L’ouvrage La société cancérigène: Lutte-t-on vraiment contre le cancer ? par Geneviève Barbier et
Armand Farrachi, paru en 2004, n’a rien perdu de son actualité. Si vous ne l’avez pas encore lu, c’est le moment! Il est parfaitement documenté et n’a rien d’une litanie passéiste coupée de la réalité.
Il faut qu’on s’habitue à ce terme – industrie du cancer – aussi difficile à accepter soit-il, parce qu’il désigne une réalité : ce cercle vicieux entre pollutions de toute sorte (substances toxiques dans l’environnement, dans l’alimentation et le cadre de vie et de travail en général, effets délétères des médicaments, etc.) et le choix collectif consistant à sacrifier des centaines de milliers d’individus plutôt que de remettre en question la moindre parcelle de nos activités industrielles, agro-chimiques et autres et d’écorner ainsi les profits des lobbies qui s’enrichissent sur la souffrance des gens.
Barbier et Farrachi parlent à juste titre d’un « crabe aux pinces d’or », et la moitié du livre décrit très bien les mécanismes régissant « l’économie du cancer » : un réseau de secteurs d’activité qui font système et sont soumis à des « jeux d’influence et de lobbying ».
(Pharmacritique reviendra sur cet aspect, puisque c’est ce système d’intérêts économiques et de conflits d’intérêts qui est la raison première du désastre civilisationnel dont le cancer est l’un des symptômes les plus évidents : l’autodestruction de l’humanité (et de la nature) au moyen de ses propres produits technoscientifiques non encadrés par des normes morales traduites en règles éthiques).

l’hôpital public par les marchands
de la déontologie et des droits des malades (AMDDDM), car la santé des Français est « en danger ». L’AMDDDM, composée de médecins hospitaliers, libéraux et du secteur médico-social, vient de lancer un « appel à la population » dans lequel elle dresse un état des lieux alarmant
OGM : une baisse de la fertilité ainsi que certaines autres modifications ont été constatées dès la troisième génération : « 
extrait pour vous mettre en appétit :
une crise cardiaque. Prendre 80mg au lieu de 20mg de Zocor (simvastatine, désormais génériquée) n’a apporté qu’une baisse supplémentaire de 14% du LDL cholestérol. L’essai a duré 6,7 ans et ses résultats, présentés au congrès annuel de la American Heart Association, sont jugés décevants.
paraissait fini. Et patatras : l’essai clinique Jupiter sort tel un pigeon du chapeau des magiciens d’Astra Zeneca et nous voyons tout autre chose. Il y a de quoi soupçonner une illusion d’optique, alors creusons…
analyses désormais consensuelles en sciences humaines et que nous avons évoquées de façon assez détaillée dans la note
prix semble jouer un rôle important dans la perception subjective de l’efficacité
mab), Remicade (infliximab) et Cimzia (certolizumab pegol) sont des anticorps monoclonaux ayant une activité immunosuppressive qui s’exprime par l’inhibition d’une cytokine inflammatoire appelée TNF α (facteur de nécrose tumorale alpha).
Pharmafirmen
suprême sur un cas précis impliquant la firme Wyeth a eu lieu hier, mais nous ne connaissons pas encore le résultat. Il risque de faire jurisprudence.
Association for the Study of Diabetes (EASD) ont fait paraître le 22 octobre des
quête pour arrondir la maigre pitance de la corruption médico-pharmaceutique.
« combler les vides » des directives du NICE (
ont été trouvés chez des personnes ayant utilisé de la bécaplermine, et un taux accru de décès dus à des cancers systémiques a été constaté chez les patients ayant utilisé 3 ou davantage de tubes de Regranex gel ».
Merck, afin d’obtenir 40 millions de dollars pour couvrir les dégâts infligés aux milliers de victimes allemandes du Vioxx assurées par les AOK. Mais la firme refuse, parce que la législation européenne, qui n’a que faire de la protection des usagers, ne l’oblige à rien… L’étape suivante pour AOK, c’est la justice, procédure récemment facilitée en Allemagne.
vouloir médicamenter l’existence avec des psychotropes. Soignants et patients doivent s’y opposer ».