Insalubrité niée par l’office HLM Paris Habitat depuis 10 ans. Élus et services publics de Bagnolet inactifs, malgré le risque d’incendie ou explosion

Mises à jour à la fin, datant du 27 juin, du 1er juillet et du 29 juillet 2020: photos et vidéo des nouvelles fuites massives et multiples. Refus de Paris Habitat d’entrer dans le logement.

L’office HLM PARIS HABITAT est passé maître dans les multiples façons de nier la réalité d’une insalubrité fréquente, que je vous montre à l’aide de dizaines de photos, de vidéos et de liens. La première photo montre déjà le risque d’incendie, puisque, parmi les coulées multiples sur les murs, il y a plusieurs endroits où des eaux usées coulent dans les gaines électriques, sur les fils électriques à nu et sur deux ampoules. Il suffit d’une étincelle, d’autant qu’il y a une petite fuite de gaz dans dans la même pièce (montrée plus bas).

Eau bien visible au-dessus de la douille, sortant (aussi) de cette gaine électrique

Les habitants de mon quartier (les Malassis) ont d’ailleurs dit, lors d’une réunion publique à l’automne 2017 avec le maire Tony DI MARTINO et l'(ancien) chef local de Paris Habitat, Bruno NERBOLLIER, qu’une « résidentialisation » ne serait qu’un un cache-misère, alors que les immeubles des Malassis devraient être démolis, tant ils sont pleins d’insalubrité et de vétusté irrécupérables. Mais une « rénovation » / résidentialisation aberrante a été faite, et la survie dans l’insalubrité et ses risques est devenue un « enfer au quotidien » (selon une voisine) à cause de la spirale de violences et des nuisances extrêmes causée directement par ce « renouvellement urbain » du square du 8 Mai 1945.

En agrandissant les images, vous verrez l’eau sortir (aussi) par l’orifice de ce conduit électrique. Elle cheminé aussi tout le long de l’ampoule électrique de ma cuisine. Il y en a tellement que cela forme des flaques par terre, et vous verrez plus bas plusieurs photos prises à plusieurs endroits du logement et à des moments différents. L’eau semble s’accumuler pendant quelque temps puis couler depuis le haut des murs de toutes les pièces, à l’exception de l’entrée.

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Mon malheur a commencé fin 2009, à l’arrivée à Bagnolet, rue Fontenelle, dans le quartier des Malassis. Pour la première fois dans un HLM, à cause de mon handicap et de ses multiples conséquences. Auparavant, j’avais habité à Paris et dans des communes de la banlieue sud. Puis aux Lilas, commune située juste à côté de Bagnolet. Et pourtant, c’est un autre monde.

Jamais je n’aurais pu imaginer devenir une sorte de sous-merde à Bagnolet, et pas seulement quant au logement. Et jamais je ne me résignerai à de telles conditions de vie et de logement dégradantes, incompatibles avec la dignité d’un être humain.

J’ai signalé l’insalubrité de mon logement dès mon installation, en janvier 2010, quand j’ai enfin pu regarder l’appartement de près. Pourtant, je n’avais même pas vu l’état de la gaine technique dont la porte était bloquée.

Voici une vidéo de trois minutes montrant l’état des murs, des canalisations et, en général, l’état de la gaine technique située derrière les WC, au beau milieu de l’appartement. Il n’y a pas de mots pour qualifier les tas de détritus, les excréments, les fuites, les trous, les rafistolages et tout ce qu’il y a là-dedans. Le logement étant au rez-de-chaussée, les souris et les rats passent depuis les caves.

Paris Habitat m’a répondu par un courrier avec la définition de l’insalubrité dans les dictionnaires… Jugez par vous-même. Vous verrez qu’ils étaient bien informés de problèmes très anciens qui pourrissent complètement ce logement.

Les gardiens de Paris Habitat se défaussent sur les gérants, qui sont injoignables et ne se déplacent pas (trois visites en 10 ans et demi). Par conséquent, sans leur constat, les fuites, coulées, infiltrations et autres problèmes n’existent pas. Ou seraient dus à l’aération insuffisante, à un dégât des eaux de voisinage (même s’il n’existe pas) et à un entretien insuffisant par les locataires. Lorsqu’un plombier ou un autre technicien est appelé en urgence, il informe le locataire verbalement mais il n’a pas le droit de donner un constat écrit aux locataires. Et, curieusement, dès que l’office HLM envoie ses propres personnels, le constat change. Malgré les réalités bien visibles, il n’y a plus de problèmes, plus d’infiltration par la façade, plus de fuites ni besoin de changer toutes les canalisations. Dans le meilleur des cas, après des années de démarches, un rafistolage est fait et Paris Habitat dira « mais on a fait des travaux », « il n’y a plus de budget », etc.

Vous verrez quelques-unes des nombreuses images de l’insalubrité multiple existant à l’intérieur de mon logement avant même mon arrivée fin 2009. Cela coule aux mêmes endroits, mais des problèmes supplémentaires sont apparus au fil du temps. Fin 2009, les agents de l’office HLM Paris Habitat ont donné un coup de peinture dans la cuisine et la salle d’eau (mais des écailles sont apparues aussitôt) et laissé la moitié de l’appartement dans le noir lors de ma visite pour la signature du bail. Le gardien m’a assurée que des travaux d’entretien étaient prévus, mais progressivement. Il était pressé et m’a fait signer un état des lieux prérempli et un bail précisant que je m’engageais à prendre l’appartement « en l’état ».

Voilà le piège. En l’état voulait pas seulement dire qu’il fallait refaire peintures, papiers peints, etc.

Dès le début, il m’a fallu faire de nombreuses démarches pour tout ce qui devrait aller de soi. Par exemple, la famille de l’ancienne locataire (décédée) voulait garder l’appartement et avait gardé les clés. Je n’ai eu qu’un trousseau, et ils m’ont demandé de changer la serrure à mes frais (!?). Pas de clés pour accéder à la cave, par ailleurs placée au numéro d’à côté. Et, comble du cynisme et je m’en-foutisme, Paris Habitat m’a même conseillé d’introduire mes meubles par la fenêtre, car le couloir était bloqué par une énorme carcasse en bois (d’usage indéfinissable) encastrée dans un mur. Et ainsi de suite.

Pour chaque petite (ou grande) chose qui aurait dû aller de soi, il a fallu des mois, voire des années de démarches. A recommencer à chaque changement de personnel, qui intervient fréquemment. Le partant dit d’attendre son successeur, celui-ci dit ne pas connaître le dossier. Enfin, lorsqu’ils sont joignables. Et plusieurs gérants annoncent ouvertement qu’ils ne le seront pas. Preuves à l’appui, puisque, au vu de leurs multiples façons de se servir de ma naïveté et de ma confiance des débuts, de faire des promesses verbales puis de les oublier, j’ai adapté mon comportement et enregistré tous les échanges, avec Paris Habitat comme avec des élus et des agents des services publics. Je l’ai dit et redit ouvertement, ce qui n’a pas empêché de nombreux dérapages. J’en ai évoqué certains et en évoquerai d’autres plus tard. Ainsi, les faits (et non pas les interprétations sélectives) existent, grâce aux enregistrements.

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À l’insalubrité risquée s’ajoutent les diverses violences et nuisances extrêmes causées par la « rénovation » du square et de la rue Fontenelle. Déni des responsables

Quid du Service communal d’hygiène et de salubrité (SCHS) de Bagnolet? Les services publics n’interviennent pas. Après des années de démarches, M. GAUCHER, un inspecteur municipal de salubrité du SCHS est venu en 2013, chez moi, après avoir visité le logement mitoyen deux ans auparavant. Mais il devait revenir pour compléter son constat. À l’époque, Paris Habitat soutenait qu’il y aurait des dégâts des eaux venant des étages supérieurs, donc l’office ne serait pas concerné par des différends à régler entre voisins et en faisant appel aux assurances. Après une fuite très grave, constaté par un gardien remplaçant, qui s’est déplacé, lui, il était question d’un changement de canalisations. (Les plombiers disaient qu’il faudrait tout changer mais, au final, seul un bout d’environ 1,5 m a été changé). L’inspecteur n’a donc pas tenu compte, en un premier temps, d’une partie des problèmes censés se résoudre.

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Quant au logement mitoyen :

Sauf que les coulées ont continué, et qu’il y en a eu aux mêmes endroits qui portaient des traces déjà à mon arrivée fin 2009. Cet inspecteur a changé d’affectation, et celle qui l’a remplacée ne s’est jamais déplacée. D’autres ont fait les mêmes expériences, et même des représentants d’associations de défense des consommateurs disent la même chose.

Après m’avoir baladée depuis janvier 2015, preuves à l’appui, Mme BARTHÉLÉMY, la responsable du SCHS, m’a dit fin août 2018 que le service n’intervenait pas dans tout ce qui concernait les bailleurs publics, dont Paris Habitat, parce que « l’office a des techniciens pour ça ». J’ai insisté puis déploré publiquement ce refus; des politiques se sont engagés à faire intervenir le SCHS mais, à chaque fois que j’appelais, il y avait toujours un obstacle à leur intervention. Au vu de mon état de santé et des périodes de dépendance, je ne suis pas en mesure de persévérer à l’infini, et des certificats médicaux attestent que je ne suis pas adaptable à leurs exigences. Ils ne veulent pas fixer un rendez-vous, il faut rappeler, puis recommencer. Ils ne veulent se déplacer que le matin, or un certificat médical atteste clairement que l’organisation des soins (et d’autres détails liés à mon état et aux traitements) me rendent injoignable le matin, et incapable de quoi que ce soit.

Je ne suis pas non plus adaptable aux exigences de Paris Habitat, or j’ai passé des années à m’épuiser dans des démarches. Par exemple, l’ancien gardien, Eric Maggiorano, était souvent absent, alors je passais des heures à tenter de le joindre puis à attendre qu’il se présente aux rendez-vous sans heure précise. La plupart du temps, il ne venait pas mais ne prenait même pas la peine de prévenir. Pareil avec d’autres personnels ou techniciens. Et que dire des trois rendez-vous non honorés sur les quatre pris avec le chauffagiste pendant les deux dernières semaines de décembre 2017, passées sans chauffage? Le matin du jour où il est enfin venu, le chauffage a recommencé à fonctionner. Il est venu en disant qu’il n’y aurait jamais eu de soucis.

Paris Habit est connu pour ses habitudes épuisant les locataires qui ont des soucis dans leurs logements. Par exemple, imposer un rendez-vous tel jour, sans même demander la disponibilité ni préciser une plage horaire. Et, parmi les nombreux courriers reçus, montrant les tentatives de Paris Habit de renverser la situation, faire feu de tout bois et utiliser n’importe quoi pour donner la faute au locataire et discréditer ses propos, figure un courrier de 2014 l’ancienne gérante, Mme May-Line DARTY, disant que des techniciens seraient venus et que j’aurais « refusé d’ouvrir la porte » (!)

Au vu de mon état de santé et de l’absence d’aide, dont ils sont au courant, il m’est impossible de tenir le rythme des démarches à faire et à refaire, le rythme des rendez-vous non respectés et vagues, le rythme des rafistolages insuffisants nécessitant de recommencer le cercle infini de démarches. Et ce tout en supportant l’incrédulité et les reproches des personnels. C’est l’une des raisons qui, par-delà l’état irrécupérable du logement, le risque pour l’immeuble entier, l’inadaptation au handicap, la spirale infinie de violences et de nuisances sonores, etc., motivent ma demande de relogement d’urgence.

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Exemple de désinformation : l’office HLM et la mairie nous vendent de la tranquillité et une amélioration des services rendus, de l’habitat, du cadre de vie et de la qualité de vie

Ceci vous donne une idée de la distance qu’il y avait entre l’immeuble, à droite, et le « rempart » naturel que l’on devine derrière l’arbre à gauche, rempart formé d’une haie dense d’arbres et arbustes et d’une clôture haute. Il n’en reste que quelques mètres, le reste étant occupé par les installations sportives et de jeu.

L’état du logement ne cesse de s’aggraver depuis 10 ans et demi. La rénovation du square du 8 Mai 1945, que Paris Habitat appelle « résidentialisation » censée nous apporter de la « tranquillité », a définitivement transformé cela en cauchemar par la mise en place, à l’été 2018, de quatre installations de sport et de jeu à cinq mètres de mon immeuble qui forme la rue Fontenelle. Sans restrictions d’accès et illuminées jour et nuit par d’énormes mâts électriques supplémentaires. Je suis alitée environ 90% du temps devant les balançoires. C’est l’installation la plus bruyante car la plus proche de l’immeuble, générant le plus de bagarres (pour la place) et avec deux immenses barres de béton peintes en orange, en guise de bancs. Comme il n’y a aucune barrière visuelle non plus, les riverains sont comme des animaux exposés à la foire. Et comme des cibles fixes au stand de tir, puisque la rénovation a consisté à détruire le relatif « rempart » naturel constitué par une haie dense d’arbres et d’arbustes doublée d’une clôture haute, placés à environ 20 à 25 mètres de l’immeuble. Distance qui n’était pas un luxe, dans un quartier connu comme un haut lieu de violences, nuisances, trafics, affaires, comme un lieu de rassemblement de bandes.

Flyer reçu le 12 janvier 2018, qui ignore complètement nos alertes et demandes. Pareil pour les élus et services publics qui, à commencer par le maire Tony DI MARTINO le 3 janvier 2018, ont refusé de se déplacer pour qu’on leur explique sur place. Pourtant, à ce moment, il était encore temps d’éviter la destruction du « rempart » naturel existant dans le square et de placer les installations au milieu du square du 8 Mai 1945, entre les arbres. Maintenant, après toutes les aberrations, destructions et après l’abattage des arbres, l’enfants jouent en plein soleil. Le square est devenu un immense passage, avec très peu de surface naturelle.

Aucune mesure de sécurité n’est prise. La police ne vient pas. Les agresseurs sont parfaitement conscients de l’impunité, donc ils reviennent nous narguer, se moquer et annoncer d’autres exploits…

Voyez le résultat, surtout en termes de violences infantiles, par exemple sur cette vidéo de l’agression du 4 juillet 2019. À partir d’elle, vous accédez aux autres, montrant même une attaque armée le 20 juin 2019, depuis les balançoires parfaitement illuminées la nuit. Vous y trouverez aussi des vidéos illustrant, à divers moments du jour et de la nuit, les nuisances sonores extrêmes; sans oublier les vidéos montrant une insalubrité extérieure extrême, elle aussi. Insalubrité, puanteur, saleté, rongeurs… À l’intérieur comme à l’extérieur.

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Non respect de nos droits, non respect des lois et normes, non respect de leurs propres engagements par les élus, candidats et membres des réseaux d’influence

Dans un tel contexte d’un quartier connu pour les trafics, nuisances et violences, démolir ce maigre rempart naturel et placer des installations, accessibles jour et nuit à, cinq mètres de l’immeuble, c’est gaspiller l’argent public dans des aberrations (et il y en a beaucoup) pour mettre les habitants en danger. Les études d’impact et l’enquête sociale, obligatoires avant toute implantation d’une installation en zone urbaine, n’ont pas été faites. Aucune norme n’aurait permis cela. Les droits des riverains (non consultés) sont piétinés. Je demande régulièrement depuis un an, que tous les co-responsables m’envoient et publient tous les documents relatifs à ce marché public, depuis la conception et la signature jusqu’à la mise en place, notamment pour les parties concernant le square du 8 Mai 1945 et la fermeture des rues Fontenelle et Daumier. Celle-ci crée des problèmes au quotidien aux habitants, mais elle a été faite pour que l’office HLM Paris Habitat puisse vendre des places de parking payant…

Personne n’a daigné répondre à ma demande en vertu de la CADA (Commission d’accès aux documents administratifs). Silence de l’architecte Isabelle GIRAULT de l’agence RVA, qui s’est permis des attaques personnelles à mon encontre. J’ai demandé l’étude de l’agence RVA sur les Malassis, faite sur deux ans (!?) et payée par l’argent public, pour établir un diagnostic et proposer des solutions. En vain. On a vu le résultat au square du 8 Mai 1945. Des choix aberrants à presque tous les niveaux, choix inutilement destructeurs et coûteux, y compris en termes d’entretien.

Silence des autres co-responsables auxquels j’ai demandé les documents : Est Ensemble, Paris Habitat, l’ANRU, les élus et les services publics concernés. Voilà encore une loi non respectée.

Pourtant, tout ce que l’on demande, c’est le respect des lois, la mise en conformité, bref, que nous ayons les mêmes droits que les riverains des autres squares. Fermeture à 19h30 (et 17h30 en été) et installations placées au milieu, donc à distance de toutes les habitations.

Si cela dure, c’est que l’office HLM Paris Habitat ainsi que les élus (dont certains sont membres du conseil d’administration) et les services publics convergent dans le même déni et la même inaction, avec les mêmes méthodes pour discréditer les alertes et continuer leur démagogie sidérante et leur non respect des lois et normes.

Bagnolet est un monde à part, tenu par les mêmes réseaux d’influence depuis des décennies. Tous les réseaux ont les mêmes pratiques et ont contribué à l’état catastrophique de la ville, dû en bonne partie à un urbanisme galopant, destructeur de tout espace vert et sans égard pour la qualité de vie des habitants. Ils font front contre toute personne qui donne l’alerte sur les conséquences de leurs choix, en termes de violences et de nuisances, contre quiconque ose demander la transparence et le respect des normes et des droits.

À Bagnolet, il faudrait se résigner à survivre dans toutes sortes de merdes (dans le logement et autour) et à subir aussi sans moufter les nuisances et violences quotidiennes.

Toute dignité humaine est piétinée.

Voilà quelques réalités de ce qui constitue la vitrine des deux dernières équipes municipales, de Paris Habitat, d’Est Ensemble et de l’agence RVA, qui ont conçu et mis en place la rénovation des Malassis… Marc Everbecq et son premier adjoint, Laurent Jamet, ont conçu, approuvé, légitimé un tel « renouvellement urbain ». Tony Di Martino et Olivier Taravella ont continué et appliqué, sans aucune concertation avec les habitants. Et en ignorant les alertes.

Nous avons pourtant fourni maintes preuves des violences et des niveaux extrêmes de nuisances sonores, parce que l’agence RVA, le maire Tony Di Martino ainsi que d’autres élus et services publics, ont nié leur existence. J’ai filmé des agressions et enregistré les nuisances, ce qui m’a exposée encore plus aux violences, devenues même nominatives. Mais les responsables continuent de faire comme si cet « enfer au quotidien » (selon une autre riveraine) n’existait pas, pour ne pas reconnaître leurs mauvais choix, leur persistance dans l’inaction sur tous les sujets impliqués. Pareil pour Ian BROSSAT, Laurent JAMET ou encore le député Alexis CORBIÈRE (et son condescendant directeur de cabinet Thomas METTEY).

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D’autres articles et liens, pour en savoir plus, avant de passer aux photos

Regardez les vidéos de ma chaîne YouTube, chacune pourvue d’un long texte introductif donnant tous les détails. Lisez mes nombreux posts Facebook et Twitter, mes interpellations restées sans suite, mes articles sur Pharmacritique, réunis sous les catégories « Paris Habitat » et « Bagnolet« . Par exemple l’alerte détaillée de 2018 auprès des élus et services publics : « Locataire de l’office HLM Paris Habitat à Bagnolet : « Vivre dans la merde et être traité comme une merde » ». Il y est question aussi des attitudes des élus et services publics.

Lisez un texte au titre édifiant: « Ordures, rats, insalubrité, nuisances: 10 ans de réalité vs démagogie de Paris Habitat et de la mairie de Bagnolet », portant sur ce qui est vanté comme un « cadre de vie » amélioré et même exemplaire, depuis la rénovation / résidentialisation de la rue Fontenelle.

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Démagogie à l’opposé de la réalité : la survie dans des conditions indignes d’un être humain

La réalité, c’est la survie dans des conditions de vie et de logement indignes, dégradantes, qui piétinent toute dignité humaine, qui violent lois, normes et réglémentations, mais sans que quiconque intervienne depuis plus de 10 ans. Malgré les risques que l’insalubrité entraîne pour l’immeuble entier.

Depuis plus de dix ans, je dois essayer de pallier toute seule aux problèmes, pour ne pas vivre envahie par des souris et rats, pour réduire les risques d’incendie et d’explosion et limiter les conséquences de l’insalubrité. Ce qui implique de faire réparer à mes frais beaucoup de choses, refaire les peintures, bref, cacher la misère.

Le (énième) gérant Omar EL KOUCHE se déplace donc enfin en octobre 2019 et dit « Il y a des problèmes mais c’est pas de l’insalubrité ». Peut-être aurais-je dû ne rien faire pour cacher la misère, dératiser, etc., et l’insalubrité aurait été encore plus visible.

Par écrit, rien n’est reconnu par Paris Habitat. Or ce logement doit être vidé et démonté complètement, pour trouver les sources de toutes les fuites et coulées et pour réparer tout, depuis les caves et le sol jusqu’au plafond et au système de chauffage par le sol.

La cave, mon logement de rez-de-chaussée et les étages supérieurs communiquent par la gaine technique placée derrière les WC, au milieu de l’appartement. Gaine qui est un véritable cloaque infect, source d’odeurs pestilentielles et d’allergènes. J’y entends les rongeurs couiner, j’entends la merde tomber en pluie. De plus, comme les WC sont au milieu du logement et sans fenêtre, je n’ai d’autre choix que d’aérer en ouvrant toutes les portes et les fenêtres, c’est-à-dire en faisant passer la puanteur partout.

Les détritus sur le sol de la gaine technique ont pris la couleur de la merde qui tombe dessus depuis des années.

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En haut à gauche, là où vous voyez le coton-tige bleu clair, se trouve l’un des nombreux trous par lesquels les souris et les rats rentrent depuis les caves et par le bas du conduit d’aération.

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Les bouches de l’aération en panne: entrée des rongeurs

Vous verrez à travers les images mes bricolages et certains problèmes difficiles à décrire. J’ai essayé – enfin, j’ai payé pour – boucher moi-même tous les trous accessibles, j’ai mis des produits souricides et raticides partout, remis à leur place les grilles d’aération avec du scotch et bricolé des grillages supplémentaires à mettre par-dessus, pour empêcher le passage des souris et rats.

État des bouches d’aération.

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C’est l’aération de la salle d’eau. Derrière cette grille, il n’y a rien. Les espaces sont trop larges, donc les souris passent. L’un de mes bricolages avec du scotch a été rongé. J’ai bricolé d’autres grillages depuis, visibles plus bas, comme après chaque épisode d’invasion de souris.

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Autre bricolage, avec un tissu grillagé, pour ne pas boucher l’aération (même si elle ne fonctionne pas vraiment). Tissu rongé par les souris, dont vous voyez les crottes accumulées en bas.

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Régulièrement, les souris trouvent quand même les moyens d’entrer, parce que mes rafistolages ne sont pas suffisants. Il faut boucher le sol de la gaine technique, par où les souris et les rats entrent dans l’immeuble. J’ai demandé maintes fois à Paris Habitat de le faire, dès que j’ai découvert les trous et entendu de plus en plus de couinements venant de la gaine technique. S’ils m’avaient écouté, il n’y aurait pas eu de souris, ni chez moi ni chez les voisins. Mais ils ne sont intervenus qu’une fois, en 2013, pour boucher quelques-uns des trous entre la gaine technique et la cuisine, donc bloquant seulement quelques passages mais pas les multiples entrées des souris et rats.

Voici ce que je découvre régulièrement derrière les meubles et partout. Regardez les dimensions des crottes: il y a des excréments de souris, mais il y a aussi des excréments de rats.

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Mais impossible pour moi de faire cela. Alors je me retrouve à devoir payer pour que quelqu’un vienne bouger les meubles, nettoyer, sortir les cadavres de souris mortes. Sauf que tous les endroits ne sont pas accessibles. Donc des rongeurs pourrissent sous le meuble sous l’évier de la cuisine, puisqu’il y a un espace entre le sol et la plaque inférieure. J’ai dû acheter un nouveau réfrigérateur, car l’ancien était complètement pourri à l’arrière. Des souris avaient fait leurs nids dans l’entrelac des fils, bien au chaud. Impossible à nettoyer.

Voici un exemple : au-dessous de l’évier, entre le meuble et le mur, dans la partie qui n’est accessible que si l’on vide tout, si on se met à genoux et introduit le bras par le haut. Il y a des restes et une accumulation de crottes de souris et de rats. Ce qui ressort en blanc, ce sont les restes du ciment utilisé pour boucher quelques trous. La technicienne n’a pas voulu nettoyer. Mais tous les techniciens de Paris Habitat font pareil: travail rafistolé et incomplet, matériaux de mauvaise qualité et de courte durée, saleté laissée derrière, aucun constat écrit donné au locataire, rendez-vous vagues (tel jour entre 8h00 et 15h00, par exemple) et souvent non honorés, sans même prévenir, etc. Ou alors ils viennent et commencent le travail mais ne reviennent pas le finir, comme dans le cas de la plomberie qui m’a laissée sans tuyaux d’évacuation sous l’évier.

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Au lieu de boucher les trous, Paris Habitat laisse les habitants se démerder quand des souris rentrent et crèvent dans des endroits inaccessibles… Je mets régulièrement des sachets de raticide et souricide partout dans le logement, y compris dans les bouches d’aération.

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J’ai nettoyé partout où cela a été possible, et après chaque épisode de souris et de rats, mais il y a des endroits inaccessibles, comme ces espaces entre le meuble en dessous de l’évier et le sol ou les murs. Combien de souris ont pourri là?

Entre le meuble sous l’évier et le mur de la cuisine, il y a une sorte de strate de bois (inaccessible et visible seulement en introduisant le bras avec l’appareil photo) qui est complètement pourrie par toutes les coulées d’eaux usées. Cela contribue à la puanteur incroyable dans cette pièce. Devenue inutilisable. J’y vais seulement pour chercher quelque chose dans le réfrigérateur.

Mais toutes mes réparations et tout ce que je bricole reste en surface, forcément. Je n’ai pas les moyens ni les outils pour réparer les murs pourris, les crevasses dans les murs, les façades par lesquelles l’humidité s’infiltre. Je n’ai pas les moyens d’accéder à l’électricité, à tous les tuyaux de canalisation et d’alimentation en eau, ni d’accéder au sol de la gaine technique et au système de chauffage par le sol, qui semble être la source de plusieurs de ces fuites régulières sur les murs de toutes les pièces, à l’exception de l’entrée.

Tout dans ce logement est pourri et il doit être vidé pour être démonté et réparé: système de chauffage par le sol (fuyant et insuffisant); canalisations petites et grandes; plomberie; électricité; murs visiblement pourris par tout ce qu’ils ont absorbé (depuis les caves, depuis les coulées venant des gaines électriques en haut des murs, sans oublier l’infiltration par la façade); trous dans les murs bouchés par de vieux chiffons; puanteur extrême venant de la gaine technique placée au beau milieu de l’appartement; puanteur dans la cuisine devenue inutilisable pour plusieurs raisons ; vétusté omniprésente et risquée (rester enfermée dans les WC avec la poignée disloquée dans la main…); rongeurs qui rentrent (aussi) par les grilles d’aération, par les trous au milieu du tas de détritus de la gaine technique ou encore par les nombreux trous dans les murs, et ainsi de suite.

Voici comment l’office HLM Paris Habitat bouche les trous dans les murs. En haut à droite, vous voyez une canalisation et les trous autour.

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C’est du déni que j’ai eu en guise de réponse à des années de démarches vaines, par exemple lors d’un rendez-vous obtenu en octobre 2019 après six ans de démarches et de lettres qui ont suivi le RV précédent, avec l’ancienne gérante May-Line DARTY. Depuis son passage, le 22 octobre 2019 et son déni de l’insalubrité, M. Omar El Kouche, le dernier gérant en date dans une très longue liste, n’a plus répondu et a été probablement remplacé. Car l’office HLM Paris Habitat change toutes les équipes (gardien et gérant, etc.) tous les deux ans environ. Les agents sur le départ se débarrassent des problèmes en les laissant aux successeurs. Qui disent, eux, n’y être pour rien et ne rien connaître. Il faut donc recommencer les démarches. Cette façon de faire a le mérite d’épuiser, dissuader et lasser les locataires. Qui se résignent et se débrouillent.

C’est épuisant, surtout lorsqu’il faut aussi faire face à des méthodes telles que celles de l’ex-gardienne Asma BELKEBIR. Incommodée par mes nombreux signalements, elle a tout fait pour se débarrasser de moi, y compris avoir recours à moult procédés du registre du harcèlement et de la discrimination d’une personne en raison du handicap. Preuves à l’appui, mais savoir que tout était enregistré ne la dérangeait pas puisqu’elle disait avoir « le soutien de sa hiérarchie ». Elle me demandait de m’adresser seulement à sa hiérarchie, qui était injoignable. Et à l’accueil, tout le monde me demandait de m’adresser à l’agent de proximité: le gardien. On tourne en rond depuis 10 ans et demi.

Un rafistolage a été obtenu de haute lutte, en 2014. Évidemment insuffisant, puisque les ouvriers eux-mêmes disaient que toutes les canalisations devaient être changées et pas seulement un bout. Le bout changé est ce tuyau de canalisation rouge, qui porte désormais les traces de nouvelles coulées.

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Risque d’inonder l’immeuble par les eaux usées; risque d’incendie et/ou d’explosion; risque d’écroulement de l’immeuble à cause des crevasses et trous infiltrés par la pluie

Dans le logement mitoyen, qui a certains problèmes communs présents aussi dans le mien (dysfonctionnements du chauffage, infiltration par la façade donnant des champignons à beaucoup d’endroits, canalisations vétustes et fuyantes…), une canalisation à fini par éclater en début d’année et inonder l’appartement. Avec les dégâts imaginables. Paris Habitat a enfin décidé de reloger les occupants temporairement et d’aller au-delà des rafistolages. Cela faisait plus de 15 ans que cette famille avec cinq enfants signalait les problèmes et continuait de survivre là-dedans. Tous les enfants ont des maladies, surtout respiratoires, liés à ce cadre de vie insalubre. C’est mon cas aussi.

Mais mon logement présente encore plus de problèmes et des risques supplémentaires, en raison d’une petite fuite de gaz et de coulées d’eau depuis le haut, sur des fils électriques à nu et depuis les ampoules.

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Des traces de coulées de longue date et une bouche d’aération sans grille. Toutes les trois sont tombées et j’ai dû les replacer en les fixant avec du scotch. Cette porte située derrière la cuvette des WC donne accès à la partie supérieure de la gaine technique, mais sans pouvoir y entrer.

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Ces coulées viennent probablement des installations de chauffage par le sol, situées dans le plafond de mon logement. Cela coule régulièrement sur les murs dans presque toutes les pièces, à l’exception de l’entrée. Plus l’infiltration par la façade et les crevasses et trous visibles de l’extérieur et présents à plusieurs endroits. L’extérieur devrait être inspecté car il y a probablement un risque d’écroulement de l’immeuble, surtout avec la pluie qui s’infiltre et fragilise les structures. L’on voit les murs gondolés et j’ai écrit à la préfecture pour signaler tout cela, ainsi que les crevasses constatées dans l’un des coins de mon salon. Et l’humidité qui pourrit les murs depuis les caves; plus la longue liste de problèmes venant de la gaine technique, etc.

Au vu de mon état de santé et de la nature de quelques-uns de mes soucis, ce logement est particulièrement toxique. Troubles respiratoires, cutanés, avec des allergies multiples et même une hypersensibilité chimique multiple, etc. Mes douleurs intenses, mon état de fatigue chronique (pas au sens commun mais au sens d’un syndrome médical), mes troubles neurologiques multiples parmi lesquels figurent les troubles très sévères du sommeil, etc. rendent impératif un relogement d’urgence dans un cadre autant que possible calme et non stressant (autant que possible), sans allergènes, qui me permettrait de récupérer un peu.

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Une insalubrité préexistante et cachée par un Paris Habitat aux méthodes incroyables et qui donne la faute aux locataires

Les sources des coulées d’eau sur tous les murs ont longtemps été un mystère, poussant Paris Habitat à dire qu’elles viendraient des voisins d’en haut. Donc bon débarras ! Par exemple, en 2013, jai reçu un courrier disant qu’il y aurait eu un dégât des eaux au quatrième étage, donc cela était la source des problèmes. Et j’aurais omis de signaler cela à Paris Habitat (et pour cause, je ne le savais pas !) donc ce serait trop tard pour eux d’intervenir. Et ce serait ma faute. Comment un débordement de baignoire intervenu en 2013 au 4ème étage pourrait-il être responsable de coulées sur tous murs intervenant régulièrement et aux mêmes endroits depuis 2009? En fait, vu la quantité de traces noires sur les murs à mon arrivée, fin 2009, il est évident que cela coule depuis des lustres.

Cette eau chemine dans les gaines électriques qui courent le long des murs, en haut, et des coulées se forment à chaque endroit où des fils électriques sortent de ces gaines, par exemple pour les ampoules, les interrupteurs, etc. L’eau coule depuis les ampoules, alors imaginez que j’allume la lumière au moment où cela tombe depuis l’ampoule… Quant à l’interrupteur, lui aussi touché, les fils sont à nu, et je mets les doigts dedans, à chaque fois que j’entre dans la cuisine, où je risque, qui plus est, de glisser dans la flaque qui s’est formée par terre. J’ai donné des détails maintes fois sur tous les problèmes, vidéos et photos à l’appui.

Voici les images d’une coulée depuis le plafond de la cuisine, sur la gaine électrique et l’ampoule, sur laquelle on voit des gouttes.

On voit les traces de coulées aussi sur le cadre de la porte de la cuisine. Sur certaines photos, on distingue des gouttes, là aussi.

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Cela coule sur le haut de la porte et sur l’ampoule, donc des flaques se forment par terre. Pareil sur d’autres murs, surtout dans le couloir, car là aussi, il y a plusieurs gaines électriques et des fils électriques à nu.

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Coulée dans un côté du couloir, depuis les gaines électriques qui courent le long des murs, en haut. Les peintures refaites par moi s’écaillent très vite, puisque les murs sont humides.

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Voici une flaque d’eau qui s’est formée par terre, de l’autre côté du couloir, avec toute l’eau qui coule depuis le haut du mur. Lorsque j’ai visité l’appartement, environ 80% de ce mur était noir. Mais, selon le gardien, ce serait juste de la peinture à refaire pour enlever les traces d’un dégât des eaux réparé entre-temps… Notez l’état des plinthes. Complètement pourries par l’humidité venant des coulées depuis le haut mais aussi depuis les caves, elles se sont défaites en plusieurs strates et sont même arrondies et trouées.

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Autre coulée sur un autre mur.

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Autre coulée et autre endroit où les plinthes sont pourries et où la peinture récente s’écaille.

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Nouvelle coulée au même endroit que l’image précédente et flaque d’eau par terre. J’ai des dizaines de photos de flaques et coulées à chaque endroit…

Vue d’ensemble d’une plinthe du couloir, qui pourrit par les coulées mais surtout par l’humidité venant des caves.

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Voilà les signes de pourriture, nouveaux, apparus très vite après la dernière réfection de peinture à mes frais.

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Parlant de plinthes pourries… Par les coulées d’en haut et les infiltrations depuis la cave.

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Imaginez les dimensions de cette flaque… Le lino finit par pourrir.

Mais l’Office HLM Paris Habitat cherche tous les moyens de renverser la situation pour ne rien faire, se défausser de toute responsabilité et donner la faute aux locataires. Et ils sont très inventifs.

Et démerdez-vous en faisant recours à votre assurance pour payer, même si chez les voisins il n’y a rien et que toute l’insalubrité était là avant mon arrivée, fin 2009. C’est probablement le chauffage électrique dans le sol (donc dans mon plafond) qui fuit, en même temps que des canalisations petites et grandes totalement pourries d’aspect.

L’ancienne locataire est décédée, alors ils ont donné un coup de peinture dans la cuisine et la salle d’eau, ce qui a masqué temporairement le désastre. Quant aux traces existant ailleurs, ils ont prétendu qu’il s’agissait de traces d’un ancien dégât des eaux, réparé entre-temps, et que des travaux d’entretien étaient prévus de toute façon. C’étaient des affirmations orales, alors que le gardien était trop pressé pour me laisser lire l’état des lieux (prérempli !) et les termes exacts du bail, disant que je m’engageais à prendre l’appartement « en l’état ». J’ai signé et me suis dit, en lisant un peu plus tard, que cela concernait certainement l’état désastreux du papier peint et des peintures. Comment aurais-je pu imaginer qu’on me cachait la vérité sur une insalubrité et vétusté touchant tout, sauf l’entrée ? La moitié de l’appartement était dans le noir, l’ampoule grillée étant un bon moyen…

Tout, mais vraiment tout, est pourri. C’est un véritable cauchemar qui dure encore, 10 ans et demi après. Entre l’insalubrité elle-même, ses effets toxiques sur ma santé et la nécessité de bricoler et payer moi-même pour des réparations, d’une part, les démarches incessantes et vaines auprès de l’office HLM Paris Habitat et des élus, des services municipaux et autres services publics, d’autre part, mais aussi tout ce que j’ai subi en étant traitée comme une merde et en investissant là-dedans non seulement tout mon argent mais aussi toute l’énergie que me laissait la maladie. Bref, il n’est pas exagéré de dire que cette situation a littéralement pourri ma vie, a détruit les derniers 10 ans et demi de ma vie et causé d’énormes préjudices, dégradant ma santé par la toxicité multiple.

Paris Habitat n’a même pas daigné accuser réception des demandes de sécurisation par la pose de grillages aux fenêtres, etc. Le gérant Omar El Kouche affirmait en novembre 2019 que l’office n’aurait aucune obligation quant à la sécurité des locataires. Paris Habitat n’intervient pas non plus pour faire régulièrement et correctement l’entretien et le nettoyage de la « pelouse ». De plus, ils refusent d’intervenir pour faire respecter le règlement intérieur auprès des locataires qui jettent leurs ordures par les fenêtres.

Mais l’Office HLM Paris Habitat continue d’encaisser charges et loyers pour nous faire survivre dans des conditions indignes et dégradantes, pendant que les responsables – Roger MADEC, Stéphane DAUPHIN et quelques autres – postent partout des photos souriantes en compagnie de Ian BROSSAT et d’autres élus. La communication est massive, avec un discours sidérant de démagogie et de négation des réalités du terrain. Entre autres, une campagne pour promouvoir le respect. Chiche !

Et comme les élus nient et évitent d’en parler pour ne pas écorner leur prétendu bilan d’amélioration de tout, dans les faits, rien ne change.

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D’autres preuves par l’image de l’insalubrité

La vidéo au début de l’article montre une autre fuite qui n’existe pas, selon les agents de l’office HLM Paris Habitat : dans la gaine technique située au beau milieu de l’appartement, derrière les WC. Dont le sol est jonché de détritus. On a du mal à voir, mais il y a des trous par lesquels rentrent des souris et des rats depuis la cave et depuis les extrémités de l’aération. La puanteur est insoutenable. Même avec la porte (de la gaine) fermée et avec la porte des WC fermée, les odeurs nauséabondes entrent dans le couloir et le reste.

Impossible d’y entrer pour nettoyer, car pour accéder à cette gaine technique située derrière la cuvette des WC, il faudrait tout défaire. Ma demande à Paris Habitat de boucher au moins les trous dans le sol et le plafond, a été refusée par plusieurs gérants, et, lorsque je l’ai renouvelée plus tard, elle n’a même pas été transmise par les gardiens aux gérants suivants. Mme Asma Belkebir, l’ancienne gardienne, a clairement dit à l’automne 2017 ne même pas écouter mes messages et exigé à nouveau que je ne m’adresse plus à elle mais directement aux gérants. Qui ne sont jamais joignables. J’ai pu obtenir trois rendez-vous en 10 ans et demi, mais à chaque fois dans une situation limite de fuite, après des années de démarches et l’intervention d’une association.

Je filme aussi les coins du haut de la gaine technique et les petites canalisations transversales pourries qui rentrent dans les murs; plus le coin supérieur droit, troué, d’où tombent les détritus des étages supérieurs. Les sachets de souricides et raticides (rouges et noirs) que j’ai mis pendant des années ont bien pris l’eau…

Vous voyez l’état du sol et des tuyaux, dû aux fuites sur les canalisations et à la pluie d’eaux usées (la merde et l’urine des voisins d’en haut) qui tombe partout sur le sol de ce local technique.

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Le coin supérieur droit, avec quelques détritus en train d’arriver des étages supérieurs. Et avec des excréments de rats et de souris pris dans les toiles d’araignée. L’état verdâtre des murs donne une idée de la pourriture de tous les murs qui absorbent les coulées de merde depuis des années.

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Le coin supérieur gauche. L’on devine les petits tuyaux transversaux qui fuient eux aussi.

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Le sol de la gaine technique, qui sèche très vite après les épisodes de pluie de merde (eux usées) depuis les étages supérieurs. Et comme il faut plusieurs années de démarches pour qu’un gérant vienne, s’il arrive à un moment où c’est sec, il dit qu’il n’y a pas de fuite… Malgré toutes les traces, images et vidéos. Et des traces, il y en a sur les murs de toutes les pièces, à l’exception de l’entrée. C’était là avant mon arrivée, et cela continue à couler aux mêmes endroits.

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Le mur du fond de la gaine technique située au milieu de l’appartement. C’est celui qui donne vers la cuisine. Les trous laissent passer les souris. Vous voyez quelques tentatives de boucher des trous (avec le cément blanc). À l’origine, Paris Habitat à bouché les trous par des chiffons (en haut à droite) et des vieux journaux (les trous plus bas). Je posterai des photos plus anciennes sur lesquelles on voit bien les vieux journaux.

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A côté de la cuvette des WC. Voyez les résultats des nombreuses fuites. Les plinthes ont absorbé tellement d’eaux usées qu’elles sont pourries. Le lino a pris, par endroits, la couleur de la merde qui n’a cessé de tomber en pluie. Une flaque se forme en permanence.

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À mon arrivée, il y avait trois fuites rien que sur les WC. Niées. Malgré l’évidence. Paris Habitat voulait me pousser à faire appel aux assurances. Après d’innombrables démarches, un plombier est venu. Il n’était payé que pour une couche de silicone, tout en disant que tout devait être changé. Cela s’est répété. Au bout de 18 mois, lors de la quatrième intervention, les WC ont enfin été changés.

Derrière la cuvette des WC, il y avait un énorme trou, que j’ai bouché pour empêcher le passage des souris. Mais vous voyez l’effet de toutes les fuites…

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Coin formé par la façade et le mur de droite de ma chambre. Ce mur est mitoyen, et dans le logement situé de l’autre côté, l’humidité a formé des moisissures et des grandes tâches noires. La famille a dû repeindre à ses frais, comme moi, mais cela recommence, évidemment. À l’extérieur, l’on voit des crevasses dans la façade, en haut et en bas, ainsi qu’une couche de mortier allant de haut en bas. Ce qui montre que les problèmes étaient connus et que Paris Habitat avait essayé un rafistolage, bien avant mon arrivée fin 2009. Or l’office HLM a toujours nié l’existence d’infiltrations par la façade ou d’autres soucis. Les gérants et gardiens refusent d’aller voir dehors. En 2013, quand j’ai montré les traces visibles à la gérante d’alors, May-Line DARTY, lors d’un rendez-vous obtenu après des années de démarches et des dizaines de messages, elle a carrément prétendu que c’était de la condensation due à une aération insuffisante. Dans l’appartement à côté aussi, ce serait un manque d’entretien…

À l’extérieur, de l’autre côté de ces plinthes pourries, il y a un trou bouché d’une façon bizarre.

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Voilà la façade, juste de l’autre côté des plinthes pourries. Réparation à la Paris Habitat… Il y a une espèce de joint en caoutchouc qui recouvre les endroits où les plaques de béton se rejoignent; il est plein de trous et l’eau s’infiltre.

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Mais non, ce que vous voyez n’existe pas. Il n’y a pas d’infiltration par la façade. Même si, de l’autre côté de ce mur mitoyen, il y a plein de traces et même des champignons noirs…

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Le coin supérieur gauche de la gaine technique montrant quelques-uns des petits tuyaux horizontaux, en très mauvais état. Difficile de les prendre en photo.

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L’on voit aussi les traces de coulées sur le gros tuyau de canalisation (le morceau changé en 2013).

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En 2013, le bout de canalisation changé était rouge et propre. Cela n’a pas duré… Vous voyez des traces de fuite et de coulées sur le tuyau noir: la colonne montante, qui alimente en eau tous les étages. Si cette colonne cède, c’est l’inondation de l’appartement entier, des caves et des parties communes. Pendant des années, j’ai demandé sans succès que l’on me montre où est le robinet et comment le couper au cas où.

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L’état des tuyaux, l’état des murs… Et un sachet de ce souricide rose que j’ai mis partout. Puisque Paris Habitat ne veut rien faire, je fais avec les moyens du bord.

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L’évolution rapide : la peinture s’écaille très vite après chaque réfection. Imaginez l’argent dépensé de ma poche…

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Traces de coulées et fissures progressives dans le cadre de la porte.

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L’une des flaques qui s’est formée par terre après une grosse coulée. Les coulées ne sont pas permanentes, et il peut même y avoir des périodes sans.

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Vous voyez l’évolution au fil du temps. Je paie pour refaire la peinture, mais ça coule, donc tout s’effrite.

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Autre flaque qui s’est formée par terre, tellement les coulées depuis les gaines et les fils électriques sont fortes. Imaginez une invalide qui tiennent difficilement debout qui entre dans la cuisine : de la merde me tombe sur la tête, je glisse dans la flaque, je mets mes doigts dans l’interrupteur avec les fils à nu (lui aussi touché par l’humidité) et je me ravise au dernier moment, car des gouttes tombent de l’ampoule, donc il peut y avoir un incendie. Et comme il y a une petite fuite de gaz…

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Le bois du cadre de la porte de la cuisine est plein de crevasses, à force d’absorber autant d’eaux usées pendant des années. La porte est coulissante mais bloque car le bois a gonflé. Et je dois régulièrement nettoyer les moisissures verdâtres.

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A cause de toutes les coulées, la porte de la cuisine pourrit. Elle ne coulisse plus. La poignée, complètement inadaptée à ce type de stratifié, se défait et reste dans la main. On se retrouve bloqué, comme dans les WC… À mon arrivée, aucune porte intérieure ne fermait. De plus, il s’agit de modèles anciens de serrure, donc le remplacement est très difficile, parce qu’il faut agrandir l’espace dans le bois, sans le transpercer.

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État de deux interrupteurs. Il y a des fils électriques à nu en haut des murs, sortant des gaines électriques. J’ai bien essayé de les changer à mes frais, mais, comme pour les serrures et d’autres éléments, il s’agit d’un vieu modèle qui n’est plus produit. Les dimensions de la plaque de fixation (au fond) sont différentes.

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La plomberie sous le double évier de la cuisine. D’un côté, rien, de l’autre, une bouteille coupée dont le goulot est introduit dans le siphon fait office de tuyaux. Comme le menuisier qui devait revenir, le plombier devait lui aussi revenir et ne pas me laisser sans possibilité d’utiliser l’évier. Mais ils ne sont jamais revenus, puis la gardienne, Mme Belkebir a refusé d’écouter mes messages et de faire quoi que ce soit, sur tous les problèmes...

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Voilà la bouteille… J’ai acheté pourtant un set de plomberie mais la configuration un peu particulière fait que cela ne passe pas. Et puis, comme je paie de ma poche pour des réparations et rafistolages, voilà que Paris Habitat dit qu’il n’y a pas d’insalubrité, mais juste des problèmes…

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La grille d’aération de la cuisine, que j’ai recouverte d’un « grillage » en plastique. En bas, vous voyez les crottes de souris. Elles ont rongé les grillages plus fins que j’avais mis et ont réussi à entrer à nouveau. En voyant le grillage, au lieu de reconnaître l’inaction de Paris Habitat depuis 2013 quant aux souris, le gérant Omar El Kouche m’a reproché de bloquer partiellement l’aération. Qui ne fonctionne pas, de toutes façons, si ce n’est pour avoir les odeurs des voisins, et les odeurs de la cuisine dans la salle d’eau, etc. Même pour les odeurs pestilentielles de la gaine technique, je dois aérer en ouvrant les portes et les fenêtres… Or sans ces rafistolages, depuis toutes ces années, il y aurait des milliers de souris partout dans l’immeuble.

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Aération des WC. Grilles tombées et replacées par moi avec du scotch ; par-dessus, j’ai mis ce grillage plastique.

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L’un des coins du salon. C’est l’ouvrier payé par moi pour refaire le papier peint et les peintures qui a comblé les véritables crevasses dans ce coin, de haut en bas. L’humidité fait que le papier peint se décolle. Partout où les plaques de béton se rejoignent, il y a des crevasses et des trous. Et l’humidité s’infiltre.

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Le mur de droite dans les WC, avec la porte donnant accès à la gaine technique à l’arrière.

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Les murs portent ces traces, et il y en a plus vers le bas, donc manifestement, il y a de l’humidité venant aussi des caves. C’est ma chambre.

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Autre mur pourri par les coulées, en haut, aux mêmes endroits qu’avant mon arrivée. En face, c’est le mur mitoyen et celui avec la fenêtre, pourris par l’infiltration par la façade. Le mur mitoyen avec l’appartement d’à côté, lui aussi pourri par l’humidité, par les fuites sur les canalisations (et le gros tuyau a fini par éclater et inonder tout. Paris Habitat a enfin réagi et relogé temporairement cette famille avec 5 enfants, tous malades, eux aussi. Un autre problème commun, c’est le dysfonctionnement du chauffage par le sol, constaté par un inspecteur de salubrité. (Mais Paris Habitat prétend qu’il ne saurait pas de quoi il parle…). À côté, c’est surchauffé, alors que chez moi, on gèle.

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Les murs de la salle d’eau, pourris parce que la cabine de douche, totalement pourrie à sa base, a aussi été mal installée, mal isolée.

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La cabine de douche ne ferme pas et fuit par-devant aussi. Cette trace est incrustée et ne disparaît plus au nettoyage. Façon de montrer que tout est pourri, vétuste, etc. Malgré tout ce que je fais pour réparer, colmater, refaire les peintures, boucher les trous, dératiser…

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Traces de coulées dans le couloir, depuis la gaine électrique et depuis l’ampoule. Il y en a beaucoup. Cela coule et forme des flaques par terre. Je les nettoie régulièrement et paie pour refaire la peinture. Du coup, Paris Habitat dit, comme d’habitude, qu’il n’y a pas d’insalubrité, juste « des problèmes ». Et par écrit, Paris Habitat ne reconnaît rien du tout.

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Voici un autre endroit où l’on voit comment l’office HLM Paris Habitat isole les installations sanitaires à risque de fuite.

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Et voilà comment j’ai dû rafistoler une petite fuite de gaz, à l’endroit où le flexible rejoint le conduit métallique.

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Porte de la chambre, bloquée et disloquée, que j’ai dû remplacer à mes frais, très difficilement, vu la différence avec les modèles actuels.

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A gauche, l’ancien modèle qui n’existe plus. A droite, le nouveau modèle, pour lequel il a fallu agrandir l’emplacement sans détruire la porte très fine. A mes frais, là encore. Décidément, Paris Habitat nous laisse dans la merde de tous les points de vue.

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L’état de la bouche d’aération de la cuisine, dont la grille est tombée, elle aussi.

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Grillage par-dessus les grilles d’aération, pour tenter d’empêcher le passage des souris. Mais elles rongent tout.

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Des bestioles à la surface de l’eau des WC. Trouvé ainsi à mon retour en septembre 2017. Et l’appartement plein de souris, de deux couleurs différentes.

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L’arrière de mon réfrigérateur, plein de crottes de souris qui ont fait leur nid entre les fils, au chaud. Impossible de nettoyer. J’ai dû en acheter un autre. J’ai mis des sachets de souricide et raticide partout, donc des rongeurs ont probablement pourri sous la plaque basse du meuble qui sous l’évier de la cuisine. J’ai demandé à Paris Habitat de le défaire pour nettoyer, de boucher tous les trous, y compris dans le sol de la gaine technique, puisque c’est par là que les rongeurs rentrent, depuis les caves. En vain. Pour tout retour, j’ai eu droit aux engueulades de Mme Asma Belkebir, l’ancienne gardienne qui ne voulait plus que je l’appelle.

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Une crevasse sur la façade, comme il y en a à plusieurs, là où les plaques de béton se rejoignent. De l’autre côté, à l’intérieur, il y a les tâches sur le mur de ma chambre et sur les murs de l’appartement mitoyen. Mais Paris Habitat dit que cela n’existe pas…

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Vue de la façade, au niveau de ma chambre et du balcon du logement d’à côté.

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Une couche de ciment, allant de la crevasse d’en haut jusqu’au trou d’en bas, et qui a été faite bien avant mon arrivée fin 2009, comme j’allais l’apprendre plus tard… Paris Habitat a manifestement essayé de rafistoler quelque chose. Alors voir les agents de l’office me tracasser pendant des années en prétendant qu’il n’y aurait rien et qu’il n’y avait rien avant mon arrivée, c’est le comble du culot. Quand j’ai vu cette crevasse, j’ai demandé à la gardienne et aux gérants successifs de venir voir mais ils ont tous refusé tout en continuant de nier. Ce n’est qu’en octobre 2019 que le gérant Omar El Kouche est venu avec moi regarder l’extérieur, mais c’est parce qu’un représentant de la CLCV était présent. Et il connaît les problèmes depuis 2013, y compris ceux de la façade.

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Vous avez vu une crevasse, à un bout de l’appartement. Voici une autre crevasse, à l’autre bout, juste avant le balcon du premier étage. L’on voit qu’il y a eu de la peinture par-dessus les crevasses… Mais pas de rebouchage.

Et voici le balcon du premier étage, vu d’en dessous, côté droit.

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Autre image des petits tuyaux horizontaux complètement pourris, en haut, au niveau du plafond, donc. Il s’agit peut-être du système de chauffage par le sol, dont on soupçonne qu’il serait à l’origine des fuites. Et le sachet rose est l’une des marques de souricide placé par moi partout.

Violences régulières, surtout des caillassages, qui n’auraient pas été possibles sans les choix absurdes de la rénovation / résidentialisation de mettre les habitants en danger en supprimant la distance de sécurité et le « rempart » naturel. Voici quelques-unes des multiples traces sur les fenêtres

Fenêtre de ma chambre, cassée par l’un des nombreux caillassages venant depuis les balançoires. D’autres vitres sont abîmées.

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Vitre abîmée par un autre caillassage. Heureusement, les volets sont en métal. Mais peut-on vivre les volets fermés ? C’est cela, la qualité de vie, le cadre de vie selon l’office HLM Paris Habitat et selon le maire, Tony Di Martino, et son équipe ?

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Pierres jetées sur l’immeuble, dont certaines sont retombées sur ce rebord. La plupart tombent sur la pelouse, où l’on voit aussi les plantes arrachées, les bâtons de bois arrachés du grillage intérieur du square et jetés vers l’immeuble. Voilà un entraînement sportif pour les enfants…

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Autre trace de caillassages.

Encore une trace de caillassages.

Des projectiles utilisés pour certains caillassages et dont plusieurs sont tombés dans la gamelle d’un chat, posé sur le rebord, devant la fenêtre de ma chambre. Des enfants s’en sont pris au chat des voisins aussi.

Autre trace des caillassages. Je ne les mettrai pas toutes…

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Mise à jour du 27 juin 2020: coulées fraîches des merdes des étages supérieurs sur mes murs

Certaines coulées se sont arrêtées, comme cela arrive parfois. Elles ont recommencé. Lorsque cela coule sous le papier peint (toujours aux mêmes endroits), il est difficile de bien voir sur les photos. Les endroits sont simplement plus foncés par l’humidité. Cela coule dans la gaine technique, dans les WC, dans ma chambre et dans la cuisine. Le reste viendra…

Voilà des exemples des coulées les plus visibles, notamment dans la cuisine. Voyez le coin supérieur droit de ma cuisine, où la peinture a été refaite à mon arrivée puis plus tard par moi. Cela coule dans le coin, sous les écailles de peinture et par-dessus, par endroits. Mais l’on distingue bien une coulée nouvelle, plus vers le milieu du mur, que j’ai découvert aujourd’hui (le 27 juin), alors qu’il n’y avait plus de coulées à cet endroit précis depuis plus d’un an. La coulée traverse tout le mur, en passant par le néon. Même risque d’incendie qu’avec les ampoules. La rencontre entre l’électricité et l’eau…

Les eaux usées de l’immeuble (les excréments des voisins) coulent sur les murs et jusque dans mon évier. Combien de temps encore ?

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Photo du mur de la cuisine avec la porte coulissante et l’ampoule par-dessus. Il y a eu tellement de coulées que le bois du cadre de la porte est fissuré et craquelé. Plus haut, vous avez vu la porte pourrie, verdâtre, malgré les nettoyages et la réfection de la peinture. Le mur lui-même est gondolé. L’ondulation que vous voyez de haut en bas mène à l’interrupteur (avec les fils à nu, posté plus haut. Vieux modèle difficile à remplacer. L’électricien devait revenir, comme le plombier, le menuisier, etc.).

En me penchant et en introduisant le téléphone, j’ai réussi à capter en image l’un des trous dans le sol de la gaine technique (et il y en a d’autres à la base du mur de droite, cachés par les divers tuyaux) par lesquels souris et rats entrent dans cet endroit puis grimpent dans les étages et entrent dans les appartements partout où il est possible. C’est une vue d’en haut. Le trou est là où vous voyez le coton-tige bleu clair.

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Comme tout l’appartement est pourri, je pourrais poster des photos de partout… Un autre exemple d’endroit où la peinture s’effite aussitôt, c’est sur un autre mur du couloir.

Cet appartement est totalement pourri, toxique et dangereux pour l’immeuble entier. Il doit être vidé et complètement défait.

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Mise à jour du 1er juillet 2020: fuites massives. J’ai demandé à nouveau l’intervention de Paris Habitat le lundi 29 et le mardi 30 juin, par des SMS détaillés parlant de coulées nouvelles et l’aggravation des anciens problèmes. Avec lien vers cet article. La gardienne refuse d’entrer dans le logement. La nuit, cela s’est aggravé. L’opérateur qui a répondu au numéro d’urgence m’a dit de demander au voisin de dessus de couper l’eau chez lui. Sauf que, comme je ne cesse de le dire, il n’y a jamais eu de fuites chez le voisin du 1er. Ce sont les canalisations dans la gaine technique et dans le système de chauffage par le sol qui fuient. Donc rien n’est fait. La gardienne me laisse un message téléphonique pour me dire que les agents ne rentrent pas dans les logements, qu’un RV serait juste pour parler avec moi dehors (!) Et répète trois fois que j’aurais « refusé l’intervention » de Paris Habitat. Elle parle d’un rendez-vous qu’ils m’ont fixé sans concertation sur mes disponibilités le… 27 décembre 2019. Après des années de démarches. Je n’étais pas disponible. Depuis, plus rien.

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Mise à jour du 29 juillet 2020: Voilà ce que je j’ai pu prendre en photo le 10 juillet 2020 en grimpant sur les WC et en introduisant mon bras derrière le gros tuyau rouge de canalisation, à un moment où les coulées s’étaient arrêtées. L’état de vétusté est sidérant. Mais personne ne regarde. Le dernier plombier venu début juillet à la demande de Paris Habitat est passé en coup de vent. Il a juste ouvert la porte de la gaine technique, vu que c’était sec et refermé aussitôt en disant qu’il n’y avait pas de fuites chez moi. J’ai dû beaucoup insister pour qu’il regarde une vidéo montrant des coulées massives qui avaient eu lieu quelques jours auparavant puis lui courir après et insister pour qu’il regarde vite fait les murs de la cuisine, juste un endroit dans la chambre et quelques endroits placés sur son passage… Cela vient d’en haut, donc chez moi, pas la peine de regarder. Quant aux autres problèmes d’infiltration par la façade, eh bien, il n’y a même pas eu le temps de les évoquer… J’ai insisté pour aborder quand même les coulées diverses et intermittentes sur tous les murs, en lui courant après dans le couloir, évoquant les suppositions quant aux tuyaux du système de chauffage par le sol, mais il m’a coupée aussitôt en disant que cela ne relève pas d’eux. Et voilà comment se passe une recherche de fuite par Paris Habitat. L’office écrit maintenant qu’il a fait le nécessaire et qu’il n’y a pas de problème chez moi.

Dans la cuisine, il y a eu d’autres coulées le 13 et 14 juillet aux mêmes endroits (visibles sur les photos de fin juin) mais aussi à des endroits supplémentaires, où il n’y avait plus eu de fuites depuis quelques années : les traces sur la gauche allant jusque dans l’évier et les traces dans les écailles au coin qui descendent elles aussi jusqu’à l’évier. Le 16 juillet, ne pouvant plus respirer correctement, je suis partie en coupant complètement l’eau dans le logement.

Ca coule dans le coin droit de la cuisine (on voit les écailles sur l’autre photo plus haut) et jusque sur le bord de l’évier. Ce que vous voyez sur le bord n’est pas un joint mais une coulée couleur merde… Dans l’évier. Sur ma vaisselle.
A droite, la coulée de fin juin. A gauche, celle du 13-14 juillet 2020.

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Etat des murs des toilettes après les dernières fuites massives. Sur le sol, cela a tellement coulé que des taches se sont incrustées dans le lino. Malgré le constat fait par la CLCV de Bagnolet et qui me donne raison sur tous les points, Paris Habitat continue de ne rien reconnaître par écrit. Et de réécrire l’histoire en véhiculant des fausses informations sur ce que des agents de l’office HLM Paris Habitat auraient fait ou pas, et en cherchant à nouveau à jeter le doute sur mes alertes.

Vu les fuites massives de juin-juillet, Omar El Kouche dit maintenant (fin juillet 2020) qu’un entretien et remplacement des tuyaux était de toutes façons prévus mais décalés à cause de la crise sanitaire Coronavirus…

Mur du fond à gauche, juste en dessous de la porte donnant sur la gaine technique.

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Vous remarquerez les coulées depuis la gaine technique (tellement forte que cela coule même à l’extérieur) mais aussi une fuite sur le robinet de la chasse d’eau. Les matériaux utilisés sont de qualité tellement mauvaise que les fuites sont extrêmement fréquentes. Donc la nécessité de changer tout cela. Paris Habitat nous fait payer une « redevance robinetterie » tous les mois. Pour mon T2, c’est 1,81 €. Un business très lucratif. Pourtant, Paris Habitat ne l’a toujours pas fait réparer. Paris Habitat a refusé l’intervention. Personne ne voulait entrer puis le plombier venu ne voulait regarder que s’il y a une fuite visible de suite sur les canalisations dans la gaine technique…Puis veille de jour férié puis jour férié. Et je devais partir le 16 juillet donc le sceau collectant les gouttes allait vite déborder. Donc depuis le 27 juin, ce robinet fuit toujours.

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État des plinthes à droite, avec les traces des nombreuses fuites massives sur le mur latéral droit. Notons que la peinture a pourtant été refaite ici aussi, il y a quelques années, à mes frais. Ce mur sépare les toilettes de ma chambre. Il y a plein de petites taches de moisissures de l’autre côté, malgré un papier peint en vinyle imperméable.

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RELOGEMENT IMMÉDIAT !

Une réflexion sur “Insalubrité niée par l’office HLM Paris Habitat depuis 10 ans. Élus et services publics de Bagnolet inactifs, malgré le risque d’incendie ou explosion”

  1. Je suis franchement scandalisé par ce que je viens de voir et ce que j’ai lu. Scandalisée et sans voix. Comment peut-on loger quelqu’un dans ce lieu, si ce n’est parce que l’on est de mauvaise foi, intéressé et malhonnête.
    On entend souvent parler de marchands de sommeil qui louent un espace trop petit. Mais comment appelle t-on des individus qui louent ce type de logement malsain et dangereux ? Des escrocs aux dents longues ?
    Les logements sont peut-être plus grands mais se sont aussi des marchands de sommeil !!

    Aimé par 1 personne

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