Le vaccin contre la poliomyélite n’est plus obligatoire en Belgique. Le droit du patient passe avant l’obligation vaccinale

Sur le site de la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone) on apprend que l’acquittement du couple de parents poursuivis pour avoir vaccin polio.jpgrefusé de faire vacciner leur enfant annule l’obligation vaccinale contre la poliomyélite inscrite dans la loi belge en 1966. C’était d’ailleurs le seul vaccin obligatoire chez nos voisins belges: trois doses d’IPV (Inactivated polio vaccine), qui a remplacé en 2001 l’OPV (oral polio vaccine), dont les mérites sont vantés dans la publicité qui illustre un article paru sur le site du College of Physicians of Philadelphia consacré à l’histoire des vaccins. L’OPV contenait des virus atténués qui pouvaient provoquer, certes très rarement, des cas de paralysie.

La vaccination contre la poliomyélite reste obligatoire dans seulement deux pays européens : la France et l’Italie. En France, Sanofi Pasteur commercialise Imovax polio, GSK commercialise Infanrix polio et, étonamment, des vaccins oraux contenant des virus atténués sont toujours autorisés… Mais une vaccination contre la poliomyélite rentre aussi dans la composition de plusieurs vaccins polyvalents: DTP, DTCP, Tétravac, Pentavac, Tétracoq…

L’article « Acquittement dans le procès du vaccin poliomyélite », daté d’aujourd’hui (16 mars 2011), précise que le jugement fait passer la loi de 2002 sur les droits du patient (à l’information détaillée, notamment) devant celle de l’obligation vaccinale (datant de 1966) et devrait faire jurisprudence :

« Si le parquet ne va pas en appel, l’affaire pourrait faire jurisprudence. Le tribunal a donc acquitté la maman du petit garçon, considérant que le droit du patient, était prioritaire sur la loi de 1966, la loi qui rend ce vaccin obligatoire. Le droit du patient lui est inscrit dans une loi de 2002, il consacre le droit à l’information nécessaire pour obtenir le consentement éclairé du patient ou de sa famille avant tout acte médical. Et c’est bien ce que demandait la maman d’Olivier, une information complète sur la nature du produit injecté et sur les conséquences, les effets secondaires du vaccin. Ce qu’elle n’a pas pu obtenir. Le tribunal ordonne aussi qu’on apporte des réponses aux différentes questions que les parents se posent légitimement. Cet acquittement pourrait donc mettre un terme à l’obligation de vacciner contre la polio, une maladie qu’on n’a plus détectée en Belgique depuis 1979. »

Cette jurisprudence est confirmée par une brève parue aujourd’hui sur le site Sudpresse.be, « Le vaccin contre la poliomyélite plus obligatoire en Belgique », qui pose la question des conséquences de ce verdict sur les recommandations vaccinales françaises: « La décision rendue par le tribunal de Tournai pourrait également avoir des répercussions en France, désormais seul pays où le vaccin est obligatoire. »

Notons que selon le site Vaccination-info, qui détaille les recommandations vaccinales belges, aucun cas de poliomyélite n’a plus été enregistré en Belgique depuis 1979 et en Europe depuis 2002.

Merci à la correspondante belge qui m’a donné l’information.

Elena Pasca

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8 réflexions au sujet de “Le vaccin contre la poliomyélite n’est plus obligatoire en Belgique. Le droit du patient passe avant l’obligation vaccinale”

  1. Pour continuer la discussion sur les anti vaccinalistes et les scientistes, je trouve que le retrait de l’obligation vaccinale contre la poliomyélite en France n’est pas une bonne chose. Je pense que le rapport bénéfices / risques de la vaccination contre la polio est largement favorable. En revanche la suppression du vaccin oral était une nécessité (balance bénéfices risques défavorable).

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  2. Bonjour,
    J’ai attiré l’attention sur le vaccin oral de type OPV (oral polio vaccine contenant des virus atténués) – qui n’était pas mentionné dans les articles ni dans le lien donné par ma correspondante – et exprimé mon étonnement de voir ce type de vaccin encore commercialisé.
    Je n’ai pour le moment pas d’avis tranché sur l’utilité ou non de la vaccination contre la poliomyélite en tant que telle. De ce point de vue, l’article est neutre, se bornant à donner des informations.
    Bien à vous.
    Elena Pasca

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  3. Bonjour ELENA
    Je vous remercie pour cet article
    Si cela ne pose pas de problème en Belgique je ne vois pas pourquoi il y en aurait en France . Ce que je réclame est la liberté de se faire vacciner ou pas .
    Cordialement
    Martine

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  4. Je comprends à 200 % la maman de ce petit garçon.
    Je crois que notre histoire et notre parcours en matiére de vaccination est emblématique du malaise éthique qui entoure aujourd’hui la question.
    Cela fait totalement écho au courrier que j’ai envoyé la semaine derniére une pédiatre qui a suivi mon fils.
    Je vous en livre la teneur :
    Docteur,
    Cela fait un certain temps pour ne pas dire un an que je voulais prendre la peine de répondre avec tact et mesure à votre courrier du 8 mars 2010 dont je vous remercie.
    Je ne vous cache pas qu’il m’avait cependant fort contrariée car pour moi le sujet de la vaccination reste particulièrement sensible.
    Je tiens à vous redire que je vous estime beaucoup et que vous avez été une des seules dans le monde médical à nous tendre la main et à nous aider. Aussi ne vous méprenez pas sur mon courrier qui ne vous vise pas personnellement, il est l’expression d’une colère avec laquelle j’ai du apprendre à vivre et que j’ai parfois besoin d’exprimer.
    Nous avons pris bonne note de la pseudo « stratégie vaccinale » proposée par INFOVAC qui, de façon très curieuse, ne répond absolument pas au cas particulier et précis de notre fils.
    Je ne cesse de me demander pourquoi n’y a-t-il pas d’individualisation du geste vaccinal qui est et demeurera toujours un acte médical à part entière engageant la responsabilité autant médicale que morale et éthique de celui qui le pratique.
    Je regrette, en effet, de constater que des questions fondamentales restent et resteront probablement toujours sans réponse.
    Je fais référence aux échanges de mails que nous avons eu il y a trois ans, que j’ai soigneusement conservés, aux termes desquels vous estimiez que « je posais de bonnes questions ». Pour mémoire je vous rappelle que je m’étonnais que le titrage des anticorps vaccinaux réalisés après les deux injections en bonne et due forme subies par mon fils montraient une absence totale de réponse vaccinale ce qui d’après tout ce que j’ai pu lire sur la question n’est pas normal.
    Vous m’indiquiez alors qu’il n’y avait rien d’étonnant à cela puisque dénutri au moment des injections il n’aurait pas été en capacité de développer une réponse appropriée.
    Or je rectifiais alors la chronologie des évènements vous rappelant que loin d’être dénutri au moment des injections sa courbe staturo-pondérale reflétait un bébé se développant au contraire au niveau des moyennes hautes.
    Vous me faisiez alors part de l’hypothèse selon laquelle il est possible qu’une hypogamaglobulinémie ait pu préexister mais qu’on ne le savait pas.
    J’en avais déduit avec horreur que finalement aucune précaution n’est donc prise à priori pour savoir si un tout petit bébé est en capacité de supporter la vaccination.
    On nous a volé un bonheur auquel nous avions droit notamment en nous manipulant par la peur et en ne nous informant pas ou mal.
    Dire que je pensais que le prevenar protégeait de la méningite bactérienne…ce que m’avait laissé penser la pédiatre, or tout ce que j’ai pu lire depuis sur la sujet a achevé de me convaincre que ce vaccin est bien plus une machine à cash qu’un réel progrès dans la lutte contre les méningites à pneumocoques ou les otites comme on a même tenté de nous le faire croire à un moment donné ! Mes neurones et mon esprit critique étaient malheureusement en sommeil à ce moment là.
    Je vous rappelle que lorsque T a été vacciné il a été incapable de fabriquer des anticorps. Cependant absence de réponse vaccinale ne veut pas dire absence de réponse immunitaire (cf photos jointes = eczéma + intolérance au lait + diarrhées chroniques + dénutrition + asthme allergique….).
    Son organisme n’a pas pu se défendre contre l’agression et semble en avoir été définitivement altéré mais on voudrait nous faire croire que c’est anodin, qu’il « conviendrait » de recommencer les injections sans autre précaution puis de voir ce qui se passe….j’avoue que quand j’ai reçu votre courrier je n’en suis pas revenue.
    Voilà tout ce qu’on nous propose ! Je trouve cela tout à fait inacceptable pour ne pas dire indécent ! C’est comme si on niait notre cauchemar et nos souffrances.
    Dans notre vie et celle de notre fils il y a eu un avant et un après la vaccination tout à fait traumatisant qui a nous changé à jamais.
    Un avant avec un bébé en parfaite santé grandissant et grossissant parfaitement normalement et un après avec un enfant que nous avons vu dépérir et souffrir le martyr totalement impuissants, que avons cru perdre et qui souffre aujourd’hui d’allergies respiratoires qui bien qu’à peu prés maîtrisées restent malgré tout socialement largement invalidantes.
    Je ne saurai vous décrire la culpabilité et la peine qui m’étreignent toujours prés de six ans plus tard lorsque j’entends mon enfant suffoquer assis sur son lit à deux heures du matin en pleine période de pollinisation, lorsqu’il se lève le matin épuisé, les yeux cernés parce qu’il a toussé toute la nuit, qu’il rentre en pleurant de l’école parce que les autres enfants se sont moqués des plaques rouges qui apparaissent et disparaissent de ses joues….
    Sur le papier et dans la théorie quand on cherche à tout prix à se faire bonne conscience l’allergie c’est anodin, dans la vraie vie c’est autre chose. Je ne parle même pas des allergies comme l’arachide où les parents doivent vivre constamment avec la peur de la mort.
    Je voudrai redire que je considère qu’il est parfaitement légitime de s’interroger sur l’incidence de la vaccination dans la gravité des pathologies du système immunitaire dont T a souffert ou souffre actuellement.
    Personne ne m’empêchera de le faire, de le dire et de l’expliquer sans relâche autour de moi.
    Je l’assume et je ne suis pas loin de le revendiquer. Je fais même des émules.
    Nous ne sommes plus au moyen âge, la vaccination n’est pas un dogme qu’il est interdit de remettre en cause sous peine de passer pour un hérétique.
    J’ai bien compris qu’il s’agissait là d’une piste qui ne serait jamais explorée et quiconque s’y risquerait se verrait immédiatement cloué au pilori. Dans ces conditions vous ne pouviez me faire d’autre réponse que celle de votre courrier du 7 mars de l’année dernière et croyez bien que je ne vous en tiens nullement rigueur.
    Il n’en demeure pas moins que c’est pour moi intellectuellement et moralement intolérable.
    Croyez-moi, j’ai depuis bien pris la mesure des rapports de force et des enjeux financiers liés à la vaccination massive mais je me demande au quotidien comment si j’étais médecin je pourrai me regarder en face chaque matin :
    – En omettant de préciser aux parents que je leur prescris un vaccin pentavalent ou hexa avalent alors que seules trois valences sont légalement obligatoires
    – En laissant croire aux parents que le prevenar est un vaccin qui protège de la méningite bactérienne
    – En omettant de préciser aux parents que je leur prescris un vaccin hexavalent contenant l’hépatite B parce que c’est pénible d’avoir à répondre à des questions gênantes
    – En piquant à la chaîne des centaines de bébés d’à peine quelques mois dont je connais rien du développement neurologique ou du statut immunitaire en me disant je pique d’abord et que je verrai ensuite… « un pourcentage de déchet » étant inévitable.
    – En menaçant les parents qui souhaitent simplement différer un peu les vaccins de les mettre à la porte de mon cabinet
    – en maniant cet argument redoutable de la psychose de la mise en danger de l’enfant pour emporter à tout prix la conviction de la nécessité de multiplier les injections
    – en refusant d’agir avec circonspection lorsque je constate une éventuelle mauvaise réaction….
    Je l’ai vécu personnellement ou au travers du récit de jeunes parents dont mon entourage est essentiellement composé. Je ne cesse d’être révoltée par ces pratiques.
    A quand un vaccin contre le rhume ? Je suis sure que dans un avenir proche on arrivera à diaboliser et à faire peur avec les nez qui coulent à des fins mercantiles !!!
    L’excès conduit toujours au rejet.
    J’imagine qu’il doit falloir se répéter sans relâche qu’autant de « malhonnêteté » ne sert qu’à protéger l’humanité. Par curiosité j’aimerai vraiment savoir si les professionnels de santé qui se comportent de la sorte y croient vraiment ou s’il s’agit de se raconter une histoire pour pouvoir continuer à piquer à la chaîne sans se poser de questions. La pression est-elle si importante qu’il faille en arriver là ?
    J’avoue que c’est une drôle de conception de l’éthique et que cela me paraît en totale contradiction avec la déontologie et la responsabilité médicale.
    Une de mes amies vétérinaire individualise bien plus le geste vaccinal vis-à-vis des petits chiots ou chatons qu’elle voit en consultation, c’est assez stupéfiant quand on fait un parallèle avec la vaccination des nourrissons.
    Bien sur les statistiques officielles démentent l’éventualité d’effets indésirables de la vaccination mais combien de cas comme celui de Théodore ne rentreront jamais dans les statistiques ?
    On m’objectera que rien ne prouve que la vaccination soit en cause, à cela je réponds que de la même façon rien ne démontre qu’elle ne soit pas en cause puisque par principe cette piste n’est même pas investiguée.
    Les récents développements dans le monde de l’industrie pharmaceutique n’ont fait que confirmer malheureusement que notre pharmacovigilance est totalement gangrénée par les lobbys pharmaceutiques et les compromissions de toutes sortes.
    Je ne me reconnais pas dans les arguments des ligues anti-vaccinales extrémistes mais je réclame le droit d’être sujet et non pas objet dans la façon dont est appréhendée la santé de mes enfants auquel je souhaite offrir autre chose dans ce domaine que la roulette russe.
    Les « piqueurs » ne sont pas les « payeurs », nous l’avons appris à nos dépens.
    Je ne suis pas anti-vaccins.
    Cependant je reprendrai confiance quand :
    – je serai convaincue que nous avons une vraie pharmacovigilance
    – que le geste vaccinal est individualisé
    – qu’on ne m’assure pas avec aplombs qu’il n’existe aucunes contre-indications
    – que les effets indésirables sont minimes et peu nombreux
    – que je ne serai pas confrontée en permanence à des arguments non scientifiques constamment culpabilisants mais systématiquement irrationnels basé sur la psychose qui n’ouvrent la voie à aucune discussion
    Vous le savez comme moi, aujourd’hui il n’est même plus possible de pratiquer les seuls vaccins obligatoires puisque le seul DTP a été retiré opportunément du marché il y a plus de trois ans.
    Dés lors l’obligation existe mais les moyens matériels et la liberté de choix n’existe plus, ce qui pose un évident et grave problème juridique qu’il va bien falloir régler. D’autant que nous sommes avec l’Italie (et c’est loin d’être un exemple en matière de démocratie) le seul pays européen à connaître une situation aussi scandaleuse d’obligations extensives forcées.
    J’ai la chance d’avoir fait du droit mon métier, ce qui me permet au moins de savoir exactement à quoi je suis tenue et ce qu’on ne peut m’imposer.
    Il suffit de parcourir 80 kilomètres et de passer la frontière suisse où il n’existe pas d’obligation vaccinale pour se procurer la forme pédiatrique d’un monovalent tétanos pour les nourrissons sans que les médecins ou les pharmaciens ne trouvent la demande saugrenue ou impossible à satisfaire.
    Pour conclure, je dirai simplement que ce n’est pas donné à tout le monde d’avoir le courage d’une Irène Frachon. Je ne suis pas sure que j’en aurai moi même le cran si j’étais concernée….
    Je vous prie de croire, docteur, à l’assurance de toute ma considération.

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  5. « Une de mes amies vétérinaire individualise bien plus le geste vaccinal vis-à-vis des petits chiots ou chatons qu’elle voit en consultation, c’est assez stupéfiant quand on fait un parallèle avec la vaccination des nourrissons. »
    Concernant la pratique vaccinale en médecine vétérinaire il faut sans doute distinguer entre celle s’occupant d’animaux de compagnie de celle traitant d’animaux d’élevage .
    Concernant la Fièvre Catarrhale Ovine (FCO,qui a suscité un mouvement de contestation chez quelques éleveurs ), un site gouvernemental (http://www.ariege.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/FCO_questions-reponses_mai2010_cle7df22e.pdf ) évoquait : »De plus, dans certains cas, la vaccination est réalisée dans des troupeaux infectés sans changement d’aiguilles entre animaux et dont la température n’a pas été contrôlée avant l’injection vaccinale. Ce qui fait que l’acte vaccinal sur des animaux virémiques peut contribuer à diffuser le virus dans le troupeau où évolution. »ou encore « Comment améliorer la pharmacovigilance, pour laquelle on note une sérieuse sous-déclaration et une mauvaise qualité de renseignement ? Comment inciter les éleveurs et les vétérinaires à déclarer des cas de pharmacovigilance ? »
    Pour revenir aux animaux de compagnie , la vaccination contre la rage se fait ,je crois, en routine tous les ans ,alors qu’une vaccination triennale serait suffisante .

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  6. [Commentaire retiré le lendemain; ne doit pas être remis sur le blog car il contient des détails personnels sur mon dossier médical]
    Bonjour,
    Il semblerait qu’un blogueur ait exprimé son mécontentement (en privé) à propos de mon commentaire précédent (l’absence de vaccins dans mon enfance) et d’autres articles et commentaires parlant en particulier des vaccins. Il aurait aussi demandé des informations me concernant, allant au-delà de ce que j’ai dit dans la présentation du blog ou les divers commentaires.
    A cela, plusieurs réponses:
    1/ J’ai demandé à la personne qui a brisé à plusieurs reprises la confiance du blogueur respectif (pour venir m' »informer » de ce qui se dit sur mon compte) de cesser cela immédiatement. Nous ne sommes pas en cour de récréation d’une maternelle, où l’on passerait de l’un à l’autre pour « rapporter » et se faire bien voir.
    Par-delà cet aspect, ce comportement est contraire à l’éthique, et si je ne disais rien, j’en serais complice. Si quelqu’un dit quelque chose en privé, à une personne à laquelle il fait confiance, cela doit rester privé.
    2/ comme je l’ai rappelé dans ma réponse à la personne venue m' »informer », je ne ferai jamais mes articles et ne tiendrai jamais Pharmacritique en fonction de ce qu’on dit de moi, de ce qui plaît ou déplaît à tel ou tel lecteur et/ou blogueur. Le « qu’en dira-t-on » ne m’intéresse pas. Ni de plaire à tout le monde.
    3/ je l’ai déjà dit: ce ne sont pas les personnes qui comptent, surtout pas la mienne, mais les informations Je suis éberluée qu’on puisse donner autant d’importance à ma personne et à des anecdotes données dans un commentaire.
    4/ Suite du point 3/
    Pharmacritique n’est pas un forum. Ce qui compte, ce sont les articles et certains commentaires référencés, détaillés, qui apportent une vraie contribution à la question évoquée (voir les commentaires d’Alain Siary, pour ne prendre qu’un exemple. Ils sont exemplaires. Lorsqu’il poste, c’est un vrai apport. surtout lorsqu’il n’est pas d’accord avec moi (ou pas tout à fait, parce que je n’ai pas souvenir de vraies divergences), parce que c’est comme ça que j’apprends).
    Les anecdotes et opinions non argumentées, les commentaires postés pour « chercher la petite bête » et/ou faire parler du commentateur et promouvoir des amis n’ont pas d’importance. Aussi, mon anecdote sur l’absence de vaccins dans l’enfance, dont j’ai dit clairement qu’elle n’avait nulle valeur de conseil, n’a aucune importance.
    5/ Au blogueur en question, je dirais sans hostilité aucune que, si ma personne et mes réactions l’intéressent, il vaut mieux qu’il vienne me poser ses questions directement (l’adresse mail du blog figure en haut à droite). Il recevra des réponses dont il peut être sûr qu’elles sont fiables.
    6/ Quant aux vaccins, si la question de mes vaccins à moi a tellement d’importance: je n’ai certes pas eu de vaccins dans mon enfance, mais j’ai fait un rattrapage voulu vers mes 20 ans. Deux vaccins dont celui contre l’hépatite B. Qui ne m’ont posé aucun problème et n’ont causé aucune maladie ou symptôme. Zéro.
    Voir la suite pour mes raisons d’évoquer cela.

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  7. [Commentaire retiré le lendemain. Merci de ne pas le remettre sur le blog car il contient des détails personnels. ]
    sur la myofasciite à macrophages et certaines pratiques douteuses dans la recherche sur les effets de l’aluminium vaccinal)
    Je disais donc avoir fait 2 vaccins vers mes 20 ans, dont celui contre l’hépatite B.
    Si j’ai évoqué cette question, c’est que mon « cas » est, semble-t-il, intéressant pour la recherche, car je n’ai eu qu’un seul vaccin contenant de l’hydroxyde d’aluminium et que je sais avec précision où et quand il a été fait. Mais j’hésitais à entrer dans des détails personnels. La recherche sur la myofasciite à macrophages (attribuée aux vaccins contre l’hépatite B, et plus précisément à l’hydroxyde d’aluminium) aurait besoin de comparateurs comme moi (porteurs sains, si on peut appeler cela comme ça), pour essayer de comprendre pourquoi certains développent des symptômes cliniques et d’autres pas.
    Alors j’ai fait don d’un bout de deltoïde à la recherche, pour une biopsie musculaire.
    Et le résultat confirme en tous points – pour ma personne, du moins – ce que dit la revue PRESCRIRE à ce sujet: une inflammation très localisée sans aucune traduction clinique, ni locale ni systématique. Aucune conséquence. (A l’époque, j’avais encore des anticorps, je ne sais pas si c’est toujours le cas et ça ne m’intéresse pas. Je ne vais quand même pas être cobaye à la longue. Une fois, ça suffit).
    Ce qui mériterait discussion – et cela fait longtemps que je veux le dire -, c’est la façon de certains d’exploiter un tel résultat
    – me compter parmi les cas de victimes des vaccins, parce qu’il y a de l’aluminium à l’endroit de la vaccination, alors que c’est évident que je ne suis en rien une victime.)
    – me dire, 17 ans après la vaccination contre l’hépatite B (et des années après la biopsie), que tel souci de santé (difficile à diagnostiquer au départ) était certainement dû au vaccin…
    17 ans après! A se demander si mon décès dans 40 ou 50 ans sera toujours dû à ce vaccin…
    Il faudrait parler de telles pratiques, contraires à la fois à l’éthique (voir plus bas) et à l’esprit de la recherche scientifique.
    Je peux comprendre que les chercheurs et autres médecins impliqués veuillent démontrer leurs hypothèses mais n’accepterai jamais que leurs convictions fortes les poussent à enfreindre les règles scientifiques (et éthiques), donc à désinformer.
    Au cas où c’est involontaire, on appelle cela « BIAIS D’AUTOVALIDATION » ou « BIAIS DE CONFIRMATION D’HYPOTHESE »:
    une lecture et perception sélective des faits / des résultats d’une recherche, etc., pour confirmer l’hypothèse, la conviction personnelle, l’idée préconçue.
    Ceux qui tombent dans ce biais – et cela arrive plus souvent qu’on ne le pense, pas seulement à propos de vaccins – ne voient plus ce qui contredit leurs hypothèses / convictions. Ils ne voient que ce qui les confirme et les renforce.
    Ceux qui ont des connaissances en psychologie sociale savent qu’il ne s’agit ici que d’une application d’un mécanisme très général de la perception, dû à l’énorme poids des stéréotypes / clichés / préjugés (inconscients) sur la connaissance.
    Les STEREOTYPES sont un premier pas, ils donnent des repères permettant une orientation préliminaire dans la réalité. Mais la connaissance ne s’identifie et ne se limite pas à eux. On ne peut parler de « connaissances » que lorsque ces stéréotypes sont dépassés par une réflexion critique. Et il faut être conscient du risque d’en rester aux idées préconçues si l’on veut avoir la moindre chance de les dépasser.
    En cela aussi, le principe des exercices de lecture critique tel que le conçoit la revue PRESCRIRE ainsi que les explications et applications des statistiques et de l’EBM (evidence-based medicine) telles que les met en place la revue MINERVA, sont salutaires.
    http://minerva-ebm.be/fr/home.asp
    *
    Pour revenir à l’aluminium vaccinal et à la myofasciite à macrophages, et plus précisément au doute que des pratiques limite jettent sur cette question (que je me garde bien de trancher, n’ayant aucune compétence pour le faire):
    On peut se demander combien de personnes souffrent en fait d’autre chose, n’ont pas de diagnostic, font une biopsie en désespoir de cause et se voient poser un diagnostic de myofasciite à macrophages parce qu’il y a une inflammation locale.
    Je sais que chez d’autres personnes la présence de l’aluminium ailleurs dans l’organisme a été mise en évidence par certaines techniques d’imagerie. Encore une fois, ceci n’est pas l’objet de mon commentaire.
    Je ne parle ici que des pratiques limite, qui ne rendent pas service aux malades en question et finissent par discréditer la recherche elle-même. Parce qu’un faux diagnostic gonfle certes le nombre de cas répertoriés, mais entraîne des faux espoirs, des traitements inutiles et inadaptés et retarde, voir empêche à jamais, le bon diagnostic + traitement.
    (Faut-il redire que je ne suis pas concernée personnellement par ça? J’ai donné un bout de muscle, ça s’est arrêté là, parce que je n’ai pas voulu tomber dans ce biais et n’allais pas me trouver des symptômes de myofasciite à macrophages alors qu’il n’y en avait pas).
    Il faut parler aussi de ces malades qui vont voir un spécialiste (impliqué dans ce type de recherche) pour tout autre chose et se voient demander le carnet de vaccinations et proposer une biopsie musculaire qui n’a pas lieu d’être.
    Ce sont des cas concrets dont j’ai eu connaissance. Et il m’est arrivé de recommander un médecin pour tout autre chose et d’apprendre que, parmi les examens prévus, figure une biopsie qui ne recherche QUE la présence d’aluminium et de phénomènes immunitaires locaux.
    Inutile de dire que j’ai protesté contre cette instrumentalisation et parlé d’un acte contraire à l’éthique. Et c’est pour cela que j’en parle.
    Pour ce qui est de la myofasciite à macrophages, ma position est exactement celle du Pr Claude BERAUD (pas seulement sur cette question, d’ailleurs) : s’il y a une telle peur dans la population – qu’elle soit fondée ou pas, là n’est pas la question -, il serait plus simple de remplacer l’hydroxyde d’aluminium par autre chose.
     » Que penser des controverses sur les vaccinations? »
    http://www.claudeberaud.fr/?51-que-penser-des-controverses-sur-les-vaccinations
    A ce qu’on m’a dit, avant que Sanofi rachète Pasteur, ce sont les phosphates de calcium qui étaient utilisés comme adjuvants. Avec l' »inconvénient » (pour les firmes) d’un coût plus élevé. Toujours le profit avant le reste… Et il paraît que l’immunisation durait moins longtemps. Est-ce une raison valable?
    Il va de soi que – quel que soit le vaccin – il faut calculer le rapport bénéfice / risques et coût / efficacité au cas par cas. Vaccin n’est pas synonyme de progrès. Défendre le PRINCIPE DE LA VACCINATION – et ce serait plutôt ma position – veut dire être extrêmement critique envers ses mauvaises applications concrètes, envers des vaccinations inutiles et/ou risquées, envers des vaccinations dont la généralisation n’a pas de fondement, etc.
    Bref, une critique au cas par cas.
    Pas d’acceptation en bloc, mais pas de rejet en bloc non plus.
    Just my two cents.
    Elena Pasca / Pharmacritique

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  8. A Audrey
    Je suis très touchée par cette lettre et vous envoie toute ma sympathie. A la lecture de vos commentaires, je me dis qu’il y a peut-être de plus en plus de malades ou proches de malades qui n’acceptent plus cette médecine dans laquelle on n’a rien à dire et qui nous traite par le mépris, la condescendance et le rejet.
    Nous sommes bons pour payer. Pour le reste, ces messieurs – car c’est une approche masculine qui domine – savent tout et n’ont pas de temps à perdre avec nous. On n’a qu’à avaler les pilules et les vaccins et les saluer bien bas, eux qui ne sont responsables de rien, surtout pas de leurs actes. Elena m’a ouvert les yeux, à moi comme à beaucoup d’autres, sur Pharmacritique et ailleurs.
    Il nous faut trouver la façon de contrer ça, dans chaque domaine, dans chaque maladie, jusqu’à ce que ça change. Ne plus rien accepter des médecins comme allant de soi, remettre systématiquement en question tout acte, toute prescription, toute démarche qui nous manque de respect. Et nous éduquer sur ces questions afin de pouvoir le faire efficacement.
    Bon courage à vous et à votre petit garçon!
    Salutations solidaires,
    Jessica

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