellaNut. Les archives valent la peine. On apprend qu’il y a eu une épidémie de départs, y compris au niveau européen, lors de l’achat, puis de la revente de Futures, cette autre CRO plus petite. Le sous-traitant du sous-traitant, autrement dit. Les notes portent aussi sur les conflits d’intérêts.

J’arrête là; ça devient répétitif. Et tout le monde imagine la suite. Il faudrait quelques journalistes d’investigation pour se pencher sur ces choses-là côté européen et français aussi. Mais d’où les sortir en France?

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Liens vers les articles

Les articles publiés sur Pharmacritiqvue depuis 2007 sont accessibles depuis la liste alphabétique des catégories, dans la colonne latérale du blog. Il y a cinq catégories, pour plus de lisibilité. Évidemment, un article sur les conflits d’intérêt parlera très souvent aussi d’une ou plusieurs controverses à l’étranger, de la prévalence, des facteurs de risque multiples pour développer un cancer du col de l’utérus, de la désinformation et des méthodes de ghost management, etc.

Elena Pasca

Un médecin australien ose critiquer le Gardasil et se fait rappeler à l’ordre par l’université… financée par la firme qui commercialise le vaccin

Le Dr Andrew Gunn, enseignant en médecine générale à l’université de Queensland en Australie, a eu conflits d'intérêts,corruption,université,liberté d'expression,désinformation médicaledébut avril un blâme de l’université après avoir exprimé ses réserves vis-à-vis du Gardasil et de son marketing lors d’une émission d’ABC Radio. Et le comble : la faculté de médecine voulait qu’il adresse des excuses au fabricant du vaccin… Le blog Scientific Misconduct dit à juste titre que l’université du Queensland a signé ce jour-là son ticket de « sortie du monde scientifique civilisé ». Pour entrer, pourrions-nous ajouter, dans le monde du profit motus et bouche cousue, non, trop pleine de billets, repas, stylos et autres voyages.

Il se trouve que cette université est copropriétaire du brevet et « collabore » avec la firme CSL (équivalent australien de Sanofi Pasteur MSD) dans la fabrication et la commercialisation du Gardasil. Ce qui veut dire que la firme pharmaceutique finance, donc décide, contrôle et… réprimande…

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L’association féministe espagnole ADIBS lance une campagne d’information pour contrer la publicité « illégale et mensongère » sur le Gardasil

L’Association des Femmes des Iles Baléares pour la Santé (ADIBS) proteste contre la campagne de peur de Sanofi Pasteur MSD et Merck visant à augmenter les ventes du vaccin Gardasil. Elle a critiqué la décision du gouvernement des Iles Baléares d’inclure le Gardasil dans le calendrier vaccinal et va faire appel de la décision d’une première instance de rejeter sa plainte contre les firmes pour publicité illégale et mensongère. De plus, cette publicité falsifie les données et les études existantes et crée une panique injustifiée, a déclaré la présidente d’ADIBS, María José Hernández Ortiz. Elle a exprimé ses « doutes sur l’efficacité du vaccin » lors d’une conférence de presse reprise dans divers articles.

L’association a mis en ligne une information synthétique et accessible sur les infections par papillomavirus humain (HPV), le cancer du col de l’utérus et le Gardasil. Si l’animation ne fonctionne pas, elle peut être vue sur cette page.

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Gardasil. « Hystérie vaccinale », titre un journal allemand décrivant la contre-attaque des gynécologues et enseignants d’une grande ville.

Larticle du Kölner Stadt-Anzeiger du 4 mars 2008 commence par incriminer l’origine de l’hystérie : la campagne publicitaire massive de Gardasil merck.jpgSanofi Pasteur MSD. A juste titre, puisque cette publicité n’a rien d’une « campagne d’information santé », vu les fausses informations qu’elle donne ou suggère et insinue pour prendre tout le monde par les tripes, pourrait-on dire… Puisqu’elle joue sur l’affect irrationnel, sur la peur et l’angoisse, pour faire vendre le Gardasil, occultant complètement les données médicales qui, elles, parleraient à la raison

La publicité met en scène une personnalité connue, porteuse d’un fort potentiel d’identification et de sympathie, qui s’adresse en tant que mère à toutes les mères et leur demande de protéger leurs filles contre un danger de mort… On s’attend presque à entendre « Parce que vos filles le valent bien ! » à la fin du spot publicitaire… Et il n’y a pas besoin d’explications savantes pour déchiffrer le message sous-jacent : si vous ne faites pas vacciner vos filles, vous les exposez en toute connaissance de cause à un danger de mort, donc vous êtes des mauvaises mères irresponsables.

Cette hystérie demande traitement… Et l’article rend précisément compte de la mobilisation commune exemplaire des gynécologues, des écoles et de l’Office des femmes de Leverkusen (grande ville allemande), afin d’éclairer et d’informer directement les jeunes filles concernées. Voici quelques extraits traduits de l’original allemand Hysterie um einen Impfstoff, suivis du compte rendu d’un autre article et de l’ambiance de plus en plus mitigée de la presse allemande. Un titre du même Kölner Stadt-Anzeiger en date du 27 février en rend compte: « Protection ou risque? » (Schutz oder Risiko?).

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Gardasil: des voix critiques en Suisse aussi. Désinformation, chiffres manipulés, conflits d’intérêts des experts, efficacité modeste…

Des réactions critiques face au Gardasil et à son utilisation massive commencent à se faire entendre en Suisse aussi. Avant d’y arriver, rappelons brièvement le contexte :

J’ai rendu compte des réactions critiques face au Gardasil et à la campagne de désinformation orchestrée a1e35fcec2c992396bd858855ff81974.jpgpartout en Europe par Sanofi Pasteur MSD, sur le modèle américain de Merck. J’ai aussi parlé des données scientifiques insuffisantes ou occultées par les firmes comme de certains travers méthodologiques, etc. Tout cela, ainsi que le fait que le RCP ne note que les effets indésirables à 15 jours après chaque dose de vaccin (certes, avec certains signalements post-commercialisation) invite à la prudence, à attendre les résultats d’études mieux ciblées et bien plus longues. Et cela n’invite certainement pas à se lancer dans une campagne de vaccination massive les yeux fermés, en transformant nos filles en cobayes des firmes pharmaceutiques dans une expérimentation grandeur nature (Carlos Alvarez-Dardet)…

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Gardasil: pétition, demande de moratoire et critiques aussi en Italie

Si vous voulez contribuer à la réaction européenne à propos du Gardasil, voici le texte complet de la pétition italienne lancée par l’APeC (Association des pédiatres et des professionnels de santé en pédiatrie). Elle est adressée aux ministres de la santé et de l’économie, ainsi qu’au chargé de santé de la région Emilia-Romagna. (Je mets à la fin une traduction rapide des grandes lignes du texte, qui demande pratiquement la même chose que la pétition espagnole, mais c’est le texte en italien qu’il faut copier et envoyer par mail).

La pétition est soutenue aussi par l’association médicale « No grazie, pago io » (« Non, merci, c’est moi qui paie [l’addition] »), qui milite contre la corruption des médecins et du système de soins en général par l’industrie pharmaceutique. C’est l’une des versions européennes – malheureusement sans équivalent en France – de l’initiative associative américaine « No free lunch! » (« Pas de déjeuner gratuit! » [payé par les firmes]). Cet aspect peut paraître anecdotique, mais les repas luxueux – allant du déjeuner au dîner inclus dans un séjour dans un palace au soleil – sont l’un des moyens les plus efficaces de corrompre les médecins. Les visiteurs médicaux soutiennent que parler d’un médicament lors d’un repas permet aux médecins d’être « détendus » et de ne pas perdre un temps qu’ils consacreraient autrement aux consultations. Cette « justification » est d’ailleurs invoquée par beaucoup de médecins… Et cette forme de corruption n’est pas réprimée au nom de… l' »hospitalité », qui serait une valeur culturelle… On aura tout vu. Pauvre culture…

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Gardasil. Sanofi Pasteur MSD désinforme sur le taux de cancer du col de l’utérus, selon Arznei-Telegramm

Voici la traduction d’un court encadré publié dans le numéro de novembre 2007 de la revue médicale allemande Arznei- Arznei-Telegramm logo2.jpgTelegramm. L’encadré accompagne un article qui parle du Cervarix de la firme GSK et dont nous publierons la traduction dans quelques jours.

Il ne s’agit pas d’un amalgame entre Gardasil et Cervarix, ni entre les deux firmes. Mais il est certain que la désinformation créée au départ par Merck et reprise par Sanofi Pasteur MSD sert les intérêts des deux vaccins. GSK peut même faire des économies côté publicité, puisque Merck et Sanofi Pasteur MSD l’assurent à sa place… La désinformation – ou la manipulation des chiffres – porte sur les pourcentages du cancer du col de l’utérus et le taux de décès à cause de cette maladie ainsi que sur la fréquence des génotypes HPV 16 et 18. La désinformation profite à la vente du Gardasil comme du Cervarix, puisque les deux sont censés protéger contre l’infection par ces mêmes deux types de papillomavirus à haut risque oncogène. (Les types HPV 6 et 11, en « supplément » dans le Gardasil, si l’on ose dire, étant responsables de verrues génitales).

A noter que les chiffres relevés par Arznei-Telegramm pour l’Allemagne concernent le cancer du col de l’utérus dû à TOUS les génotypes HPV considérés comme oncogènes: à haut risque de provoquer des lésions précancéreuses. Ils sont au nombre de quinze ou seize, selon les différentes sources. Il ne faut pas oublier que même une infection persistante avec un génotype de papillomavirus humain à haut risque est une cause nécessaire mais pas suffisante pour provoquer une dysplasie de haut grade et encore moins un cancer.

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Arznei-Telegramm critique le Gardasil: efficacité modeste, données incomplètes, désinformation… (juin 2007)

  Gardasil Slate.jpg

Il s’agit de la traduction française de l’analyse des essais cliniques du Gardasil faite par l’excellente revue médicale allemande indépendante Arznei-Telegramm. Le texte est paru en juin 2007. Les conclusions sont négatives : efficacité modeste, désinformation, rétention d’information, filles vaccinées même dans le groupe placebo… La revue a publié de nouveau sur le Gardasil, à l’occasion de l’analyse du Cervarix, l’autre vaccin anti papillomavirus, autorisé en Europe sur des bases scientifiques encore plus faibles que celles du Gardasil. C’est dire… La revue s’est prononcée aussi sur la désinformation pratiquée par Merck et Sanofi Pasteur MSD, sur les conflits d’intérêts qui ont favorisé l’autorisation et la recommandation d’une vaccination massive par Gardasil, et enfin sur les effets secondaires du vaccin.

Le rejet de Gardasil est de plus en plus marqué; la presse généraliste germanophone a d’ailleurs interrogé plusieurs membres de la rédaction ou repris certains propos des articles, comme on peut le lire dans plusieurs notes précédentes de ce blog (catégorie Gardasil, très critiqué à l’étranger). L’article original en allemand est ici: HPV-Impfstoff GARDASIL: Nutzen zu hoch eingeschätzt?

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Le vaccin Gardasil est là. Mais où sont les souches HPV 16 et 18? Très faible prévalence de ces sérotypes, selon une étude du JAMA

Le titre est volontairement provoquant, en réponse aux commentaires de M. O’Dowd (qu’un autre commentateur a reconnu comme étant un visiteur médical), postés à la fin de la note « Le vaccin Gardasil, très critiqué en Allemagne ». On nous recommande de faire vacciner nos filles contre deux sérotypes HPV potentiellement oncogènes qui représentent à peine 2,3% de toutes les infections par papillomavirus dans un pays industrialisé tel les Etats-Unis… Je donne les sources, puis les chiffres en détail à la fin, pour ceux qui ne lisent pas l’anglais et/ou ne comprennent pas certains termes.

Les pourcentages donnés par Arznei-Telegramm quantifiant la faible prévalence des génotypes HPV 16 et 18 (contre lesquels le Gardasil est censé protéger) résultent d’une étude par les autorités fédérales américaines compétentes : le CDC (Center for Disease Control and Prevention) et le National Center for Health Statistics. Effectivement, on voit la différence dans les résultats, dès lors qu’une étude est financée sur fonds publics… Voici les références de l’étude correspondante publiée par le Journal de l’Association Américaine de Médecine : Dunne EF, Unger ER, Sternberg M, et al. Prevalence of HPV Infection Among Females in the United States ”. JAMA.2007; 297: 813-819, (février 2007). Et le texte complet.

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Gardasil, encore une mise en garde canadienne. Bénéfice inconnu, risques inconnus!

Texte à lire en entier avant de faire vacciner nos filles !! Il est ici (les autres références le complètent) http://www.cwhn.ca/ressources/rcsf/hpv_brief_f.html

C’est une analyse plus détaillée des problèmes que pose le Gardasil, faite par le Réseau canadien pour la Santé des Femmes (RCSF). Le texte s’appelle « VPH, vaccins et genre : Considérations de principe (25 juin 2007) ».

(Pour ceux qui veulent approfondir la question, il existe une version plus détaillée en anglais : HPV, Vaccines, and Gender: Policy Considerations. Un résumé de ce texte et des commentaires ont été publiés fin août dans le Journal de l’Association Médicale Canadienne (CMAJ). http://www.cmaj.ca/cgi/content/full/177/5/484/DC1 )

Voici des extraits du résumé en français :

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Vaccin Gardasil : moratoire demandé au Québec aussi ! Incertitudes, risques potentiels.

« Nécessité d’un moratoire sur le programme de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) » Gardasil flacon en entier.jpg

 

Extraits: Montréal, le 26 septembre 2007.

 

« Le Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF) considère qu’il est impératif de suspendre l’implantation du programme de vaccination contre le virus du papillome humain (VHP) (…). Selon l’avis de plusieurs ressources professionnelles de la santé, de groupes de femmes ainsi que de Mme Diane M. Harper, la chercheure principale qui a développé le « vaccin » Gardasil [1], il n’a pas été suffisamment testé pour en connaître les effets indésirables et négatifs sur les jeunes filles de 9 à 15 ans. Son efficacité a été démontrée sur les femmes âgées de 15 à 25 ans uniquement. Vacciner les jeunes filles du primaire et de secondaire 3 et 4, donc de 9 ans et plus comme le souhaite le programme, revient à signer un chèque en blanc sur la santé de nos jeunes filles.

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Gardasil, vaccin HPV très critiqué en Allemagne et ailleurs. Avis de spécialistes et synthèse des aspects essentiels

[Note mise à jour récemment].

Le vaccin Gardasil suscite beaucoup de doutes et de critiques dans plusieurs pays. A part la France, où les voix critiques Gardasil photo complète.jpgsont très faibles et où tout se passe comme d’habitude : les nouveautés sont acceptées sans critique, prescrites massivement, et puis advienne que pourra… La note précédente portait sur des réactions critiques en Espagne. Prenons maintenant pour point de départ de cette note synthétique l’une des nombreuses critiques allemandes, d’autant plus qu’il existe déjà une traduction française de l’article intitulé « Prévention prématurée », paru dans le journal allemand Süddeutsche Zeitung (à peu près l’équivalent de Libération) au mois d’octobre 2007. Quelques commentaires introductifs avant de passer aux extraits du texte, qui seront suivis d’un résumé de quelques-unes des prises de positions les plus marquantes au sujet du Gardasil, avec les liens correspondants:

Le Dr Becker-Brüser, cité dans l’article, est le directeur de la revue indépendante Arznei-Telegramm, la meilleure source européenne d’information médicale indépendante de l’industrie pharmaceutique, que notre blog cite régulièrement. Le numéro de juin 2007 de cette revue contient une analyse détaillée des résultats provisoires publiés par le laboratoire sur le Gardasil. C’est cette analyse scientifique qui constitue le fondement des articles parus dans la presse généraliste allemande. Elle conclut que la prescription du vaccin Gardasil n’est pas fondée.

 

Avec d’autres revues indépendantes, Arznei-Telegramm édite aussi une version grand public, mentionnée dans l’article, qui s’appelle Gute Pillen, Schlechte Pillen (« Bonnes pilules, mauvaises pilules »).

D’autres revues médicales internationales, dont la New England Journal of Medicine, ont estimé que – même selon les données publiées par le laboratoire et en l’absence d’études de vérification – l’efficacité préventive est très modeste (17%). C’est le chiffre qui figure aussi dans l’analyse des essais cliniques FUTURE I et II, faite par Arznei-Telegramm.

Reste à voir quels seront les effets secondaires à long terme, d’autant plus que beaucoup ont déjà été signalés et ont défrayé la chronique, surtout aux Etats-Unis (cf. le rapport de l’association de consommateurs « Judicial Watch ». Nous avons rendu compte dans cette note du deuxième rapport de « Judicial Watch« , paru fin juin 2008, qui parle de près de 9000 effets secondaires rapportés, dont une vingtaine de décès, des fausses couches, des syndromes de Guillain-Barré…).

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Des médecins espagnols réclament un moratoire pour l’utilisation du Gardasil. Raisons et pétition

Un mouvement espagnol de résistance au Gardasil et aux méthodes de l’industrie pharmaceutique pour l’imposer… Gardasil El Mundo.jpg

Au mois d’octobre 2007, les autorités sanitaires espagnoles ont introduit le vaccin Gardasil® [1] dans le calendrier vaccinal remboursé par l’assurance-maladie. Carlos Alvarez-Dardet, directeur du Journal of Epidemiology and Community Health, professeur de santé publique de l’Université d’Alicante, spécialiste des vaccins, a signé une virulente tribune dans le journal El Pais et appelé à une mobilisation civique au nom de la « défense du bien public ». Les près de 3.500 signataires de la pétition en cours demandent un moratoire sur l’utilisation du Gardasil® et dénoncent plusieurs éléments révélateurs :

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